AJUSTEMENT
chapes de ponts ou de bassins, les trottoirs (voy. ces mots).
On établit sur la surface des allées de jardins une couche d'environ 0m,20, dite aire de recoupes , qu'on recouvre de terre, de salpêtre battu et de sable.
Enfin, on donne encore le nom d'aire à une place battue et dressée, soit sur le sol même, soit à l'aide d'un enduit de plâtre et qui sert au tracé d'une épure ou d'un détail grandeur d'exécution.
Ais, s. m. — Bois employé par les charpentiers et les menuisiers et que le commerce débite en planches de 0m,03 a 0m,06 d'épaisseur.
On appelle particulièrement :
Ais de boutique, des planches de chêne qui servent à la fermeture des boutiques ;
Ais d'entrevoux, des planches de bois de chêne ta feuillure, posées de manière à clore le vide qui existe entre les solives d'un plancher laissées apparentes ; ce genre d'entrevoux forme un motif de décoration qui était autrefois très-employé ;
Ais 'de bateau, des planches qui proviennent de la démolition des bateaux et dont on fait des cloisons légères, enduites de plâtre sur chaque face ;
Ais feuilles, des planches qui portent sur les rives une feuillure à mi-épaisseur.
Aisances, s. f. pi. — Chausses
à" ais anses (voy. Chausses). — Lieux d'aisances (voy. Cabinet, Latrines). — Fosse d'aisances (voy. Fosse).
Aisseau, s. m. — Petit ais en planche très-mince servant à couvrir (voy.
Bardeau). On dit encore Aissan. Aissis.
Aisselier, s. m. — Pièce de bois, droite ou courbe, servant à fortifier l'assemblage de doux pièces de charpente et à en empêcher l'écartement.
Les disse tiers ont leurs extrémités terminées par i\c> tenons qui ont leurs mortaises dans les deux pièces assemblées et formant angle.
Le lien représenté par la figure 74 est
un aisselier reliant, dans un comble, l'arbalétrier au sous-entrait.
Aître, s. m. — Vieux mot qui désignait, au moyen âge, un terrain servant de cimetière autour d'une église. Il s'employait encore dans le sens de parvis, cour, foyer, cheminée (voy. ces mots).
Ajointer, y. a. — Joindre deux planches ensemble latéralement ou bout à bout.
Ajour, s. m. — On donne ce nom aux vides pratiqués au travers d'un objet tel qu'un membre d'architecture ou une partie de construction.
Les intervalles laissés entre les meneaux, dans les roses ou les tympans de l'époque ogivale, sont des ajour s. Il en est de même des vides compris entre les montants d'une balustrade, des baies percées dans un mur de bahut construit à la base d'un comble.
On dit aussi que ces objets sont ajourés.
Ajustement, s. m. — Ce mot s'ap plique, dans un sens général, à Y agencement . Yàrrangement d'un ensemble (voy ces mots).
On dit. dans un sens plus restreint, ajuster (U^ détails, des accessoires, les mettre en harmonie, en rapport avec le tout, par exemple, dans une décoration.