ARGENTAN
qui touchent l'angle, se nomment arêtières, 1rs autres b, approches, c contreapproches. On termine généralement la base de V arêtier par une petite bavette en plomb (fig. 232).
Dans remploi du métal, pour couvrir la rencontre de deux pans, on se sert, soit, de lames de plomb fixées par des pattes et qu'on appelle bavettes, soit de feuilles de zinc dites noquets (voy. ces mots).
Si l'on utilise les tuiles creuses, on les pose au plâtre ou au mortier, avec joints en plâtre et on les peint en noir à rtmile. On les nomme tuiles arêtières.
Tout arêtier exige une préparation du voligeage ; on le fait jointif dans les parties avoisinantes de la ligne d'arêtier, en remplissant la claire-voie du voligeage ordinaire par des morceaux de volige cloués sur Yarêtier et le plus proche chevron ; on fait ensuite un parement en plâtre raccordant les deux pans en une arête régulière.
Dans les couvertures en tuiles plates, on coupe les tuiles diagonal ement au droit des arêtiers et l'on pose un filet de plâtre ou solin qui en recouvre les bords, ou bien l'on se sert de tuiles creuses maçonnées en plâtre ou mortier. Pour les couvertures en tuiles creuses, on pose, à bain de mortier, sur l'angle saillant, des tuiles de même forme, mais de plus grande dimension.
Si le comble est couvert en zinc, les arêtiers sont disposés comme les couvrejoints ordinaires ; la tringle est seulement un peu plus forte (0m,05 d'équarrissage moyen), et les feuilles sont soudées entre elles et aux chapeaux qu'elles rencontrent.
Arêtières. — Voy. Arêtier.
Arganeau, s. m. — Gros anneau de fer A (fig. 233) qu'on scelle dans les murs de quai pour y amarrer ou attacher les bâtiments.
On dit aussi Organeau.
Pour les égouts de Paris, des arganeaux doivent être établis, de 25 en 25 mètres, dans les collecteurs et égouts à rails et disposés par paire, bien en
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Fig. 233.
face l'un de l'autre, afin que, en cas d'averse, les ouvriers puissent, en peu de temps, amarrer convenablement leurs wagons et leurs bateaux.
Argent, s. m. — Métal blanc, susceptible de prendre un très-beau poli, et se laissant diviser facilement en lames très-minces ; on peut l'employer à la décoration (voy. Argenture), mais il a l'inconvénient de se noircir au contact des émanations sulfureuses.
Au moyen âge, on revê tissait souvent les autels, les tombeaux, les portes, les jubés, de plaques d'argent fixées au moyen de clous ou incrustées.
On appelle argent mussif un alliage de bismuth, d'étain et de mercure qui sert à donner au bois ou au plâtre la couleur du bronze blanc (voy. Bronzage).
Le carbonate de plomb, employé dans la peinture, prend aussi le nom de blanc d'argent (voy. Céruse).
Argentan (Pierre d'). — Calcaire oolithique dur, extrait des carrières d'Argentan, commune et arrondissement de ce nom.
Cette pierre est de couleur blanchâtre et renferme de nombreux débris de coquilles. Elle porte 0m,40 à 0m,80 de hau-