SO.00O
Commerce des Tissus français de cotox imprimés (C. S.) Importations 1895 1896 1897 1898
Kilog. Kilog. Kilog. Kilog.
Angleterre 306.300 292.000 277.700 203.400
Allemagne 620.300 866.000 743.800 557.100
Suisse 62.800 58.700 48.500 40.100
Antres pays 4.000 5.500 6.000 5.700
993.600 1.222.200 1.076.000 806.300 On voit que c'est ['.Allemagne, c'est-à-dire l'.AIsace, qal nons envoie tonjoars la pins forte partie de ces étoffes, qnoiqne cette import, diminue peu à peu. Exportations 1895 1896 1897 1898
Kilog. Kilog. Kilog. Kilog.
Algérie 350.000 350.000 280.000 374.500
Antres pays 959.900 862.000 650.000 480.100
1.309.900 1.212.600 930.000 854.600 Sur ces 854.600 kilog. environ 200.000 sont destinés aux colonies autres que r.\lgérie et aux pays de protectorat, de sorte que nous n'expédions guère dans les pays autres que nos colonies plus de 280.000 kilog., qui représentent une valeur de 1 million et demi de fr.
TITRAGE DE LA SOIE
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TITRAGE DE LA SOIE
On constate aussi que notre export, diminue sensiblement. La France imprime environ 18 millions de kilog. d'étoffes de coton, représentant une valeur d'environ 80 millions de fr.
L'impression sur étoffes ne peut être profitable pour le fabricant qu'à l'une des deux conditions suivantes :
1" Ou bien une production considérable, et par là même économique, c'est-à-dire l'impression d'un grand nombre de pièces à la lois sur un même dessin, ce qui exige une grande consommation, un grand débouché, un nombre immense de consommateurs pauvres qui tiennent avant tout au bas prix ;
2" Ou bien des prix élevés qui permettent une petite production, mais ne seront payés que pour des genres de haute nouveauté artistique destinés à la clientèle riche. Ces prix élevés permettent seuls au fabricant de faire les frais de dessins, de gravure, d'échantillonnage de couleurs qui sont nécessaires pour produire des œuvres d'art. C'est là la spécialité des impressions d'Alsace. Mais comme dans ces derniers temps la concurrence des copistes et imitateurs a fait baisser les prix de vente, l'industrie n'a plus été rémunératrice, et beaucoup d'établissements ont dû fermer, au détriment des tissages et des filatures qui les alimentaient.
La grande production à bon marché de la première alternative est celle des Anglais, qui vendent à toutes lespopulationspauvres du globe. Âlais lesystème protecteur, qui leur a fermé beaucoup de pays, tels que les États-Unis, la Russie, l'Italie, a diminué leurs débouchés, tandis que dans les pays protégés l'industrie se développait en se concentrant dans quelques grands établissements. Il en résulte, dans l'ensemble, la fermeture d'un grand nombre d'usines, sauf peut-être en Russie, où des conquêtes incessantes augmentent le débouché par l'annexion de populations pauvres qui emploient l'indienne. Charles TmERRY-MiEG.
TITANE. C'est un des métaux les plus infusibles que l'on connaisse; il est de couleur noire. On le trouve en combinaison avec d'autres corps : combiné avec l'oxygène (acide titanique), il forme le rutile et l'anatase; en combinaison avec l'oxyde de fer, il forme le fer titane; avec l'azote et le charbon, il forme de petits grains cubiques, d'un rouge de cuivre, dans certaines scories des hauts fourneaux.
Il existe du titane rutile dans le nord de la Nouvelle-Calédonie en assez grande quantité, de même en Dauphiné, en Suisse, dans l'Oural, aux États- Unis.
On ne lui connaît pas encore d'applications industrielles.
TITRAGE DE LA SOIE. Le titrage peut être regardé comme la principale opération de l'essai des soies (voy. ce mot). En effet, lors de la vente d'une soie, le prix est généralement en rapport avec le degré de finesse ou de pesanteur de la matière : le vendeur énonce le poids ou la grosseur figurée en quelque sorte par le poids. L'acheteur tient à ce que cette déclaration soit contrôlée, et ce contrôle est obtenu par l'épreuve appelée titrage. Mais il ne faut pas perdre de vue que, dans l'essai des soies, on ne procède à leur comparaison que d'une façon approximative. En effet, les qualités qu'on constate dans la soie sont variable, en ce sens qu'elles varient suivant l'espèce, la race, la nourriture du ver à soie, suivant l'éducation, le climat et la région. Et ces qualités sont différentes : c'est la finesse, le poids, la ténacité, l'élas-
ticité, la ductilité; c'est aussi la proportion du grès^ (Voy. Condition des Soies.)
La première opération de l'essai consiste dans le prélèvement d'un certain nombre de flottes d'une longueur déterminée et dans leur pesage.
Le titre représente un rapport : le rapport du poids d'une longueur donnée et fixe d'une soie prise pour terme de comparaison au poids de la même longueur d'une soie quelconque \
Des soies dont le titre est exprimé par le même nombre de deniers dans des systèmes différents ne sont pas semblables : cela est tout naturel.
