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ARGILE

teur

,^30 kilogr

d'assise. Elle pèse de 2,370 à le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 325 à 340 kilogr.

par centimètre carré.

On a employé ce calcaire dans les édifices publics d'Argentan.

Argenteuil (Chaux et ciments d').

— L'usine des chaux et ciments du bassin d'' Argenteuil fournit trois espèces de produits : 1° de la chaux éminemment hydraulique ; — 2° du ciment romain, qui présente, après un mois d'immersion, une résistance moyenne de 8^,27 par centimètre carré à la rupture par arrachement et de 58^,2 à la rupture par écrasement ; — 3° un ciment portland, dit Barbier, qui offre une résistance de 28k,97 à la rupture par arrachement et de 29ok,7 ta la rupture par écrasement.

Argenture, s. f. — Opération qui consiste à appliquer sur un objet de métal, généralement cuivre ou laiton , des feuilles d'argent qu'on presse avec un outil appelé brunissoir.

Au préalable, on a décapé la pièce en la limant, la chauffant et la plongeant dans l'eau seconde ou dans l'acide nitrique très-étendu.

On doit au chimiste allemand Liebig la méthode d'argenture du verre, que Ton a utilisée pour remplacer, par des glaces recouvertes d'argent, les glaces étamées.

Le procédé employé est le suivant :

on plonge la surface de la glace, modérément chauffée, dans une dissolution ammoniacale d'azotate d'argent, additionnée d'une substance organique qui favorise la réduction du sel d'argent.

Un inconvénient se présente alors : on a remarqué que la couche d'argent s'altère par l'action de l'hydrogène sulfuré contenu dans l'air. Afin de remédier au mal, M. Liebig a imaginé de recouvrir la partie extérieure de l'argent d'une couche métallique de cuivre, d'or ou de nickel, qui sont inattaquables par l'hydrogène sulfuré de l'air. C'est au

moyen de la pile que M. Liebig dépose cette couche protectrice.

On argenté ;m>si le bois, le plâtre et les ornements plastiques, par le procédé employé pour la dorure (voy. ce mot).

Argile, .s-. /". — Substance minérale composée de silice, d'alumine et d'eau, et provenant de la décomposition de certaines roches telles que les granits, les gneiss, les porphyres.

Les anciens donnaient des noms différents à Yargile employée par le briquetier, le fournaliste. le potier et le statuaire.

L1 argile se nommait, en général, pelos, mot qui signifiait aussi boue et craie ; c'était la terre grossière. L'argile se nommait encore argillos: ce mot, dérivé Cargos, blanc, devait désigner Yargile la plus blanche et la plus pure. Tous les ouvriers qui travaillaient Yargile étaient connus sous la dénomination de pelourgoù de pelos, terre molle, et ergon, travail. On confondait, sous ce nom, les tuiliers, les briquetiers, les fournalistes, les modeleurs, les potiers, etc.

Aux éléments dont Yargile pure ou kaolin est formée, s'ajoutent des matières étrangères (sable, oxydes de fer, carbonate de chaux, substances bitumineuses, etc.) qui constituent Yargile commune ou terre glaise, jouissant de propriétés qui permettent de l'employer dans les constructions.

Le principal caractère de cette substance est de former, avec l'eau, une pâte liante dite plastique, qui durcit, en se desséchant à l'air. Si la dessiccation a lieu à l'aide d'une température élevée, l'argile ne peut plus se délayer dans l'eau, devient très-dure, fait feu sous le briquet et résiste aux pins grandes pressions.

\ù argile commune est d'un gris bleuâtre plus ou moins foncé, lorsqu'elle est mélangée de matières combustibles ; l'hydrate de fer la colore en jaune ou en brun; et le peroxyde de fer anhydre, en

ARMATURE

ARMATURE

rouge brun. C'est à la présence de ces oxydes mélalliques que Y argile doit sa couleur rouge plus ou moins foncée, quand on la calcine.

Lorsque cette matière renferme du carbonate de chaux, elle prend le nom de marne (voy. ce mot). Les marnes argileuses, c'est-à-dire celles qui ne contiennent que 10 à 12 p. 100 de calcaire, sont plastiques et servent, comme l'argile commune, à la fabrication des poteries, des briques, des tuiles, des carreaux, etc.

La présence de l'oxyde de fer et du carbonate de chaux rend l'argile fusible, mais lorsque cette matière est pure, elle reste blanche, et quand on la chauffe, elle ne fond pas à la température la plus élevée que produisent les fourneaux de l'industrie ; elle est alors dite réfractaire et s'emploie à la construction des foyers, fours, creusets, conduits de fumée, etc.

Armature, s. f. — Toute combinaison de fer ou de bois destinée à renforcer et à soutenir un ouvrage de charpente ou de maçonnerie : par exemple, les ferrements employés pour consolider une poutre, un poitrail, un filet, tels que brides, fret tes. étriers, boulons (voy. ces mots).

Deux pièces ainsi réunies forment une

poutre armée ^voy. Poutre): la figure 234 donne l'exemple d'une armature avec bride et boulons.

On arme les pieux pour pilotis d'une frette qui empêche l'écrasemenl du bois sous le choc du marteau de la sonnette.

