AME
ANTÉFIXE.
Les antes ne sont point cannelées comme les colonnes; leur saillie est
Fig. 123.
faible et leur fût ne diminue pas en s'élevant, sauf de rares exceptions.
Chez les Grecs, ces pilastres, appelés par asiates, n'ont généralement pas de base; leurs chapiteaux sont formés de moulures simples, ou bien seulement profilés suivant les moulures qui contournent l'édifice. Les Romains donnaient généralement aux antes des bases et des chapiteaux semblables à ceux des colonnes; les fûts étaient parfois cannelés.
Vante n'a pas été seulement employée par les Grecs pour former la tète des murs latéraux de la eella; elle a servi,
de même, à fortifier et à décorer les angles <liis édifices, à la rencontre des
surfaces extérieures des murs ; on ne lui voit plus alors que deux faces, qui sont souvent égales entre elles. La pinacothèque des Propylées, à l'acropole d'Athènes, offre un exemple de cette disposition. Cet usage passa des Grecs aux Romains.
La figure 126 représente l'un des angles du tombeau d'Absalon. On remarquera, dans ce monument, la frise dorique et les colonnes ioniques qui le décorent.
2° Ce mot désignait encore, dans l'antiquité les pilastres accompagnant les jambages des portes.
3° Aujourd'hui, on nomme particulièrement antes, les pilastres placés aux encoignures des bâtiments ou aux extrémités des murs.
Ante-bois, s. m. — Menuiserie.
Tringle mise sur le parquet d'une chambre, à peu de distance des murs,
Fig. 127.
pour empêcher le frottement des meubles sur les parois, comme le montre la figure 127.
Antéfixe, s. f. — Ornement que les Grecs et les Romains plaçaient à l'extrémité des rangs de tuiles convexes ou à double égout (imbrices) qui alternaient sur les couvertures avec les tuiles plates.
Les antéfixes étaient maintenues par une languette qui s'introduisait sous le dernier imbrex.
La ligure 128 représente une de ces antéfixes, ornée, sur sa face, d'une tète de femme ; elle est, en outre, pourvue d'une longue queue, destinée a être
ANTEFIXE.
recouverte, on partie, par la tegola (tuile suivant.', el munie d'une sorte
d'anse ou poignée servant à la manœuvrer.
Les Grecs firent d'abord ces ornements en terre cuite ; ils les nommaient protypes, quand ils les modelaient à la main et ectypes, quand ils les reproduisaient dans un moule. Ils les firent en
f3 ANTHRACITE.
1 Les antéfixes figuraient des masques, des fouilles, des palmettes; nous donnons, en exemple (fig. 129) (1), l'une de celles qui ornaient le temple de Diane Propylée à Eleusis.
Des antép.ces sculptées sur les deux faces étaient aussi placées sur les faîtages et reliaient les imbrkes des deux pentes.
Les sommets des frontons, dans les tombeaux, eurent souvent des antéfixes; aux angles mêmes de ces frontons, il y en avait qui se retournaient d'équerre, de façon à décorer, à la fois, la face principale et la face en retour du monument.
Les Étrusques employaient des antéfixes en terre cuite coloriée. Les Romains imitèrent ce genre de décoration et, comme les Grecs, en placèrent aussi sur les faîtages. On retrouve même de ces ornements qui. sous la forme de masques, servaient de gouttières.
On a encore donné le nom iïantéjixes à des tablettes en terre cuite, couvertes
Fig. 129.
marbre peint ou sculpté, lorsqu'ils couvrirent leurs monuments de dalles en marbre.
Fig. 130.
de bas-reliefs, dont les Romains décoraient les frises et qu'ils fixaient avec des clous (fig. 130).
Anthracite, s. m. — Substance charbonneuse , noire , opaque , d'un éclat métalloïde, brûlant difficilement, sans flamme ni fumée. C'est, à proprement parler, une houille impure, sèche et privée de bitume. Tantôt on le rencontre isolément, et tantôt il accompagne les véritables houilles ; ses gisements se trouvent dans les terrains primitifs et de transition.
(1) Stuart, Antiquités d'Athènes.
ANTICUM.