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TONGA

porcelaines, d'émaux, de laques, de papiers, de produits chimiques.

Collège ou Faculté des ingénieurs possédant de très riches collections. Écolesupérieure decommerce, École des arts et métiers. Le mouvement commercial de Tokio est considérable. Les import, consistent surtout en machines, matériel de chemins de fer, tissus, cuirs, etc. ; les export., en thé, riz, métaux, houille, poissons séchés.

On a découvert (1900) de puissants gisements de pétrole dans le district d'Échigo, non loin de Tokio. Une trentaine de Compagnies au capital total de 12 à 15 millions de yen (30 à 40 millions de fr.) les exploitent dès à présent (juillet 1901). Elles se proposent d'établir une conduite métallique pour le transport facile, rapide et peu coûteux du pétrole d'Échigo jusqu'à Tokio, à l'instar du système de tuyautage établi dans le même but entre Mihaïlovo et Batoum. (Voy. Pétrole : Russie.)

Siège de la Banque du Japon. Légation de France. Centre de chemins de fer sur le N., l'O. et le S. de l'île de Nippon.

TOLE. V. Acier, Fer.

TOLKRIE. V. Quincaillerie.

TOLOSA. Ville de 8.500 hab., à 25 kil. de Saint- Sébastien, sur la ligne de Madrid à Hendaye. Tanneries, fonderies, brasseries, raffineries. Mais l'industrie la plus importante est celle du papier et dérivés, qui emploie env. 30.000 T. de matières premières. L'expert, aux anciennes colonies espagnoles des Antilles, qui était très considérable, a beaucoup diminué; le Mexique et les Républiques sudaméricaines reçoivent en partie aujourd'hui les produits qui prenaient jadis la route de Cuba et de Puerto-Rico. A. B.

TOLu. (Voy. Baumes.) L'oléo-résineou baume de Tolu est insoluble dans le sulfure de carbone et les huiles essentielles, ce qui permet de distinguer ses falsifications, car les résines communes avec lesquelles on peut l'adultérer se dissolvent bien dans ces derniers véhicules. Ses usages principaux sont attachés aux dérivés du tolu, toluène et toluidine, qui donnent de très nombreux produits (rouge de toluène, chrysotoluïdine, safranine,etc.) utilisés dans l'industrie des couleurs et en teinture. (Voy. Couleurs et Matières colorantes.) D' J. Lau.monier.

TOLUKMÎ ET TOLUIDINE. V. ANILINE et ToLU.

TOMBAC. Alliage de cuivre et de zinc. (V. Alliages, Cuivre.)

TO.MIJOUCTOU. Ville du Sahara méridional, à 10 kil. au N. du bras le plus septentrional du Niger, à 1.550 kil. N.-I']. de Saint Louis, 2.400 S. -0. d'Alger et 1.700 N.O. de Kouka, par 16° lat. N. et 5" long. 0. de Paris. Pop. : 10.000 hab. seulement, après avoir été de 50.000.

Lieu de rencontre des grandes routes de caravanes dn Sahara et du Soudan, Tombouctou est le marché le plus important de l'Afrique Occidentale pour l'échange entre les produits du Nord et ceux du Sud. On y compte près de 8.000 commerçants. Le mouvement des affaires s'élève annuellement à 20 millions de fr. env. Les import, consistent surtout en étoffes anglaises et allemandes venant de Mogador, sel de Taodéni,fer, perles, ivoire, cire, miel; les export., en plumes d'autruche, gomme, peaux, ivoire.

Les ports de Tombouctou sur le Niger sont : Kabara et f^orioumé. Leur mouvement est d'environ 60.000 t. par an.

Les payements se font en monnaie d'argent française. Il y a un comptoir français à Tombouctou.

Voy. Caravanes, Touat.

TO.iiSK. Ville de la Sibérie Occidentale (Russie), chef-lieu du gouvernement de même nom, sur la rive droite de la Tome, au confluent de l'Ouchaïka. Point terminus de la branche Taïga à Tomsk de la grande ligne sibérienne. Par le nombre de ses hab. (52.430, recensement de 1897) Tomsk est la première des villes de la Sibérie. Université (Facultés de mé decine et de droit).

C'est aussi une place commerciale et industrielle importante, grâce à sa position centrale et aussi à ce fait qu'elle est le point oriental extrême de la navigation dans le bassin de l'Obi. L'industrie est beaucoup plus développée à Tomsk que dans les autres villes sibériennes. D'après les statistiques officielles, on y compte 211 fabriques et usines avec une production de 2.149.405 roubles (distilleries, brasseries, tuileries, tanneries, fabr. d'allumettes, carrosserie, etc.)

Tomsk est le siège de toutes les institutions administratives et judiciaires de la province; de l'administration des mines, avec son laboratoire pour la fusion de l'or; de la direction du chemin de fer Sibérien-moyen et de l'administration commerciale du chemin de fer Sibérien. Une bourse de commerce y a été récemment fondée.

