‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 7 sur 278 · ABAT-VENT · texte numérisé non relu

ABAT-VENT

3° Disposer les croisées supérieures de ces ateliers de manière qu'elles puissent être ouvertes ou fermées avec facilité.

4° Etablir un vestiaire dans une des parties de ces ateliers.

5° Diviser les brûloirs en trois parties, au moyen de cloisons d'une hauteur de lm,50 environ.

6° Ne pas employer de couvertures en jonc, mais des couvertures en tuiles convenablement espacées pour donner passage à la fumée ; construire les brûloirs en pierres meulières, et les fermer par des portes doublées en forte tôle, pour prévenir l'incendie ; employer des charpentes en fer pour parer au même danger.

7° Etablir un chemin dallé pour le transport des porcs des brûloirs aux fondoirs.

8° Autant que possible, mettre des portes brisées ou coupées dans leur hauteur, de telle sorte que chaque battant puisse s'ouvrir en deux parties et donner un nouveau moyen de ventilation.

9° Placer des auges en pierre ou en fonte auprès des bornes-fontaines, pour abreuver les porcs.

10° Enlever, au moins deux fois par semaine, les fumiers.

11° Rendre imperméables, au moyen d'une application à chaud de cire ou de résine dissoute dans l'huile, les tables en pierre de l'atelier de nettoyage et de dégraissage.

12° N'avoir dans l'établissement aucun fourneau destiné à cuire des aliments pour les porcs ; ces aliments doivent toujours être frais, sans odeur ; il ne doit y entrer aucune substance animale.

13° Produire la mort par assommement, pour que les habitants du voisinage ne puissent être incommodés par les cris des animaux.

Les abattoirs à porcs sont soumis aux mêmes conditions que les abattoirs aux bestiaux, pour les approvisionnements d'eau, l'écoulement des eaux provenant

du lavage et des autres opérations de Yabattoir.

Une ordonnance de police de Paris, du 27 octobre 1848, enjoint aux charcutiers (dans les abattoirs) de laver , gratter et préparer dans ces établissements les intestins et les boyaux des porcs. Le Conseil d'hygiène a proposé d'exiger pour ces opérations :

1° De concéder aux charcutiers de l'eau chaude, pour opérer, dans les ateliers de dégraissage, le raclage des intestins dits menas.

2° De donner une forte pente au sol, afin que les eaux puissent s'écouler facilement par des caniveaux.

3° D'établir, pour le grattage des intestins, des tables en bois, enduites d'huile et de cire, de manière qu'elles ne puissent être pénétrées par les matières animales ; de les laver chaque jour après le travail.

4° De laver chaque jour le sol de l'atelier et de le mettre clans un état complet de propreté après les travaux.

5° D'ouvrir dans le toit, du côté de la cour de l'établissement, des châssis vitrés à tabatière, afin de donner du jour et de favoriser la ventilation [Cous. hyg. Seine).

Les tribunaux civils sont compétents pour juger les préjudices causés aux propriétés voisines par l'exploitation d'un abattoir communal.

Abattre, v. a. — Les sculpteurs disent qu'ils abattent, quand ils font Yépannelage du marbre ou de la pierre, c'est-àdire quand ils dégrossissent un bloc (voy. Epannelage).

Abattre en chanfrein (Yoy. Chanfreiner).

Abattue, s. f. — Terme peu usité aujourd'hui, employé autrefois dans le sens de retombée (voy. ce mot).

Abat-vent, s. m. — Terme par lequel on désignait anciennement les abat-sons (voy. ce mot) placés dans les tours d'églises.

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