ANCRE
limousinerie, soit par une seule ancre, pour les murs en pierre de taille
(fig.
Ancre, s. f. — Barre de fer qu'on fait passer dans l'œil d'un tirant et qui sert à empêcher l'écartement des murs, la poussée des voûtes, le déversement d'une cheminée.
Fig. 105. Fig. 106.
L'ancre est apparente ou noyée dans l'épaisseur du mur. Si elle est apparente, on lui donne diverses formes, telles que celles d'une croix (fig. 105), d'un I (fig. 106), d'un M (fig. 107),
Fig. 107. Fig. 108.
d'un S (fig. 108), d'un Y (fig. 109), d'un X (fig. 110), d'un rinceau (fig.
Dans des constructions légères, on se sert aussi d'ancres en bois, retenues
Fig. 109. Fig. 110.
avec des clefs de la même matière : dans l'exemple que donne la figure 142, Yancre relie les solives des planchers avec les sablières haute et basse.
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.
Législation. « Quand un mur mitoyen « est reconstruit à neuf, les deux pro- « priétaires ont un droit égal de placer
« dans ce mur des ancres qui tendent à « le relier aux maisons contiguës, mais « en les encastrant dans l'épaisseur du
« mur (fig. 113). Celui qui élève le pre- « mier, et à ses Irais seuls, un mur sé- « paralif, pour recevoir une conslruc-
Fig. 113.
« lion, a le droit de placer les ancres « comme il l'entend; le propriétaire « voisin, venant ensuite à adosser des