‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 86 sur 278 · ATTACHE · texte numérisé non relu

ATTACHE

figure 295 représente le plan d'un atrium tétrastyle. Pour en compléter la description, nous donnons (lig. 296) une coupe sur laquelle on voit deux des quatre colonnes en question, et un impluvium en marbre avec un puils dont la margelle est en pareille matière.

Vatrium corinthien était le plus grand et le plus orné ; les colonnes étaient plus nombreuses et placées à distance

Fig. 297.

de Yimpluvium. La partie centrale était aussi découverte. Le plafond était soutenu par des poutres disposées à angle droit avec les murs (fig. 297).

Outre les dispositions que nous venons de citer, il y en avait deux autres avec des noms particuliers :

1° Vatrium displuciatum, dont le toit était en talus et la pente dans une direction opposée au compluviiim, au lieu d'incliner vers lui. L'eau n'était plus conduite dans L'impluvium, mais dans les gouttières du dehors.

2° Vatrium testudiné, c'est-à-dire en dos de tortue. Il était couvert. On pense qu'il avait deux étages et que le jour venait par des fentes pratiquées dans l'étage supérieur.

Vatrium était orné avec toute la richesse que comportaient la destination même de cette pièce et la fortune du propriétaire. Les murs étaient revêtus de marbres h de stucs, ou décorés de peintures, les pavés, de mosaïques, les plafonds, de caissons sculptés, peints et dorés. Les colonnes étaient souvent formées de blocs de marbres précieux. Des

statues des ancêtres ou de personnages célèbres formaient le principal ornement de la salle.

L'entrée du tablinum et des alœ était cachée . par des tentures. Des eaux jaillissant du milieu de Yimpluvium entretenaient la fraîcheur. A côté de ce bassin on avait aussi coutume de placer des tables carrées de marbre, aux pieds sculptés, et sur lesquelles on déposait de la vaisselle ou des objets précieux.

Dans la basilique chrétienne, on appelait atrium la cour, ou parvis entouré de portiques, qui précédait l'édifice. Le centre en était généralement occupé par un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions (voy. Basilique).

Attachement, s. m. — Note écrite ou figurée d'ouvrages de diverses natures que prennent l'architecte, le métreur ou l'inspecteur, lorsque ces ouvrages, destinés à être cachés, sont encore visibles. Ces notes font foi des travaux au moment du règlement des mémoires ; ainsi, l'on prend attachement des fondations enfouies, des longueurs et des grosseurs des bois d'un plancher, avant qu'ils soient recouverts de Faire et plafonnés , des portions d'enduit avant la peinture, des incrustements en pierre, des reprises de murs, etc. On prend aussi, par attachement, l'état des vieux matériaux, de quelque nature qu'ils soient , qu'on donne en compte aux entrepreneurs.

Pour éviter des difficultés, les attachements doivent être faits en double :

un exemplaire est entre les mains de l'architecte et l'autre reste entre les mains de l'entrepreneur.

Des inscriptions retrouvées dans des monuments anciens nous démontrent que les attachements étaient en usage chez les Grecs et les Romains.

Attache, s. f. — On donne ce nom aux lignes qui accompagnent les cotes portées sur un plan, et qui indiquent les points extrêmes auxquels elles se

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