ATRE
femmes sont appelées cariatides (voy.
ce mot).
On donne encore aux atlantes le nom de télamons. Enfin, une troisième dénomination est celle depersiques, parce que la ville de Sparte renfermait un portique, dont les soutiens étaient formés par des statues représentant les principaux chefs des Perses, que les Grecs avaient vaincus.
Ce genre de support était particulièrement en usage dans les architectures grecque et romaine. En outre, dans les monuments antiques, les atlantes ne sont pas seulement des figures placées debout, on en voit qui sont accroupies,
Fig. 289.
ayant les unes un genou en terre, les autres étant complètement agenouillées.
La figure 289 représente un atlante avec cette dernière attitude, provenant du petit théâtre de Pompéi, où il était placé aux deux extrémités d'une des précinctions.
On ornait aussi d'atlantes les sarcophages, les candélabres et autres meubles ou objets d'art.
L'usage des figures d'hommes, employées pour remplacer des colonnes ou
des consoles, s'est continué dans les temps modernes. Parmi les plus beaux exemples que l'on puissse citer, il faut mettre au premier rang l'un des chefs-
Fig. 290.
d'œuvre de Puget, les atlantes dont ce sculpteur décora l'hôtel de ville de Toulon. Nous donnons (fig. 290) un dessin perspectif qui représente une vue de l'une de ces figures.
Atre, 5. m. — Partie de la cheminée où l'on fait le feu, comprise entre les jambages, le contre-cœur et le foyer.
Si la cheminée est au rez-de-chaussée, sans sous-sol, on établit ïâtre en briques sur champ , placées au-dessus d'une petite fondation. On le pose sur la trémie, espace réservé entre la charpente et les murs, ou bien on le soutient par des barres de fer portant sur les chevêtres, quand la cheminée est à un étage supérieur (fig. 291). Les jam-
ATRIUM
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bages forment les eûtes, le contre-cœur
Fig. 291.
fait le fond. On place ces différentes
parties à 0'".25 de toute espèce de bois.
Àtre d'un four : partie sur laquelle on l'ait le feu, que Ton nettoie et où l'on pose le pain (voy. Four).
Atre relevé : celui qui, ordinairement, esl t'ait en brique, au-dessus d'un plancher qui n'était pas disposé en conséquence.
Atrium, s. m. — Partie de la maison romaine où étaient reçus les a isiteurs.
V atrium était une cour environnée de portiques et communiquant avec la rue par un passage. Cette cour était généralement couverte d'un toit ayant au centre une ouverture, dite complut iuni. par laquelle pénétrait l'eau de pluie, qui était reçue dans un bassin nommé impluvium.
L'atrium fut, sans doute, l'unique pièce <l«'s maisons primitives de l'Italie et resta, dans la suite, la pièce principale de l'habitation. A l'origine, c'est là que non-seulement on recevait les visiteurs, mais encore qu'on préparait le repas : la famille même se tenait dans celte pièce. Plus tard, lorsque la maison s'agrandit, il > eut Ai^ pièces spéciale* nit'iit destinées à la cuisine, aux festins, aux lares ou dieux tutélaires, etc. Toutefois, la première salle, facilement accessible a tous, resta une partie essentielle
et caractéristique de la maison romaine.
Il est probable que Yatrium primitif lut couvert d'un toit entièrement fermé ; mais de bonne beure, on adopta le système qui consistait à éclairer cette pièce par une ouverture carrée et recevoir l'eau de pluie dans un bassin. Cette coutume est d'origine étrusque, comme le prouve le nom de toscan (Tusccmicum) donné à Yatrium qui offrait cette disposition.
Fig. 292.
Nous donnons (fig. 29:2
le plan d'un
Fig. 293.
atrium toscan. Le compluvium en était
ATRIUM
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carré el son ouverture était formée par deux fortes poutres parallèles se croisant avec deux autres de plus petite dimension, mortaisées dans les premières. On voit encore dans les murs des maisons de Pompéi, des trous qui indiquent la place où les abouts de ces poutres étaient scellés.
La figure 293 représente, en plan, la disposition de cette charpente et laisse
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Fig. 294.
voir, d'un côté, le dessus de la couverture, de l'autre, les chevrons et les noues qui la supportent.
La figure 294, extraite de Mazois, comme la précédente, est une coupe qui montre la pente du toit, les tuiles avec leurs antéfixes et le profil de Vimpluvium.
Lorsque les habitations romaines de-
vinrent plus luxueuses, Y atrium fut orné
Fig. 295.
de colonnes qui supportaient les quatre angles du compluvium et, pour cette
Fig. 296.
raison, reçut le nom de tétrastyle. La
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