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TRIPOLITAINE

Dette publique 582,9 618,3 923,4

Import, totales 2.241,4 2.089,3 2..')35,9

— du Royaurae-Lni. 634,7- 739,5 949 6 Export, totales 2.240,6 2.238» 2.572,8

— du Hoyaumn-Uni. 1.186.4 793,4 889,6

Cwts Cwts Cwts

— de sucre 1.273,3 987,3 1.043,9

L'année 1899 comprend les chiffres de Tabago. Sur une superficie totale de 1.120.000 acres (de

40 ares 1/2), 442.924 ont été aliénés et 270.000 seulement sont affectés à la culture. Le sol est très fertile. La canne à sucre occupe 57.000 acres, le cacao 103.000, le caféier 1.500, le cocotier 14.000, les pâturages 10.000. Le lac de la Braye a fourni, en 1898, 100.208 T. d'asphalte pour l'export.

Les import, consistent surtout en : tissns, vêtements et mercerie 434.000 liv. st. en 1899, machines et quincaillerie 173.000, farine 149.000, cacao 121.000, riz 104.000, peaux 78.000; — les export., en : sucre 714.000 liv. st., cacao 898.000, asphalte 150.000, vêtements, tissns et mercerie 129.00(3, peaux 86.000. Les marchandises passant en transit par la Trinidad forment environ 23 % du total des export.

Le commerce s'est réparti comme suit entre les princijianx pays : à l'import. : Royaume-Uni 949.000 liv. st., États-rnis 628.000, Venezuela 531.000, possessions britanniques 228.000, France 73.000; — à l'export. : Royaume- Uni 889.000, États-Unis 883.000, Venezuela 318.000, France 304.000, Allemagne 55.000. La France est le meilleur client de la Trinidad pour les achats de cacao.

Escale bi-mensuelle de la Royal Mail (ligne de la Rarbade à la Trinité), de la Malle Royale des Indes Occidentales, escale mensuelle de la Compagnie Transatlantique (ligne de Fort-de-France à Cayenne).

130 kil. de chemins de fer et 1.110 de lignes télégraphiques.— Vice-consulat de France.— Les droits de douane sont de 5 7.. cid valorem sur un grand nombre d'articles ; quelques-uns sont spécifiques; certaines marchandises entrent en franchise. (Voy. tarif de 1892, Ann. Com. Ext., 6* fasc. de 1898.)

TRIOI'HTALSIK. Nom donné par les anciens à l'onyx œillé, variété d'agate. (Voy. ce mot).

TRIPKRIK. V. Abattoirs, Halles.

TRIPOLI. Capitale et ville commerçante, la seule pour ainsi dire de la Régence de Tripoli de Barbarie : au mot Tripolitaine, on trouvera des renseignements sur son commerce et sa navigation. Sa position sur le bord de la mer est admirable; elle compte 30.000 hab., dont 20.000 Arabes et Berbères, 6.000 Juifs et 4.000 Européens (sans tenir compte de la pop. de la banlieue, soit 10.000). Après quelques travaux d'amélioration son port pourrait devenir l'un des plus beaux et des plus sûrs de tout le littoral nord-africain. On y trouve trois offices postaux : ottoman, français et italien, ainsi que des écoles des trois nationalités.

Les navires sont soumis, à l'entrée, à des droits de phare do 10 à 20 paras, puis à une patente de santé de 8 à 20 paras. Les frais, soit à l'embarquement, soit an débarquement, ressortent à environ 7 fr. par tonne. (Le para vaut à peu près un demicentime).

