ABBATIAL
encoches faites aux montants fixes ; dans le second cas, le système est mis en mouvement par une crémaillère mobile, dans laquelle entrent les tourillons des planchettes. La figure 18 montre une des dispositions généralement employées :
en A est la planchette, vue sur sa largeur et munie de deux tourillons à l'une de ses extrémités ; B est la crémaillère mobile, représentée ouverte ; C est le montant fixe; pourvu d'encoches qui reçoivent le tourillon a ; D est la coupe, avec la crémaillère fermée ; enfin, l'on voit en E la moitié de la baie, en élévation, avec les abat-vent fermés.
Ce nom est encore appliqué aux appareils que l'on place sur les tuyaux de cheminée pour empêcher la pluie ou le vent de s'introduire dans le conduit, tout en laissant passage à la fumée. Tels sont les appareils appelés fumatire, fumifuge, gueule de loup, lanternon, mitre, trisiphon, ventilateur (voy. ces mots).
Abat- voix, s. m. — Sorte de plafond que l'on met ordinairement au-dessus d'une chaire à prêcher, pour rabattre vers les auditeurs la voix de l'orateur.
h' abat-voix varie de forme ; c'est un dôme, une calotte, un dais ou un toit pyramidal. C'est un abat-voix de ce dernier genre que représente la figure 16(1). Il était placé au-dessus d'une chaire extérieure, dans un cloître, aux Grands- Carmes, à Paris ; en raison de sa position, cet abat-voix est muni d'une couverture en ardoises.
Abbatial, adj. — Ce mot qualifie tout ce qui appartient à un abbé, à une abbesse, tout ce qui dépend d'une abbaye.
C'est ainsi que l'on dit : église abbatiale, palais abbatial, maison abbatiale, droits abbatiaux.
Le motj abbatiale était même, autre-
(1) César Daly, Revue d'architecture.