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ABAT-SONS

ABATTOIR

2° On place, entre tes pieds-droits des baies, des châssis en charpente qu'on

recouvre de plomb, de zinc ou d'ardoises, en les tenant espacés entre eux

et inclinés de façon à rabattre le son des cloches vers le sol fig. 11 (4). Ce genre à' abat-sons fixes exige dos entailles dans les montants des baies; ils sont, en outre, difficilement réparables.

3° Un nouveau système qui remédie à ces inconvénients est celui des abatsons mobiles, adoptés par M. Massenot,

Fig. 12.

architecte, pour l'église de Dreuil 'Somme . Ces abat-sons dont la figure 12 présente un détail perspectif, sontmain-

(1) Viollet Le Duc. Dictionnaire raisonné de V architecture française.

tenus les uns au-dessus des autres par des crochets qui les soutiennent et permettent de les rabattre.

Chaque abat-sons est un châssis plein recouvert de zinc. Il s'emboîte, par sa partie supérieure, sur une traverse horizontale, assemblée dans les montants d'un grand châssis qui encadre intérieurement chacune des ouvertures. Il est facile de démonter ces abat-sons pour les réparer.

Abattoir, s. m. — Ensemble de bâtiments nécessaires pour abriter, abattre et préparer les animaux destinés h ralimentation publique.

Chez les Romains, l'abattoir était distinct du marché à la viande appelé macellum voy. Boucherie .tandis qu'au moyen âge et jusqu'à notre époque, les bouchers tuaient chez eux. au milieu des villes ; c'est seulement une ordonnance du lo avril 1838 qui a supprimé les tueries particulières, dans les localités où sont construits des abattoirs publics ou communs.

Ces établissements sont utiles à différents points de vue : ils remédient aux dangers de la circulation des animaux dans l'intérieur des villes: leur situation excentrique ou isolée empêche les effets des exhalaisons malsaines sur la santé publique ; leur installation et les aménagements qui y sont établis permettent à l'industrie d'utiliser avec plus d'avantage les diverses substances qui proviennent de l'abatage des animaux et ne servent pas à l'alimentation ; enfin, l'inspection de la salubrité du bétail et la perception de l'impôt sont rendues beaucoup plus faciles.

Parmi les locaux divers qui doivent entrer dans la construction d'un abattoir, les plus essentiels sont : les échaudoirs, salles où l'on tue et où l'on dépèce les bestiaux ; les bouveries. bergeries, por chéries, où les animaux appartenant à chaque propriétaire sont isolés par des cloisons mobiles à cl a ire -voie. Des greniers à foui-rages sont placés au-dessus.

ABATTOIR

ABATTOIR

On complète l'installation générale par : des bâtiments d'administration, ordinairement placés près de rentrée principale et renfermant les bureaux de l'octroi, avec un logement pour l'inspecteur préposé, un corps de garde, une loge pour le concierge ; des locaux destinés à diverses opérations, telles que la fonte du suif, l'apprêt des intestins (voy. Fondoir, Triperie) ; des réservoirs, qui distribuent l'eau dans chaque partie de Y abattoir, à l'aide de conduites qu'il est bon de ne pas faire en plomb, et de bornes-fontaines ; des é goûts qui reçoivent l'eau qui a servi aux lavages ; des caves spéciales ou voiries, dans lesquelles sont réunies et vidangées, chaque jour, certaines immondices qui ne doivent pas se rendre dans les égouts ;

des écuries pour les chevaux des bouchers et des remises pour leurs voitures.

Tous ces bâtiments sont compris dans une enceinte fermée qui les isole des propriétés voisines. Un parc, dit marché au bétail] entouré d'une forte clôture et pourvu d'abreuvoirs, est situé près de Y abattoir. Les animaux y sont attachés à des pieux fixés au sol et reliés entre eux par des traverses ; c'est là que les bouchers achètent les bestiaux.

L'emplacement de ces établissements doit être choisi à l'extrémité de la ville et à proximité d 'égouts ou de rivières, où les eaux puissent s'écouler. L'exposition à tous les vents est nécessaire ; aucune espèce de plantation ne doit gêner la circulation des rafales qui enlèvent, en un instant, toutes les odeurs

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Fig. 13.

insalubres. Les cours et les rues doivent être pavées, avoir des trottoirs, des rigoles cl une pente assez forte pour faciliter l'écoulemenl des eaux.

