COO
Expoi
tations
É 1 0 If e s mélangées pour vêtement et ameublement
Couvertures de laine.
Tapis et tapisseries..
Tissus de poils
ToUiux des étoffes.
Bonneterie, passe -
laine de tout genre. 4.483.500 4.516.600 22.150.000 20.537.400
Ainsi la France a importé en 1899 environ 4.500.000 kilog. de tissus de laine et de poils de tout genre, représentant, d'après les évaluations de la Commission des valeurs en douane, une somme de 40 millions de fr., et elle a exporté environ 22 millions de kilog. de tissus de laine, pour une valeur de 264 millions environ. L'import. des tissus de laine représente donc environ 5% de la production totale française, en poids aussi bien qu'en valeur, et l'export. représente 26 1/2 % en quantité et 33 1/4 % en valeur de cette même production.
Gaston Grandgeorge.
Douanes.— Le Tarif des Douanes considère séparément :
1° Les tissus de laine pare, qui comprennent : a) les draps, casimirs et autres tissus foulés, et tissus ras non foulés; b) les tapis; c) la bonneterie, notamment la ganterie; d) la passementerie et rubanerie; e) les fez on bonnets rouges; f) les tapisseries; g) les châles brochés ou façonnés, autres que les cachemires de l'Inde et que la bonneterie; h) les dentelles et guipures; puis : les toiles à blutoir sans couture, les couvertures, les chaussons de lisières ou fourrés dits de Strasbourg, les lisières de drap, enfin les velours pour ameublement.
2° Les tissus de laine mélangée, qui comprennent : a] les sergés de Berry (lasting) chaîne laine, trame coton; b) les draps, casimirs et autres tissus foulés (chaîne coton), tissus ras non foulés (chaîne coton), la laine dominant, et suivant le poids de celle-ci au mètre carré; c) les tissus contenant en chaîne ou en trame plus de 10 7o de fils de soie ou de bourre de soie, la laine dominant en poids; d) les tissus chaîne entièrement soie, bourre de soie, la laine dominant en poids; e) les tapis de laine mélangée d'autres matières, quelle que soit la proportion du mélange; f) la bonneterie, la laine dominant en poids ; g) les tissus antres, la laine dominant en poids.
Pour ce qui concerne : les Tapis, la Bonneterie, la Ganterie, la Passementerie et les Rubans, les Tapisseries, les Chdles, les Dentelles et les Guipures, de laine pure ou de laine mélangée, nous renvoyons à ces divers mots. Nous n'avons donc à nous occuper ici que des draps, casimirs et autres tissus foulés ou non, des fez on bonnets rouges, toiles à blutoir, couvertures, chaussons de lisières et fourrés, lisières de drap et velours pour ameublement, ainsi que des tissus de laine mélangée autres que tapis et bonneterie. Les droits qui suivent sont aux 100 kilog. nets.
Les draps, casimirs et autres tissus de laine pure, foulés et ras non foulés comprennent : 1° les étoffes pour ameublement, pesant plus de 400 gr. au m. carré, 124 fr. T. G., 100 T. M.; — 2° la moire, 73 fr. T. G., 30 T.M.; — 3° les tissus pour habillement, draperie et autres, savoir : mousseline imprimée, 225 fr. T. G., 133 T.M. ; autres, pesant au m. carré (lisières comprises) : 230 gr. au plus, 210 fr. et 140; de 231 à 400 gr., 270et 220fr.; de 401 à 330 gr., 230 et 180 fr. ; de 531 à 700 gr., 190 et 140 fr. ; plus de 700 gr., 140 et 110 fr.
TISSUS IMPRIMES
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TISSUS IMPRIMES
l.es fez ou bonnets ronges payent (à ta pièce) 0 fr. 50 T. G., 0,33 T. M . : les toiles à blutoir (sans couture), 198 fr. et 160; les couvertures, 87 et 55; les chaussons de lisières et fourrés, 100 fr. et 87; les lisières de drap sont exemptes au.x deux tarifs; enfin, les velours pour ameublement (y compris les velours dits d'Llrecht en poils de chèvre mohair on en laine purs on mélangés, le poil de chèvre on la laine dominant, avec on sans mélange de soie dans une proportion inférieure à iO V.) payent 300 fr. au T.O., 223 au T. .M.