Succursales de la Banque de Russie, de la Banque du commerce de Sibérie, de la Banque Russe pour le commerce étranger, de la Banque publique Sibérienne; agences des Banques de Crédit foncier de Yaroslavl-Kostroma et de Nijni-Novgorod-Samara.

Pour les mesures, poids et monnaies, voy. les mots Mesures et Russie. P. A.

TOXDEUSE. L'invention des tondeuses remonte à l'année 1866.

Le principe de la tondeuse réside dans le jeu de deux peignes en acier superposés et coulissant l'un sur l'autre. Lorsque les deux peignes sont bien juxtaposés et n'en forment pour ainsi dire qu'un, on introduit l'instrument sous le poil, et en faisant coulisser le peigne supérieur, dont les dents sont tranchantes, le poil se trouve coupé à la hauteur déterminée par l'épaisseur du peigne inférieur.

On a commencé par faire des tondeuses pour les chevaux; on les fait marcher avec les deux mains. Plus tard, on en a fait pour la barbe et les cheveux. Ces dernières sont beaucoup plus légères, elles ont les branches munies d'anneaux que l'on manœuvre d'une seule main, comme les ciseaux.

Les tondeuses se fabriquent à Sheffleld, à Paris, en Amérique et dans le Doubs. Camille Page.

Tondeuse électrique. — On commence à utiliser en Angleterre une tondeuse électrique qui consiste en un fil d'iridio-platine tendu entre les pinces d'un support réfractaire et dans lequel on fait passer un courant de 60 ampères sous 4 volts. Les conducteurs du courant sont reliés à l'instrument par les poignées au moyen desquelles on le tient et le dirige. 8 à 12 moutons peuvent, avec cet appareil, être tondus en une heure, avec une dépense d'électricité moindre de 1/2 centime. La laine serait séparée de la peau avec une extrême rapidité et sans aucun dommage.

TOXGA. Archipel de la Polynésie, sous le protectorat de l'Angleterre, limité à l'O. par l'archipel des Fidji, à l'E. par celui des Samoa, et compris entre 15" — 23° 30' lat. S., 173<" — 177» long. 0. de

TOXKIX

TONKIX

Greenwicli. Snp. : 997 kil. carrés. Fop. : 20.917hab. en 1897, dont 479 étrangers, la plupart anglais. Les îles se répartissent eu 3 groupes appelés respectivement Tonga, Ilaapaï et Haafululiaa ou Vavau; à ro. elles sont boisées et d'origine volcanique, à l'E. madréporiquos. Cap. : Siikuatofa.

Le Pouvoir exécutif appartient au roi. L'assemblée législative se réunit tons les deux ans. Les revenus annuels sont de 500.000 fr. env., les dépenses un peu moindres. Climat très humide. Des traités d'amitié conclus avec r.\llemagne(i876), la Grande- Bretagne ( I879,i et les États-Unis d'.\mérique (1888) ont ouvert l'archipel au commerce étranger. Consulats allemand et anglais.

Le sol est bien cultivé par les indigènes. Ignames, cocotiers, bananiers, café, maïs, coton.

Le mouvement commercial a été le suivant (en milliers

de fr.) :

(mportatlons 2.272 1.86i 879

Exportations 2.35!) 1.622 866

La part de l'.\ngleterre a été de 538.000 fr. à l'import.

et 643.000 f r. à l'e-xport. ; celle de l'Allemagne, de 314.000 fr.

à l'import. et 311.000 fr. à l'export.

Les import, se font surtout en : étoffes 191.000 fr. en 1898,

produits alimentaires 88.000, céréales et farines 54.000;

les export., en coprah 740.000 fr. et fruits 81.000. Le tonnage des navires entrés a baissé de 86.699 t. en 1896

à 81.400 en 1897 et 81 .000 en 1898, dont 74.388 pour les nav.

anglais, 5.177 pour les norvégiens et 931 pour les allemands. Les monnaies légales de l'archipel sont les pièces d'or

et d'argent anglaises, américaines et allemandes ;on compte

en dollars et en shillings. Les poids et mesures sont les

mêmes qu'en Angleterre.

TOXKIX. En bordure sur trois provinces de la

Chine méridionale, sur le Laos à l'O., l'Annam an S.

Le climat est pénible en été. Les deux saisons, sèche et pluvieuse, sont inverses de celles de Cochinchine. L'hiver, d'octobre à mars, est réconfortant; les pluies commencent en mai ; quand le baromètre descend au-dessous de 7;50 mm., c'est l'indice d'un typhon que les observatoires de Chine annoncent ordinairement.

La propriété individuelle existe chez les Annamites, comme la propriété collective. On emprunte sur récolte à 36 0 0 et souvent à 1000/0, les intérêts s'ajoutant au capital.