La plupart des abattoirs de Paris ont été construits d'après ces données. La

figure 13 représente le plan de Y abattoir de Ménilmontant, composé d'une cour carrée qui occupe la partie centrale et qui est limitée, à droite et à gauche, par les échaudoirs G, renfermés dans deux bâtiments comprenant chacun deux

ABATTOIR

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séries de cases, séparées par une cour D; les autres bâtiments, bergeries E et bouveriesB, fondoirs et triperies F occupent le périmètre; les pavillons A de l'administration sont placés à l'entrée ; au fond, se trouvent adossées à l'enceinte une pompe à feu G, destinée à la distribution de l'eau dans tout l'établissement, et des remises H, avec réservoirs au-dessus ; dans la grande cour sont installés des parcs à bœufs et à moutons M; sur les côtés de l'enceinte sont placées des latrines L et des voiries en I.

Quelquefois ces édifices sont établis au bord des fleuves ; on peut, dans ce cas, y joindre les boucheries, en les plaçant, avec les étaux, à l'étage supérieur, les échaudoirs et les locaux annexes étant disposés au niveau du quai.

Ce genre d'établissements ne nécessite pas une décoration luxueuse ; ils demandent surtout une disposition simple et rationnelle et une bonne construction.

On a particulièrement appliqué aux abattoirs les toits saillants, dépassant même de beaucoup le nu du mur et formant ainsi un abri momentané pour les ustensiles, les bestiaux et les viandes.

Législation. Les abattoirs sont rangés au nombre des établissements insalubres ou incommodes.

Par décret du 1er août 1864, les préfets sont autorisés à statuer sur les propositions d'établir des abattoirs.

Après l'examen du dossier, et si l'affaire ne doit pas être renvoyée au ministère de l'agriculture et du commerce, le préfet statue sur la création de Y abattoir, par un arrêté spécial, qui fixe les conditions de salubrité auxquelles doit être assujetti l'établissement. Ces conditions sont, en général, les suivantes :

1° Conduire, par des caniveaux couverts, toutes les eaux du lavage dans l'égout ou dans les égouts principaux de Yabattoir.

2° Daller en larges pierres les abattoirs proprement dits, les échaudoirs et brûloirs des charcutiers (quand on abat des porcs), les triperies, les lieux d'ai-

sances, les locaux affectés à l'échaudage des abats et aux dépôts des matières stomacales et intestinales ; disposer les dépôts de manière qu'ils puissent être facilement vidés et nettoyés ; les matières qu'ils renferment doivent, ainsi que le sang, être enlevées tous les jours et avec des précautions particulières.

3° Paver toutes les cours, avec un ruisseau d'écoulement, et tous les locaux occupés par les animaux.

4° Construire en meulière et chaux hydraulique, jusqu'à la hauteur de 2 mètres au moins au-dessus du sol, les murs des salles où se fait l'abatage , ainsi que les murs des triperies et les lieux d'échaudage.

5° Etablir des réservoirs d'eau, d'une capacité déterminée suivant l'importance de rétablissement, et maintenir ces réservoirs toujours pleins.

6° Diriger des conduites d'eau dans tous les bâtiments, et principalement dans les salles d'abatage, les cours de service, les triperies, les lieux d'échaudage, les abreuvoirs; ceux-ci doivent être construits exprès ou dans chacune des étables ; s'il n'y a pas d'abreuvoir, on doit, au moins, placer les robinets pour les besoins des animaux.

7° S'il y a des fonderies de suif, la fonte à feu nu doit être proscrite. La fonte doit être opérée par la méthode des acides et des alcalis et par la vapeur en vase clos, et sous les conditions d'usage.

8° Interdire toute fabrication d'engrais.

9° Enlever les fumiers au moins une fois par semaine en hiver et deux fois en été.

10° N'établir aucune communication des pièces situées au-dessus des abattoirs avec les greniers à fourrages.

Pour les abattoirs à porcs :

1° Diviser les parcs en trois compartiments pour faciliter le triage des porcs.

2° Plafonner les fonderies et les ateliers de dégraissage.

ABATTOIR

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