Quand on dit qu'une soie titre lOdeniers au système décimal, on dit que 500m.de cette soie pèsent 10 fois 0 gr. O;j00, ou 10 fois le poids de la soie dont 500 m. pèsent Ogr. 0500 et dont le titre est dit un denier (voy. ce mot).
A mesure que les relations entre les nations se sont développées, sont devenues plus fréquentes et plus importantes, les inconvénients de la diversité des modes de numérotage des fils ont été plus sensibles, et l'on décida de se concerter pour mettre fin à cet. état de choses. On résolut de profiter de l'ouverture de l'Exposition universelle de Vienne en 1873 pour réunir dans la capitale de l'Autriche un congrès international dans lequel fut posée la question du numérotage (voy. ce mot) des fils textiles. Il s'agissait de l'uniformiser et de le mettre en harmonie avec le système décimal. Le kil. devait être l'unité de longueur et le kgr. l'unité de poids. On se refusa, dans l'industrie de la soie, à accepter un pareil régime, et en décembre 1873 la Chambre de commercede Lyon avait pris l'initiative d'un congrès spécial, quand, au congrès tenu à Bruxelles en septembre 1884, fut adopté le principe que la Chambre de commerce de Lyon appliquait en partie depuis 1856. La discussion fut reprise dans d'autres assemblées et congrès, à Turin, à Francfort-sur-le-Mein et à- Vienne, et l'on finit par admettre le principe d'une longueur fixe avec un poids variable (le numérotage pour les fils autres que la soie étant basé sur le principe d'une longueur variable de fil contenue dans un poids fixe, le kgr., et exprimée en nombre rond de 1.000 m.).
Il fut convenu qu'on prélèverait, pour la soie, 20 flottillons de 500 m. chacun, qu'on les pèserait séparément en milligrammes, qu'on additionnerait tous les poids, et que le poids total de fils de 10.000 m. de longueur, exprimé en gr. et fractions de gr., serait le titre de la soie.
La Chambre de commerce de Lyon accepta cette décision. C'était en 1875. Ce mode de titrage est toujours en usage: la flotte de 500 m. est l'unité de longueur pesée par le demi-décigramme (50 milligr.), ou, suivant la définition adoptée à Turin, un fil de 10.000 m. de longueur est l'unité de longueur pesée par gramme et demi-décigr. (cette unité de poids pouvant être différente). Toutefois le commerce ne s'est pas habitué à parler de gr. pour exprimer le titre de la soie, et l'on a pris le parti de donner à la condition publique de Lyon, sur les bulletins de titrage, en regard du titre en nombres décimaux, l'ancien titre en deniers correspondant.
L'essai, tel qu'on le pratique au bureau public de titrage de Lyon, porte sur la balle entière.
1. Le titre d'une soie par rapport à une soie type, c'est le rapp du poids d'une longueur L de cette soie au poids P de la me:: longueur L de la soie type.
TITRAGE DE LA SOIE
TITRAGE DE LA SOIE
Le poids de la balle varie suivant les provenances : France et Italie, deîKi à lOi) kilog. : Chine, de 48 à 34; •Canton, de 48 à 30; jaunes de Chine, de 60 à 70; Japon de (30 à 70; tussah, de 60 à 64.
On opère sur 3 matteaux de soie pris sur 3 points •différents de la balle par unagentderétablissement, «tl'on prélève 4 écheveanx sur chaque mattean.
Le procédé de titrage est le même ponr la soie •grège et ponr la soie moulinée, toutefois avec cette différence que, pour la soie grège, une opération préalable est nécessaire: le dévidage du fil sur des •roquets. Le dévidage permet de juger de la qualité de la soie grège d'après le nombre des ruptures.
La soie est placée sur une tavelle; elle va de là à un guindre qui mesure exactement 1 m. 23 cm. de j)érimètre et qui est mobile autour d'nn axe horizontal. <Iet axe est muni d'une roue dentée qui commande nne série d'engrenages mettant en mouvement un compteur. Quand l'aiguille du compteur a exécuté Tine révolution complète, correspondant à 400 tours du guindre, un appendice adapté à l'axe de l'aiguille détermine l'arrêt instantané de l'appareil parle soulèvement du guindre, lequel cesse d'être en contact tivec le disque de friction. L'appareil est muni d'un casse-151 qui arrête également le guindre quand le fil vient à se rompre. .\ussitôt que celui-ci est rattaché, l'instrument est remis en mouvement. L'éche- Tette obtenue, quia exactement 300 m. de longueur, est pesée dans une balance de précision. L'ensemble des vingt pesées donne le poids de 10.000 m., le poids moyen permettant d'obtenir le titre moyen de 300 m.
On pèse avec des gr. et des fractions décimales du :gr. à la Condition publique de Lyon, et le total, divisé soit par l'unité deO gr. ŒiOO.soit par l'unité de •0 gr. 0331 (l'ancien grain), donne le nombre de deniers au titre décimal, ou an titre de la Condition, ou au titre usuel lyonnais. Rien n'est plus facile que «es conversions de titres. Dans des bureaux particuliers d'essai, à Lyon, on pèse directement avec l'ancien grain de 0 gr. 0331 ou avec ses multiples.