Tissus de laine mélangée : 1* le sergé de Berry (lasting) à chaine laine et trame coton paye 180 fr. T. G., 130 T. M . ; — 2* les draps, casimirs et autres foulés (chaîne coton) et ras non foulés (chaîne coton), la laine dominant en poids et pesant au m. carré : 200 gr. an plus, 211 fr. T. G., 150 T. M.: de 201 à 300 gr., 174 fr. et 125; de 301 à 400gr., 136 et 100; de 401 à 530 gr., 99 fr. et 75; de 551 à 700 gr., 74 et 60 fr. ; plus de 700 gr., 50 et 45 fr. ; — 3* les tissus contenant en chaine on en trame plus de 10 */. de fils de soie ou de bourre de soie, la laine dominant en poids, 297 fr. au T. G., 240 au T. .M. ; — 4" les tissus chaine entièrement soie, bourre de soie, la laine dominant en poids, 400 fr. T. G., 300 T. .M. ; — 5* tissus de laine mélangée autres, la laine dominant en poids, même régime que les tissus de laine pure, selon l'espèce (voy. ci-dessus).
TISSUS DE LIX. V. Tisses DE Ch.\xvre, Lin et Jute, et Lingerie.
. TlSSlS l)E POILS. V. .\lp.\g.\, Cachemire, Chèvres, Poils.
TISSUS DE SOIE. V. SoiERIES.
TISSUS ÉL.XSTIQUES. On appelle tissos élastiques ceux qui sont obtenus par la combinaison de fils de caoutchouc vulcanisé, entourés ou non de coton, de soie, de bourre de soie, employés comme chaîne, avec des fils de coton, de soie, de bourre de soie, d'alpaga, etc., emploj'és comme trame. Ils ne se fabriquent généralement qu'en bandes mesurant au plus 18 cm. de largeur. On en fait des bretelles, des jarretières, des ceintures ordinaires, des bracelets, des bandes pour cordonnerie (pour les chaussures dites à élastiques), etc., des bas pour varices, des ceintures et appareils similaires de l'art médical. (Voy. Bas et Ceintlres, Bretelles, Caoutchouc.)
Pour le commerce et les Douanes, voy. Caoutchouc.
TISSUS I.HPEUAIÉABLES. V. CAOUTCHOUC, IM- PERMÉABILISATION.
TISSUS I3II'Ri3lÉS, INDIENNES, ToiLES PEINTES.
Sommaire : Historique. — Les opérations de l'impression.
— Les couleurs : couleurs d'aniline. — Les effets du
protectionnisme. — Statistique : commerce français. —
Les conditions de la production.
Historique. — La peinture des tissus existait déjà dans l'antiquité. Les Égyptiens et les Grecs y étaient très habiles. Leurs procédés, décrits par Pline l'Ancien, ne différaient guère de ceux pratiqués encore de nos jours par les Turcs, les Persans et les Indiens. Le chevalier Chardin, dans son Voyage en Perse, nous dit que les plus belles toiles peintes se faisaient sur la côte de Coromandel. Elles étaient bien supérieures à ce qu'on faisait en Europe, et notamment en France; mais jusqu'à la fin du XVII' siècle elles n'étaient qu'un objet de curiosité et de luxe réservé aux grands seigneurs. La fondation de la Compagnie des Indes-Orientales en 1604, renouvelée en 1664, la visite d'une ambassade du roi de Siam en 1680 Gnirent par mettre à la mode les toiles peintes des Indes. Les imprimeurs français les imitèrent avec une grande periection, si bien que les tisseurs de laine se plaignirent que la consommation des étoffes de coton nuisait à leur industrie. Le roi Louis XIV
leur donna raison : le 26 octobre 1686 il rendit un arrêt déclarant qu'à partir de sa publication « toutes les fabriques de toiles peintes du royaume cesseront », que les moules et antres instruments seront détruits, les pièces de tissu imprimé confisquées on brûlées, et leurs détenteurs, ainsi que les imprimeurs et graveurs, seront punis de 3.000 fr. d'amende : «Car tel est notre bon plaisir », disait le roi en terminant. Il est vrai que cette industrie était entre les mains des huguenots et que le roi avait révoqué l'édit de Nantes l'année précédente; qu'il avait fait émigrer la plupart des fabricants de tissus de laine, qui étaient allés avec leurs capitaux s'établir à l'étranger et faire concurrence à la France, d'où le malaise dont le roi se plaignait. L'.\ngleterre, à ce moment-là, ne faisait pas de toiles peintes. Un Français nommé Lasnyer avait, en 1634, obtenu du roi Charles I" une licence pour faire en Angleterre des toiles peintes et des papiers peints; la révolution d'Angleterre l'empêcha d'aboutir.
