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Fig. 20:3.

celles qui sont détachées d'un mur (fig. 203). et arcatures à jour celles qui.

n'étant point attenantes à des murailles, sont vues et décorées sur les deux faces; on trouve particulièrement des exemples de ces arcatures dans lès monuments du

style ogival (voy. Galerie).

Arc-boutant, s. ni. — En général, ouvrage de maçonnerie, de bois ou de fer. servant à consolider en contrebutant.

1° Construction. Arc ou portion d'arc butant contre les reins ou contre la naissance d'une voûte et avant sa retombée

Fig. 204.

sur un contrefort, pour retenir la poussée de la voûte et empêcher l'écartement des murs (fig. 204).

Les arcs-bout ant s représentent un des modes de construction caractéristiques de l'architecture ogivale: ils remplacent les demi-berceaux continus à l'aide desquels les architectes romans, dans quelques églises, avaient cherché à contrebuter la poussée des hautes voûtes ; ces sortes d'étaisen pierre s'appliquent, par leur sommet, au point précis où arrivent les actions réunies des arcs ogives et des arcs doubleaux, dans les voûtes en arcs ogives. La poussée que les arcs-boutants transmettent eux-mêmes pourrait déterminer le glissement et le renversement des contreforts ; on s'oppose à cet effet, en établissant, sur ces contreforts, des clochetons qui les chargent, comme le montre la figure 207. Ainsi, ce mode de construction a pour but d'économiser la matière, en réduisant les dimensions des points d'appui verti-

ARC-BOUTANT

ARC-BOUTANT

eaux, et de donner de la stabilité aux voûtes ; de plus, il permet de descendre les appuis des fenêtres au-dessous des naissances et, par suite, d'éclairer plus largement les églises.

Comme la poussée d'une voûte à grande portée n'a pas lieu seulement en un point, mais suivant une verticale qui s'étend de la naissance ta la moitié de la hauteur de la voûte, certaines églises ont des arcs-boutants superposés, appuyés, en général, sur des contreforts et parfois unis par des arcatures à jour.

La forme de la courbe inférieure, dans les arcs-boutants primitifs, est un quart de cercle; plus tard, elle n'est plus qu'un arc de cercle dont le centre est à l'intérieur de l'édifice (fig. 205) ; Yarc-boutant fait alors l'effet d'un étai

Fig. 205.

oblique, supportant une poussée oblique et déchargeant même d'une partie du poids des voûtes les piles contre lesquelles il s'appuie (1).

Dans les églises à doubles bas-côtés, les arcs-boutants sont ordinairement à deux volées, c'est-à-dire séparés par un point d'appui intermédiaire qui di- ^se la poussée.

Parmi les cathédrales de France qui présentent des contreforts remarquables par leurs proportions et leur légèreté, nous citerons l'église Saint-Pierre de Beauvais, dont les contreforts reçoivent les retombées ïï arcs-boutants à double volée, comme le montré la coupe représentée par la figure 206. Le poinl d'ap-

(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.

pui intermédiaire a pour fonction de diviser la poussée, tandis que le point d'appui extrême résiste, en vertu de

Fig. 200.

! l'épaisseur des maçonneries qui le com-

j posent.

La partie supérieure des arcs-boutants a été utilisée pour conduire les eaux des grands combles, à travers les contreforts, dans les gargouilles qui déversent ces eaux sur le sol extérieur; et même, ces canaux inclinés sont souvent de véritables petits aqueducs, portés sur de petites arcades (fig. 507); on évite ainsi de relever le point d'appui de X arc-bon-

ARC-BOUTANT

tant ou il<i le charger de maçonnerie, pour que le conduit atteigne le chéneau.

ARC DE TRIOMPHE

2° sant dans

Fig. 207.

Charpente. Pièce de bois remplisle rôle de contre-fiche (voy. ce mot) les sonnettes et autres engins.

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