ARPENTAGE
encorbellement reliées à la maçonnerie par une fausse coupe en queue d'ar onde A
(fig. 246).
Les madriers joint ifs des portes, avant le xve siècle, sont quelquefois aussi réunis par <lrs agrafes en double queue d'ar onde, entaillées à mi-bois.
Dans l'architecture militaire, on appelle ouvrage en queue d'ar onde un ouvrage à corne qui s'ouvre en éventail sur la campagne. Si, au contraire, c'est le côté large de l'éventail qui regarde la ville, l'ouvrage est dit en contre-queue d'aronde.
Arpent, s. m. — Ancienne mesure agraire qui avait 30 toises de côté et 900 toises de superficie.
Varpent de Paris contenait, en mesures métriques, 34 ares 19 centiares.
Varpent des eaux et forêts contenait 51 ares 07 centiares.
Arpentage, s. m. — Art d'évaluer la superficie des terrains.
Varpentage a pour objet : 1° la mesure des surfaces sur le terrain même ; c'est Varpentage proprement dit ; 2° le lever des plans (voy. ce mot) ou la représentation sur le papier de la configuration du sol ; 3° la division des héritages ou bornage des propriétés (voy. Bornage).
Les opérations sur le terrain se réduisent généralement à la mesure de lignes droites et d'angles. On commence par jalonner les lignes, puis on évalue leur longueur à l'aide de la chaîne d'arpenteur voy. Jalon, Décamètre). Les angles se déterminent au moyen dugraphomètre voy. ce mot).
Si le terrain qu'on veut mesurer affecte une forme géométrique, on en obtient Immédiatement la superficie parle calcul. Si le contour en est polygonal, on joint les deux sommets les plus éloignés A ci B fig. 247) par une ligne droite, sur laquelle on abaisse des perpendiculaires partant de tous les sommets, '-H >r servanl de l'équerre d'ar-
penteur (voy. Equerre) : on détermine ainsi des trapèzes faciles à mesurer.
Fig. 247.
Quand le terrain est limité par une ligne courbe, on substitue souvent au contour un polygone ABCD (fig. 248) dont la surface est sensiblement égale à celle
Fig. 248.
comprise dans l'intérieur de la ligne courbe.
Si le terrain ABCDEFG (fig. 249) est occupé par des bois ou par des cons-
tructions, et qu'on ne puisse le parcourir en tous sens, on circonscrit à la surface un rectangle M P Q N, par exemple; puis, des sommets B et D on mène des perpendiculaires ; on forme ainsi des triangles et d^> trapèzes, qu'on déduit du rectangle circonscrit, pour avoir la surface du polygone a mesurer.
Nous compléterons ces notions sur
ARRACHEMENT
ARRAGONITE,
['arpentage en donnant ici le tableau i aux premières retombées d'une voûte ou
des principales mesures agraires, avec j d'un arc.
leur évaluation en mètres carrés; nous
accompagnerons d'un * celles qui ne
sont plus en usage depuis l'adoption du
système métrique.