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Fig. 148.
en cuivre ou en fer repoussé que Ton pose en applique (fig. 148) sur un panneau de balcon, de grille, etc.
Apprêts, s. f. pi. — Peinture. Travaux préparatoires nécessaires à l'application des couleurs. Ce sont Yépoussetage, le lessivage, le brûlage, le grattage, le rebouchage à l'huile ou à la colle (voy. ces mots).
Dorure. On donne ce nom aux opérations préliminaires de la dorure (voy. ce mot). On appelle spécialement blancs d'apprêts les couches composées de colle et de blanc de Meudon en poudre que Ton donne après l'encollage (voy. Blanchir).
Approches, s. f. pi. — Terme qui
désigne les tuiles ou ardoises tranchées sur leur largeur; on les appelle plutôt franchis. On les emploie notamment sur les arêtiers, à La rencontre de deux [tans de comble (voy. Arêtier).
Appui,
En général, tout
ouvrage de maçonnerie, charpente, serrurerie ou marbrerie destiné à soutenir, à appuyer.
Ainsi, Ton appelle murs d'appui les
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Fig. 149.
garde - fous en pierre ou en briques (fig. 149 et 150) ou les murs qui sont construits sur les bords d'une terrasse,
Fig. 150.
d'un quai, d'un pont, entre les piedsdroits d'une fenêtre.
Suivant ses dispositions, on a donné à Yappui différents noms ; ainsi l'on a appelé : appui droit ou carré, celui qui est de niveau et en ligne droite ; — appui rampant, celui qui est en pente, comme les rampes d'escalier ; — appui évidé, celui qui est orné d'entrelacs ou de balustres (voy. Balustrade)^ — appui allégé, celui qui n'occupe qu'une partie de l'épaisseur du mur qui le supporte (voy. Allège).
Maçonnerie. On nomme particulièrement appui ou appui de croisée, la tablette en pierre ou la rangée de briques sur champ qui couronne l'allège d'une fenêtre (voy. Allège).
L 'appui est généralement muni d'une pente, de l'intérieur à l'extérieur, pour faciliter l'écoulement des eaux pluviales et il forme, en dehors, une saillie de 0m,03 à 0m,05, au-dessous de laquelle on pratique un petit canal ou larmier qui empêche l'eau de couler le long du mur. Les appuis, dont la place est préparée à l'avance, ne se posent
APPUI
AQUEDUC
qu'après coup, pour éviter leur rupture, par suite du tassement qui a lieu pendant la construction des murs.
Quelquefois , Y appui est taillé en pente des deux côtés, pour mieux laisser pénétrer le jour à l'intérieur, comme dans les fenêtres d'églises. Souvent aussi, la tablette n'est que la suite d'un bandeau continu qui règne sur la façade de l'édifice, comme dans les constructions civiles des xue et xme siècles.
Charpente. Traverse à hauteur d'appui entre deux poteaux d'huisserie.
Les pièces horizontales formant le bas des ouvertures de fenêtres, dans un
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Fig. 151.
pan de bois, sont des appuis de fenêtres Mi-, loi).
Menuiserie. Pièce d'appui : traverse inférieure A d'un dormant de fenêtre
(iig. 152). Cette pièce porte, à l'intérieur, une feuillure pour recevoir la partie inférieure B des châssis mobiles
de la croisée ; à l'extérieur, elle est arrondie et pourvue, en dessous, d'une mouchette qui force l'eau à s'écouler sur Y appui C de la fenêtre: un petit caniveau permet, en outre, de rejeter en dehors la buée ou les eaux de pluie qui s'introduiraient sous le châssis vitré.
Lambris d'appui : lambris à hauteur d'appui (voy. Lambris).
Barre d'appui (voy. Barre).
Législation. Droit d'appui (voy. Support).
Apremont (Pierre d'). — Calcaire oolithique, demi-dur, que Ton exploite à la carrière des Riots. commune d' Apremont, arrondissement de Saint-Amand.
Cette pierre est de couleur blanc jaunâtre, très-fine et propre à la sculpture. Sa hauteur d'assise est de 0m,70 et son poids de 2.090 kilogr. le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 265 kilogr. par centimètre carré.
On emploie la pierre d' Apremont notamment dans le département du Cher.
Apside. — (Voy. Abside.)
Aqueduc, s. m. — Canal en maçonnerie conduisant les eaux, suivant une pente réglée, d'un point à un autre.
Un aqueduc est souterrain ou apparent et présente souvent ces deux états sur la longueur de son parcours. Les aqueducs apparents sont à (leur de terre, ou portés sur des arcades et, dans ce dernier cas, ils sont dils simples, doubles ou triples, suivant qu'ils reposent sur une, deux ou trois rangées d'arcades.
Quelquefois deux canaux sont superposés.
Si l'on n'a pas trouvé, en Grèce, d'aqueducs apparents, supportés par des arcades et antérieurs à l'époque de la conquête romain»1, il ne faut pas en conclure que les Grecs n'ont pas eu d'aqueducs, sons prétexte qu'ils ne connaissaient pas ce genre d'ouvrage. On peut, au contraire, juger d:1 leur habileté dans l'exécution des conduites d'eau
AQUEDUC
par ce ejue Ton sait des canaux d'écoulement du lac Copaïs, en Réotie, qui contribuèrent à la prospérité île l'Orchomène minyenne. Ces canaux servaient à déverser le trop-plein du lac et, à cet effet, ils traversaient la montagne sur une longueur de plus d'une demi-lieue, établissant une communication avec la mer. On trouve encore, de nos jours, des puisards qui mènent à des conduits creusés de main d'homme et qui descendent jusqu'à soixante et cent pieds de profondeur.
On voit par là que les Grecs ont dû emprunter l'art d'établir des conduites aux peuples de l'Asie. En effet, les anciens aqueducs de l'Orient dont on a retrouvé les traces en Asie-Mineure, en Perse, en Phénicie, en Palestine et en
Syrie, consistent en conduits souterrains et en puits verticaux. La figure 153 représente, en A, la coupe longitudinale et, en B, la coupe transversale d'un canal de ce genre, que l'on a découvert dans les ruines de Palmyre.
Il est certain que ces procédés d'exécution pour les aqueducs passèrent d'Orient en Grèce à une époque déjà fort ancienne ; on trouve encore les traces des ouvrages qu'entreprirent les habitants d'Argos et «le Mycènes pour canaliser les eaux torrentielles des montagnes. Hérodote cite Vaqueduc de Samos, canal souterrain qui traversait une montagne pour amener les eaux «le
la ville, co ! un (\r> plus magnifiques
ouvrages de la Grèce. Athènes fut approvisionnée d'eau par (les conduits qui amenaient dans cette ville les sources de L'Hymette et du Pentélique ; on voit