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TISSAGE

pagnie des chemins de fer de l'État, que les antres Compagnies vont imiter prochainement, a émis depuis peu des timbres spéciaux pour l'affranchissement des colis qu'elle transporte. Ces timbres, -que l'expéditeur achète dans les gares et appose sur ■sa feuille d'expédition sans autre formalité, sont gradués suivant le poids du colis et la distance à parcourir.

Les avantages sont surtout appréciables pour l'expéditeur régulier, qui envoie périodiquement ou même quotidiennement des marchandises et denrées de poids souvent égaux. Un premier envoi l'ayant renseigné sur les prix de transport, il se munit pour les expéditions suivantes de timbres qu'il appose lui-même et remet son colis à la gare comme une •lettre à la poste.

La vignette des timbres du réseau de l'État figure une locomotive avec deux médaillons portant, l'un 4a valeur du timbre, l'autre les mots « Réseau de l'État ». Six valeurs sont émises, à six couleurs différentes : 0 centimes, 10, 20, 50, 1 fr. et 2 fr. La grandeur du timbre est celle du timbre des postes et télégraphes de 50 centimes.

Dans la circonscription des directions de Francfort et de Mayenceon reçoit les colis de 1/2 à 7 kilog. ■de 7 à 17, de 17 à 30 kilog., affranchis, selon le poids et la distance, soit au-dessous, soit au-dessus de 100 kil. Les timbres coûtent 20, 40, 80 et 160 pfennigs (25 cent., 50 cent., 1 et 2 fr.), selon le poids et la distance et sont en vente dans tous les bureaux de chemins de fer. Le transport des colis ainsi affranchis est rapide : ils doivent être arrivés à destination dans un délai max. de 10 heures par 100 kil.; moyennant un supplément de 40 pfennigs (50 cent.), la livraison à domicile doit avoir lieu une heure au plus après l'arrivée en gare.

TIMMI.HOUX. District du Gourara (Afrique Saharienne), à 360 kil. S.-O. d'El-Goléa, sur la rive méridionale de la sebkha du Gourara, vaste bas-fonds salin qui reçoit toutes les eaux d'un immense bassin. Timmimoun est la plus importante des oasis du Gourara; elle compte à elle seule 22.000 hab. et 700.000 palmiers.

La ville de Timmimoun peut être considérée comme la capitale du pays; elle est le marché le plus actif de tout le Gourara.

Les palmiers du district produisent en grande quantité des dattes très estimées; les tribus de l'O. •et celles de l'E. viennent s'en approvisionner, apportant en échange des céréales, de l'huile, du beurre et des produits manufacturés qui proviennent surtout du M'Zab.

TIREUR, TIRÉ. V. Effets de co.mmerce.

TIRLEMONT (en flamand Thienen). Ville de la 'Belgique, prov. du Brabant, arr. de Louvain, sur les bords de la Geete, sur la chaussée et le chemin de fer de Bruxelles à Liège, à 18 kil. de Louvain et à 44 kil. à l'E. de Bruxelles. Une voie ferrée relie Tirlemont à Namur, que traverse la grande ligne vers la Suisse et l'Italie. Pop. : en 1856, 11.931 hab. ; ■en 1899, 17.784. Fabriques et raffineries de sucre de la Tirlemontaise, travaillant 100 millions de kilog. de betteraves et transformant 250.000 kilog. de sucre brut en sucre raffiné. Ces usines occupent 1.400 ouvriers. Plusieurs ateliers de construction, dont le plus important donne de l'ouvrage à 600 ouvriers. La Banque de Tirlemont a reçu du 1" juillet 1899 au 30 juin 1900 23.201 billets valant 13.465.393 fr. 87, les re-

cettes de caisse se sont élevées à 20.127. 7Gi fr., le solde de comptes-coui-ants au débit était de 8.470.185 fr., au crédit de 8.391.417 fr. L'agence de la Banque nationale de Belgique a escompté, en 1900, 8.468 effets pour 21.824.000 fr.; le mouvement des comptes-courants a été de 18.170.000 fr' en recettes et 18.242.000 fr. en payements. L. S.

TISSAGE. Nous ne pouvons entrer ici dans les détails techniques de l'industrie du tissage; nous nous bornons à quelques indications générales.

On donne le nom de tissage à l'ensemble des opérations qui ont pour but d'assembler les fils de manière à en former des tissus, par l'entrelacement, en général, de deux séries de fils dans un ordre quelconque ou déterminé d'avance. Les fils de la première série, ou fils de chaîne, sont disposés parallèlement d'un bout à l'autre de la pièce et constituent la chaîne; les fils de la seconde série, ou fils de trame, déroulés par la navette perpendiculairement à la chaîne, passent alternativement sur et sous un certain nombre de fils de chaîne. Une course de trame s'appelle duite, et l'ensemble de plusieurs duites de couleurs différentes est la passée.