Nous avons parlé du titre de la Condition de Lyon, qui est inscrit obligatoirement sur le bulletin de titrage. La longueur fixe des échevettes a été portée de476à300parsuited'nnedélibération de la Chambre de commerce de Lyon du 21 août 1836, approuvée par le ministre du commerce; la pesée se fait avec le grain de Ogr. 0331. En réalité, ce titre n'est pas en usage.
Chaque opération de titrage an bnreao publie de titrage de Lyon est constatée par un bulletin qui présente les résultats de l'essai, composé de vingt •épreuves, c'est-à-dire:
Les vingt pesées partielles en gr. et centigr. et en deniers de 0 gr. 0531 :
Le total de ces vingt pesées en gr. et en deniers;
Le titre sur 500 m. exprimé en gr. et décigr. ;
L'ancien litre sar47Gm. expriméen deniers de Ogr. 0531.
Le rapport entre le titre décimal et d'autres titres •est représenté parles nombres suivants:
1,000 denier litre décimal 1300 m., 0 gr. 0300). = -Od. 896, titre usuel de Lyon (476m., 0 gr. œ31) = 0 d. 900, titre légal italien (430 m., Ogr. 0300).
Nous reviendrons plus loin sur ces rapports.
Titre conditionné. — Le règlement du bureau public de titrage prescrit de mentionner sur les bulletins, en regard du titre ordinaire ou titre à l'air Jibre, le titre conditionné. Cette obligation paraît
toute naturelle, on pourrait même dire nécessaire. Elle est toutefois sans importance. En fait, le commerce n'en tient aucun compte, et cela s'explique.
Le poids de la soie qui fait loi entre l'acheteur et le vendeur est le poids conditionné, c'est-à dire le poids de la soie anhydre augmenté d'une rentrée de Il pour 100 d'humidité normale. Il devrait donc y avoir un titre à l'absolu, augmenté de cette reprise de H ponr 100.
Mais dans l'opération du titrage la soie est soumise à une double ventilation qui lui enlève précisément l'humidité que le conditionnement lui aurait fait perdre, de sorte qu'il n'y a qu'nne très faible différenceentre le titre à l'air libre et le titre conditionné. La preuve en a été faite. On a relevé au hasard, sur les registres du bureau de titrage, en 1877, les résultats de soixante expériences, et l'on a obtenu les moyennes suivantes :
ssoies «'rèo-es Titre i à l'air libre 12,10
^oi<^s ^r^^^^s. iiire ^ conditionné 18,03
n.„,„^:„„ T:f.« i à l'air libre 33,03
Organsins. Titre | conditionné 3Ï,S9
Trames. Titre \ » ''«l^'"""? ^9,91
( conditionne 39,92
Les différents titres. — On compte en Europe et en Asie 34 établissements pour la condition des soies, dont 14 en France et 12 en Italie. Le nombre des bureaux de titrage est moindre; il y en a 29: 7 en France et 8 en Italie. Le bureau public de titrage de Lyon a été institué par décret du 23 juin 18.36 et a été ouvert le 12 avril 1838: il a été annexé à la Condition des soies. Le titrage de la soie est une industrie libre àLyonetàSaint-Étienne, et l'on compte à Lyon plusieurs établissements privés d'essai des soies.
On connaît six titres différents, dont deux ne sont plus en usage :
Le titre décimal, dit international, dont l'unité, le denier, présente une longueur de 300 m. pour un poids de 0 gr. ttiOO (300 dix-milligr.), est adopté à Lyon,à Créfeld et à Elberfeld.
Le titre dit de la Condition de Lyon, dont le denier présente une longueur de 300 m. pour un poids de 0 gr. 0o3l (331 dix-milligr. : c'est l'ancien grain), est adopté au moins nominalement à la Condition de Lyon.
Le titre ancien on nsnel de Lyon, dont le denier I présente une longueur de 476 m. (400 aunesl pour un poids de 0 gr. CKS31 (331 dix-milligr. i, est adopté à Lyon et à Londres.
L'ancien titre de .Milan, dont le denier présente une longueur de 476 m . pour un poids de 0 gr. QoH (311 dix-milligr.), a été en usage à Milan.
L'ancien titre de Turin, dont le denier présente une longueur de 476 m. pour un poids de Ogr. 0333 (33:j dix-milligr. : l'ancien grain piémontais;,a été en usage à Turin, à Créfeld, et l'est encore quelquefois sur ce dernier marché.
Le bureau de Turin {Snggio normale délie Sete) fut établi par un décret du 26 décembre 1833 et ouvert au public le 1" janvier 1834. Comme le système décimal avait été rendu obligatoire dans les États Sardes par la loi du 11 septembre 1843, la Chambre de commerce de Turin l'appliqua à l'essai des soies. Elle décida que l'échevette serait de 430 m. et que le poids résultant des essais serait exprimé endemi-décigr., qui seraient appelés encore deniers (art. 9 et 10 du règlement dn 27 décembre 18.33). Après la guerre de 18.39 le nouveau titre de Turin
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