ARONDE
division étant distinguée par un chiffre spécial.
Au moyen Age, des armoires, ménagées près des autels et fermées par des vantaux renfermaient l'eucharistie, les saintes huiles, les objets nécessaires au sacrifice de la messe ou même des reliques.
Les maisons particulières, les tours des châteaux avaient aussi des armoires pratiquées dans l'épaisseur des mu-
Fig. 243.
railles et dans lesquelles on conservait des vivres ; ces réduits étaient clos (fig. 243) et parfois divisés en casiers (1). 2° On appelle encore ainsi un ouvrage de menuiserie composé de tablettes et d'une devanture, que Ton place entre la partie saillante d'un manteau de cheminée et un mur de face ou de refend ; dans ce sens, on dit plus généralement placard.
Armoiries. — Voy. Armes.
Aronde (Queue tf). — On appelle ainsi, en charpente, un tenon plus large à son extrémité qu'à son collet et qui
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.
affecte la forme d'une queue d'hirondelle ; c'est pourquoi l'on dit aussi queue d'hironde.
Ce tenon sert à unir deux pièces de
Fig. 244.
bois formant angle (fig. 244) ou mises bout à bout (fig. 245). Il s'engage dans une entaille ou mortaise de même forme.
Fig. 245.
Les charpentiers du moyen âge ont souvent assemblé les entrai ts des fermes dans les sablières, au moyen de joints par entaille en queue d'aronde, auxquels on donne aujourd'hui le nom de trams à queue (voy. Trace).
Les anciens maintenaient l'écartemenl des pierres d'une même assise au moyen de crampons ou agrafes de métal ou de bois en double queue d" aronde (voy.
Agrafe, Appareil).
Dans les monuments des xie et xnc siè-
, Fig. 246.
clés (1), on trouve certaines pierres en
(1 ) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonne de l'architecture française.