TRIPOLI (de Syrie). Ville maritime de Syrie, à 65 kil. N.-E. de Beyroutli, par 34» 27' 6' lat. N. et 33° 29' 9' long. E. de Paris. Pop. : 26.000 hab., dont 16.000 Musulmans. En fait, Tripoli se compose de deux villes distinctes : Tripoli-marine (8.000 hab.), sur le bord de la mer, où sont la douane, les agences maritimes, etc., et Tripoli-Ville (18.000 hab.), à 3 kil. dans l'intérieur; elles sont reliées par un tramway. Tripoli possède deux rades : celle du N., sûre, mais exposée aux vents du N.-E., assez

fréquents et forts en hiver, et celle du S., abritée contre ces vents par le cap qui forme Tripoli-Marine. Homs, à 96 kil. dans l'intérieur, et llamah, à 46 kil., sont en relations avec Tripoli par une route carrossable où s'effectue un service de chariots quotidien pour les marchandises et un de diligences, trihebdomadaire, pour les voyageurs.

De 1897 à 1898 les import, se sont élevées de 378.000 à 419.000 fr. : farine 78.000, sel 71.000, cotons filés et autres produits manufacturés 47.000, sucre, peaux et cuirs, vins et spiritueux ; les export., de 1.069.000 à 1.170.000 fr. : noisettes en coques 618.000, noisettes décortiquées 111. 000, noix décortiquées 57.000, dont 42.000 pour la France.

Voici la répartition du commerce des principaux pays en 1898 : à l'import. : Turquie 270.000 fr., Angleterre 32.000, Autriche 46.000, Russie 21.000, France 16.000; — à l'export. : Russie 344.000 fr., Turquie 324.000, Autriche 262.000, Egypte 110.000, France 91.000.

Le mouvement maritime a été, en 1899-1900, de 1.924 nav. jaugeant 480.000 t., dont 411 vapeurs avec 458.000 t. se répartissant comme suit : pavillon autrichien 120.000 t., anglais 100.000, russe 87.000, français 75.000, ottoman 47.000.— Escale des paquebots de la Compagnie Russe de navigation à vapeur et de commerce (ligne d'Odessa à Alexandrie) et des Messageries Maritimes. — Vice-consulat de France.

TRiPOLis. (Grèce.) Chef-lieu du départ. d'Arcadie, dans le centre du Péloponèse, par 37° 30' lat. N., 20° 2' long. E.; 15.901 hab. avec la banlieue. Station principale des chemins de fer du Péloponèse, à 212 kil. d'Athènes, et centre du commerce intérieur de cette province. Succursale de la Banque Nationale. Tanneries, distilleries, forges, serrurerie, fabrication de flanelles, couvertures et tapis pour l'export. Le pays, montagneux, produit des vins excellents, même du « Champagne » et du « cognac » ; les autres produits sont les raisins, le fromage et un peu de bétail. A. T. B.

TRIl'OLlT.vi.\K. Vilayet ou prov. de l'Empire ottoman, administrée par un gouverneur général ayant le titre de vali ou de pacha, et dont la capitale est Tripoli de Barbarie (par opposition avec Tripoli de Syrie). C'était avant 1835 une Régence ou État autonome gouverné par un prince de la dynastie des^ Caramauli. Elle comprend une vaste portion du continent africain, entre les frontières de l'Egypte à l'E. et celles de la Tunisie à l'O. ; elle est limitée au N. par la Méditerranée, au S. par le Sahara. La pop. en serait de 1 million d'hab. ; les derniers relevés turcs, déduction faite des Européens, des juifs et des hab. du Fezzan, évaluent le nombre des adultes mâles à 299.000. On ne compte dans le vilayet que 5.000 Européens.

On ne peut considérer comme plus ou moins productifs que les 400.000 kil. carrés environ situés entre la mer et les collines de grès qui courent parallèlement au littoral. Sur ces premières collines mêmeson rencontre les oliviers, les arbres fruitiers, l'orge et dans d'autres parties les palmiers, ainsi que les orangers et les citronniers. Le climat de la côte est humide et chaud; tantôt les gelées blanches, tantôt le vent brûlant du désert compromettent les récoltes ; la neige se montre quelquefois au sud de Tripoli. La pluie, fort rare, tombe toujours à torrents et dévaste les champs; les rivières font défaut, de même qur tous travaux d'irrigation.

L'agriculture souffre non seulement de ce manq| d'eau, mais de la rareté de la main-d'œuvre;

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