Plus tard, un autre réfugié, Cabanel, obtint du roi d'Angleterre une licence analogue; mais, n'ayant sans doute pas réussi, il revint en France, créa dans l'Arsenal, à Paris, une fabrique qui disparut avec l'arrêt du 26 octobre 1686. En 1690 un antre huguenot créa une fabrique à Richmond, près de Londres, et deux autres l'imitèrent à Broomley Hall, près d'Essex, et à Battersea, près de Londres. De là cette industrie se transporta à Manchester, et c'est ainsi que le roi Louis XIV est devenu le vrai fondateur de la grande industrie cotonnière de Manchester, qu'avec plus d'intelligence il aurait pu réserver à la France. D'autres réfugiés français s'établirent à Berlin, à Brème, Hanau, Cronstadt, Altona, et en Hollande. De Luze, en 1688, se fixa à Xeufchàtel et avec son gendre Pourtalès créa une grande industrie en Suisse, il fut suivi à Genève par Pellet d'Orange et ÉsaïeCobeau du Languedoc; d'autres fabriques furent fondées à Saint-Gall, à Bàle, etc., puis à Mulhouse, où Schmaltzer s'établit en 1640 avec Moser, en 1656 avec Kœchlin et Dollfus, enfin à .\ugsbourg (1756), où travaillèrent Schale et Haussmann.
Cette industrie avait disparu de France, grâce à des édits de plus en plus sévères, qui s'adoucirent vers le milieu du siècle. A Marseille, port franc, nous voyons un Snisse nommé Wetter s'établir avant 1744 et travailler avec 700 ouvriers. En 1759 le roi autorise cette industrie, et Wetter construit une grande manufacture à Orange: Frey (de Genève) s'établit la même année à Boudeville, près Rouen, el Oberkampf à Jouy-en-Josas, près de Versailles. A partir de ce moment l'industrie des toiles peintes en France lutte avec l'Angleterre ; mais si elle a réussi à la surpasser pour les produits de luxe, elle a été forcée, grâce au renchérissement des prix de revient par le protectionnisme, à lui laisser la palme pour la grande production.
En 1786 on comptait en France plus de 120 fabriques de toiles peintes, sans compter l'Alsace. Aujourd'hui il n'y en a plus que 34. .Mais l'export. française a diminué, et l'on a imprimé dans la plupart des pays.
Les opér-\tions de l'impression. — La première opération à laquelle sont soumis les tissus qu'on veut imprimer est le blanchiment. Il consiste à faire séjourner les tissus de coton successivement dans de grandes cuves en tôle et à haute pression, remplies les unes d'une lessive de soude bouillante, les autres
TISSUS IMPRiMÉS
TISSUS IMPRIMÉS
d'une lessive de chaux. Les tissus passent ensuite dans des cuves à chlorer, des cuves à acide, des machines à laver. Après ce nettoyage mécanique, ils sont essorés mécaniquement par des hydro-extracteurs ou autres machines spéciales, puis séchés. Toutes ces opérations se font autant que possible à la continue, c'est-à-dire que les pièces sont cousues l'une après l'autre, de sorte que, que le premier bout de la pièce étant saisi par la machine, la pièce passe et les autres suivent. Le séchage se fait généralement au moyen de grands tambours métalliques chauffés à la vapeur.
Les pièces blanchies passent sur d»s machines à griller ou à flamber (le plus souvent sur des flammes de gaz), puis sur des tondeuses (ou ciseaux mécaniques en spirale) qui ont pour but de débarrasser le tissu du duvet qui le couvre, puis dans des machines à nettoyer, à brosser; enfinelles sont écrasées entre les rouleaux d'une calandre qui les rend lisses et les dispose à bien prendre la couleur.
Vient alors l'impression, qui se fait soit à la planche, soit à la machine.
Dans le premier cas la pièce est placée sur une grande table, quelquefois aussi longue qu'elle, où elle repose sur un drap de laine, pour donner de l'élasticité. Quelquefois on la colle sur une toile cirée placée sur le drap, pour empêcher le tissu de jouer. La planche d'impression est gravée en relief; les parties très fines de la gravure sont faites par des picots ou de petites lames de cuivre, ou par des clichés en alliage métallique. L'imprimeur verse la couleur (épaissie à la gomme où à l'amidon) sur un châssis de laine, où un enfant l'égalise avec une brosse; il y pose la planche à diverses reprises, jusqu'à ce que la gravure soit bien imbibée de couleur, puis il la place sur la pièce et la frappe avec un maillet (ou avec la main pour les petites planches), afin de faire pénétrer la couleur dans le tissu. La première planche imprime des points de repère pour la pose des planches de couleur suivantes à la bonne place.
L'impression avec la machine à rouleaux se fait avec des cylindres de cuivre gravés en creux. Cette gravure se fait quelquefois à la main, mais le plus souvent par des machines à molette, à pantographe, à guillocher, fort ingénieuses, qui constituent une industrie spéciale. Ces rouleaux (ou viroles) sont disposés autour d'un gros cylindre central appelé presseur; la pièce passe entre les rouleaux gravés et imbibés de couleur et le rouleau presseur. Les rou leaux tournent tons au moyen d'un moteur : la pièce s'avance entre eux et s'imprime.