On appelle armatures les ferrements plus ou moins compliqués, cercles, tirants, etc., qu'on emploie pour empêcher l'écartement d'une voûte, d'un dôme, d'une flèche, de deux murs, ou pour renforcer une plate-bande.

Les plates-bandes et les architraves que les anciens établissaient dans leurs monuments étaient de pierre très-dure, de granit ou de marbre et toujours d'un seul morceau posé sur son lit naturel ; elles étaient dès lors exemptes de cet effort latéral que l'on nomme poussée ; leur poids agissait verticalement sur les points d'appui, et la stabilité générale n'avait rien à craindre du fait même de ces parties monolithes de l'éditice ; aussi, les portiques anciens sont-ils d'une solidité que la main de l'homme a pu seule ébranler.

Lorsque les Romains firent usage de claveaux pour former les plates-bandes, ils employèrent, afin d'en assurer la stabilité, le système des armatures. Ils avaient coutume de maintenir le haut et le bas des colonnes, qui souvent étaient d'une seule pièce, par deux mandrins en fer, l'un placé dans l'extrémité inférieure du fût, l'autre dans l'extrémité supérieure et pénétrant le chapiteau, l'architrave, la frise et souvent la corniche ; ce mandrin supérieur était saisi, au-dessus du chapiteau, par un tirant qui, en passant à travers les claveaux de l'architrave, reliait ensemble les claveaux des colonnes voisines. Il est même vraisemblable qu'ils mettaient un autre tirant entre l'architrave et la frise.

Les plates-bandes des édifices modernes étant souvent formées d'un grand nombre de morceaux exigent des armatures dont la disposition est quelquefois très-compliquée. Nous citerons, comme exemple, le système adopté par Rondelet, lorsqu'il eut à consolider les platesbandes du porche de l'église Sainte-Geneviève, à Paris. L'idée de Soufflot avait été d'élégir les parties placées au-dessus de ces plates-bandes par des arcs dont il fallait encore contenir la poussée.

ARMATURE

ARMATURE

Rondelet résolut de neutraliser cet effet par la combinaison suivante, qu'il a décrite lui-même dans son Traité de l'art de bâtir.

Les plates-bandes ont 5m,279 de portée et 6m,523, d'un axe à l'autre des colonnes ; leur longueur est de lm,57 sur lm,10 de hauteur; elles sont divisées en 13 claveaux formant 3 évidements à l'intérieur ; les sommiers sont inclinés à 60°. Au-dessus de chacune de ces platesbandes (fig. 235) on a construit un arc qui leur sert, en même temps, de soulien et de décharge et qui repose sur les mêmes sommiers ; Tare même est divisé

Fig. 235.

en treize voussoirs extradossés carrément. Les sommiers ont une double coupe, qui les rend communs à Tare et à la plate-bande. Le derrière des deux premiers voussoirs de l'arc, posé sur rh;n|uesommier,formeunjoint d'aplomb, dans lequel sont posées, de chaque côté, deux ancres de fer cds ef, auxquelles sont accrochés (\o<^ étriers LM, GH, qui supportent les sept claveaux du milieu réunis par un fort boulon qui les traverse.

« Il résulte de cet arrangement, dit Rondelet, qu'en faisanl abstraction des chaînes ei autres moyens employés pour résister à la poussée des ans cl des

plates-bandes, ces efforts se détruisent mutuellement, car il est évident que la

plate-bande ne peu! agir qu'en tendant à rapprocher les premiers voussoirs de Tare auquel elle est suspendue, tandis que, d'un autre côté, cel arc, chargé d'une partie du poids de la plate-bande, ne peut céder à cet effort sans soulever la plate-bande à laquelle sont accrochés les étriers qui empêchent les premiers voussoirs de s'écarter.

« D'après ce procédé, on aurait peutcire pu diminuer le nombre des fers employés à cette construction, tels que les T, les barres qui les enfilent et les étriers ; il suffirait de quelques goujons scellés dans les joints, afin d'empêcher les claveaux de glisser ou d'agir comme des coins ; mais tous ces moyens réunis forment une enrayure capable de soutenir l'effort des voûtes de l'intérieur, disposées d'ailleurs pour en avoir le moins possible ».

Ce nom s'applique encore aux enca-

Fig. 236.

(I rem eut s de fer des panneaux de vitraux (fig. 236).

Nous donnerons ici quelques détails sur le système qui est généralement adopté, comme étant le meilleur, pour la combinaison et l'exécution des armatures de vitraux. Ce système était déjà employé, du reste, il y a plusieurs siècles, pour les vitraux du moyen âge.

Lorsqu'il s'auil de travaux ordinaires, on peut, simplement assembler entre elles, à mi-fer, les barres horizontales elles barres verticales; si l'ouverture de la haie est considérable et que l'on veuille donner de la rigidité à l'ensemble, on renfle les traverses, au droit des montants (voy. Barreau .

Nous donnons (fig.

d'une baie circulaire

ARMATURE. — 125

-237) l'élévation

pourvue d'une ar-

Fig. 237.

mature destinée à maintenir un vitrage et (fig. 238) un détail perspectif, qui montre le mode d'assemblage des fers

Fig. 238.

qui se joignent en A sur la figure précédente.

Quant au procédé employé pour fixer

Fig. 239.

le verre, il consiste (fig. 239) dans l'em-

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