On peut résumer ainsi le principe du tissage : les fils de chaîne étant disposées parallèlement dans un plan horizontal, les fils pairs et les fils impairs sont séparés au moyen de deux tiges rigides (dites baguettes d'envergure) perpendiculaires à ces fils : la première tige passe sur les fils pairs et sous les fils impairs, la seconde sous les fils pairs et sur les fils impairs; on fait passer chacun des fils dans la boucle ou maille d'un fil vertical. Ces fils verticaux sont divisés en plusieurs séries ou lames, dont le nombre concourt, avec l'ordre dans lequel les fils de chaîne traversent leurs mailles (de formes variables d'ailleurs), à déterminer le genre du tissu. Les fils de chaîne traversent ensuite un peigne qui les maintient régulièrement espacés. (Voy. Tissus de

LIN, Tissus DE COTON, TiSSUS DE LAINE, SoiERIES.)

Alors les lames se déplacent verticalement, soit isolément, soit par groupes, et soulèvent les fils de chaîne au-dessous desquels doit passer la navette chargée de fil de trame : tous les fils ainsi levés passent donc sur le fil de trame, tandis que le fil de trame passe sur tous les autres fils de chaîne.

Les duites sont serrées les unes contre les autres, dans l'angle formé par les deux séries de fils, par les chocs du peigne, que meut un levier appelé battant. L'étoffe tissée s'enroule enfin sur un cylindre qui assure en même temps la tension de la chaîne.

Après le tissage, les tissus sont généralement soumis à l'apprêt (voy. ce mot).

Quant aux divers métiers à tisser, voy. Métiers.

Les tissus diffèrent par la nature de la matière textile, par la grosseur des fils employés, par le mode d'entrelacement de la chaîne et de la trame; ce mode d'entrelacement reçoit le nom d'armure : de lui dépendent les variations d'aspect des tissus.

Les armures peuvent être distinguées en fondamentales, comprenant les unis, les croisés, les sergés, les satins, etc., bases des tissus même les plus compliqués, et en façonnées, qui donnent des effets quelconques, ornements, fleurs ou figures, et dont le nombre est infini.

Des armures fondamentales, la toile ou uni est la plus simple et la plus ordinaire pour les tissus d'usage courant. Les duites de rang impair sont

recouvertes par les fils de rang impair de lachaine et celles de rang pair par ceux de rang pair également. Il résulte de cette disposition que l'uni est an tissu dépourvu d'envers. (Voy. Tissus de Li.n.)

Dans le croisé ou batavia, qui est de même sans envers, chaque fil de chaîne lève sur deux dnites consécutives, puis reste deux fois en fond sous les deux duites suivantes; il se produit par conséquent un sillon à chaque dnite par la levée simultanée de deux fils, tandis que les deux fils voisins restent en fond. (Voy. Batavia.)

Dans le sergé les pris (c'est-à-dire la levée des fils de la chaîne sur ceux de la trame) sont disposés en diagonale et sont, par suite, sur un même fil de chaîne séparés par un nombre de santés (passage de la trame sur les fils de chaîne) qui varie avec la base choisie : deux pour trois, quatre pour cinq, etc. ; de sorte que la contexture est oblique et que le tissu présente un envers.

Pour les satins on évite autant que possible les diagonales ou sillons réguliers en rompant l'ordre du liage; ainsi pour les satins de quatre, de cinq, de huit, etc., il y a seulement un pris et trois, quatre, sept sautés. On enlève, dans le satin soie de 8, toute trace de diagonale régulière en faisant lever les 8 fils de chaîne respectivement à la 1", 4*, 7% 2% o', 8% 3* et 6' duites. Dans cet article on laisse généralement un des éléments en excès sur l'autre pour couvrir celui-ci et cacher le plus possible les points de liage : cet excès de textile forme l'endroit.

Dans les croisés, les sergés et les satins, les rapports en chaîne et en trame sont égaux, c'est-à-dire que la représentation de l'armure contient autant de cases en hauteur qu'en largeur.

Quant au brillante (voy. ce mot), il résulte d'une variété de petits eBets de trame qui flotte sur la chaîne.

Les tissus unis sont principalement les cotonnades, nankins, shirting ou cretonne, jaconas, percale, calicot et percaline.

Les tissus croisés sont : le mérinos de coton, le contil (voy. ce mot), le satin, qni se fait avec l'armure du même nom, la futaine.

On appelle tissus façonnés ceux qui se fabriquent avec le métier Jacquart, et aussi les velours. (Voy. Métiers, Velours.)

Il y a encore les tissus lâches, qui se font également au métier, comme la mousseline, l'organdi, le canevas, le tulle, la gaze et la guipure. (Voy. Canevas, Gaze, Guipure, Tulle.)

TISSUS DE CELLULOSE OU DE PAPIER. Un inventeur de Leipzig a trouvé le moyen de fabriquer des tissus de cellulose,— ou plus proprement, sans doute, des feutres, — qui présentent une résistance analogue à celle des étoffes de laine et qui se teignent comme elles. Ce sont en réalité des tissus de papier. Une maison de confection de Berlin en a commandé à l'inventeur (juillet 1899) la quantité nécessaire pour fabriquer plusieurs milliers de vêtements.

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