Le riz est la nourriture et la culture générales, mais les deux récoltes ne sulfisent pas et l'export. est minime. Xombreux arbres à fruits ; mûrier, coton, ramie, cocotier, arachide, ricin, sésame, gommegntte, aréquier, tabac, poivre, badiane (anis étoile), cannelle, caoutchouc, essences et bois. Les pavés en bois de Paris viennent en partie de l'Indo-Chine. Animaux : buffles, bœufs, porcs, chevaux, volailles.

Industrie. — Les cotonnades indigènes n'atteignent pas le 1/10« de la consommation. La Qlatnre française de Hanoï comprend 10.000 broches, celle de Haiphong 20.000, et une troisième va s'installer à Xam-Dinh. Le sucre de canne est grossièrement fabriqué. On décortique et l'on blanchit le riz dans des usines devenues chinoises. Distilleries de riz, fabriques de vermicelles et pâtes. L'industrie de la soie est à développer : on a fondé une magnanerie modèle.

Les pêcheries, les salines, les briqueteries, huileries, sont des industries indigènes.

Le Tonkin est un pays minier. Les gisements de charbon sont abondants; mais c'est de l'anthracite pure, qui exige un mélange et des grilles spéciales.

et la mer à l'E., le Tonkin a 90.000 kil. carrés de snp. | La houille grasse très abondante a été constatée à

entre 101- lOo" 40' long. E. et 20° 23' 20' lat. N. Le Delta compte 10 millions d'.Vnnamites, 200.000 individus de races diverses (Man.Thos, Nongs, Moïs) et 300. (XX) Ciiinois. Les colons français sont (1900) au nombre de 500, exploitant 197 domaines comprenant ÎW.OOO hect. ; les fonctionnaires en exploitent 30.000, les commerçants 40.000, les entrepreneurs 20.000; les missionnaires sont propriétaires de plantations étendues, dont on ne connaît, sauf en Cochinchine et au Cambodge, ni le nombre ni la superQcie.

Le gouverneur général est assisté d'un conseil de protectorat et d'un conseil de défense. On compte 14 provinces et 10.000 communes. Le pays est défendu par 8.000 hommes de troupes européennes et 14.000 indigènes : total, 22.000, plus 4.800 miliciens encadrés et les milices mandarinales.

Le budget des dépenses se monte en 1901 à 4 millions 197.950 piastres de 2 fr. GO. L'impôt annamite, qui était en 1896 de 2.450.000 p., vient d'être augmenté. Les revenus indirects sont passés de 1.769.000 eu 1891 à 4.300.000 p. en 1897. La dépense totale de l'IndoCliine est en 1901 de 59.800.000 fr. ; sur les 25 millions de l'armée, 16 millions sont payés par la colonie. Dette, 280 millions.

Les impôts sont directs et indirects. Le tarif général métropolitain des Douanes, rendu applicable par la loi de janvier 1892, a été modiflé par le décret de novembre de la même année. Les droits établis sont : ceux de sortie des riz (0 p. 25 par picul de 60 kilog.), plus une surtaxe variable (de 20 cents ; en 1898) ; les droits sur les liquides, les sels, la cannelle, la badiane, le pétrole, le tabac, les bois, les phares et pilotages.

la frontière, près de Lao-Kaï. L'or, l'argent, le cuivre, le zinc, le plomb, le fer, l'étain, le soufre, le cinabre, le nitre, donneront lieu à des exploitations quand les transports seront organisés. Le régime des mines est réglé par le décret du 27 février 1897.

Le Tonkin est sillonné de fleuves et de canaux. L'inondation annuelle est contenue par des digues. La route mandarine de Hanoï à Saïgon est coupée par des montagnes et de mauvais bacs sur les fleuves : c'est le tracé suivi par le cbemlQ de fer en construction.

Les canaux d'irrigation. — Les trois provinces d'Hanoï, Bac-Xinh et Hung-Yen sont celles ou les irrigations peuvent rendre le plus de services. Par convention du 7 mars 1900, l'Administration a pris l'engagement de construire, dans le délai de 10 ans, des canaux d'irrigation dans ces provinces jusqu'à concurrence d'un débit de 50 m. cubes à la seconde pris au fleuve Rouge et, pour commencer, de mettre en adjudication, avant le 1" septembre 1901, nn réseau de canaux correspondant au débit de 10 m. cubes. On estime à 5 millions de fr. environ le coût de ces travaux.

Les chemins de fer. — Il existe en 1901 au Tonkin 100 kil. de chemins de fer en exploitation de Phu- Lang-Thuong à Lang-Son et 45 kil. d'Hanoï à Phu- Lang-Thuong, ces derniers sur le point d'être achevés'. Les nouvelles lignes entreprises, grâce à l'em-

1. Une loi en date da 5 jaillet 1901 a approavé la convention conclne entre le gonvemear général de l'Indo-Chiue et un certain nombre d'établissements financiers pour la construction des chemins de fer du Ynnnan. Cette convention assure l'exploitation du chemin de fer de Hal-Phong à Yunnan-Sen et la construction de

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