La pièce a besoin d'être séchée rapidement, pour que les couleurs ne coulent pas l'une dans l'autre. Autrefois elle passait dans des chambres chaudes où la température était fort élevée; aujourd'hui elle passe sur des cylindres ou des plaques chauffées à la vapeur.
La pièce une fois imprimée, il s'agit de fixer les couleurs, c'est-à-dire de les combiner chimiquement ou mécaniquement avec le tissu, pour que le lavage ne les fasse pas disparaître.
Ce fixage, pour les couleurs «vapeur» (qui sont le plus généralement employées), se fait en plongeant la pièce dans une cuve à vaporiser en bois, en maçonnerie ou en métal, et en l'y laissant pendant uu temps variable (un quart d'heure à une heure, suivant les genres) en contact avec la vapeur à la pression ordinaire qui remplit la cuve.
On a commencé depuis quelques années à faire des vaporisages continus, dans lesquels la pièce marche, entre par un bout et sort par l'autre; mais il faut de très grandes précautions pour arriver à une bonne réussite, et il faut avoir beaucoup de pièces à faire. Les mordants qu'on imprime pour faire des couleurs garancées sont fixés par un passage en bouse de vache, et les pièces sont ensuite teintes en garance dans des cuves spéciales.
Une fois les couleurs fixées, on lave les pièces dans des machines spéciales pour les débarrasser de l'épaississement et du trop-plein de couleurs non fixées. Après le lavage, les pièces sont essorées, puis séchées par les procédés que nous avons déjà décrits. Quelquefois, pour aviver et solidifier certaines couleurs, parexemple les couleurs garancées, on donne des passages en savon. Puis on apprête, en recouvrant la pièce d'un apprêt à l'amidon ou à d'autres substances analogues. On fait maintenant des machines perfectionnées qui donnent successivement ces différentes opérations d'une manière continue, en sorte que la pièce entre par un bout, est successivement lavée, savonnée, relavée, apprêtée, puis séchée, et sort par l'autre bout, où elle est pliée mécaniquement.
Une machine qui joue un grand rôle dans l'apprêt est la rame, qui a pour but de mettre le tissu à fil droit, de lui donner une largeur égale, quelquefois de briser l'apprêt pour le rendre souple. Les rames étaient autrefois fixes. Aujourd'hui elles sont marchantes, c'est-à-dire que la pièce entre par un bout et sort par l'autre. Elles sont généralement formées de tambours à vapeur, de tuyaux ou de plaques à vapeur, qui ont pour but de sécher le tissu, qu'on a été obligé d'humecter pour lui permettre de conserver la nouvelle forme qu'on lui donne.
Certains tissus, par exemple les tissus de laine, sont mis sous presse entre des cartons chauffés qui leur donnent du lustre et du corps. D'autres fois les tissus de coton passent dans des beetles, machines où ils sont écrasés par une série de marteaux qui tombent d'une certaine hauteur. Ou bien ils passent par des calandres à friction, qui servent à faire par exemple les perses glacées, fort à la mode il y a quelques années. Il y a aussi des machines àmoirer de divers systèmes, à gaufrer, etc.
Les couleurs : Couleurs d'aniline. — Voici maintenant quelques détails sur les couleurs ellesmêmes. Pendant longtemps l'industrie des toiles peintes, comme celle de la teinture, ne disposa que d'un petit nombre de produits, venus la plupart de fort loin : l'indigo, la garance, la graine de Perse, faisant les bleus, les rouges, violets et noirs, les jaunes et les verts; les bois de teinture, le bois de Brésil, de Fernambouc, le campêche, la cochenille, ces derniers faisant les couleurs rouges, violets et noirs appelées « faux teint », tandis que la garance et l'indigo formaient la base du «bon teint». On les emploie soit en solution, soit combinés avec de l'étain ou de l'aluminium pour former des laques. Plus tard on mélangea avec de l'albumine des poudres métalliques, le jaune de chrome, le bleu d'outremer, le vert Guignet, le noir de fumée, et on coagula le produit en vaporisant l'étoffe. On obtint ainsi des couleurs résistant à la lumière du soleil, mais pas à un frottement indéfini, puisqu'elles ne sont fixées que mécaniquement, non chimiquement. On a det puis remplacé l'albumine d'œuf par l'albumine de
TISSUS IMPRIMES
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TISSUS IMPRIMÉS
.? et par la caséine. (Voy. Couleurs, Matières
oRANTEs, Teinture.)
\ joutons que la mécanique a été largement mise
iilribution pour la fabrication, la préparation ou