‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 107 sur 1134 · H.tBâ · texte numérisé non relu

H.tBâ

Totanx... 122.823 107.084 86.363 76.476 48.262

Angleterre 209

Belgique 2.438

Suisse 6.198

Allemagne 70

Algérie » » 60.336 45.071 89.443

Autres pays... 83.238 104.597 16.687 14.395 29.079

Totaux... 92.153 113.568 85.568 66.201 127.601 1893 1894 1895 1896 1897 1898

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Nos import, de farines n'ont une réelle importance qu'en cas de mauvaise récolte, comme en 1891 et en 1898. Quant à nos export., elles tendent à augmenter, surtout depuis quelques années, grâce à l'extension du système des admissions temporaires (voy. ce mot). Mais il y a encore beaucoup à faire de ce côté : la France doit devenir d'ici peu exportatrice de farine, mais il faudrait que la législation permît de le faire, et on doit espérer qu'on trouvera un moyen pour nous permettre de nous débarrasser de l'excédent de production de blé en exportant de la farine, ce qui laissera à notre industrie meunière le bénéflce de la mouture.

Ainsi que nous le disions plus haut, les affaires entre meuniers et boulangers se traitent, dans la plus grande partie de la France, sur la base du prix de la marque de Corbeil, avec un écart de 1, 2, 3 et 4 fr., suivant la qualité.

Voici les prix moyens annuels de la marque de Corbeil de 1881 à 1898, par sac de 159 kilog :

FARINE

51,ii0

FARINE

IV. M.\ncHÉ DE Paris. — Vers 1858, un groupe de négociants et meuniers eurent l'idée, pour faciliter les affaires, de créer à Paris, au cercle du Louvre, un marché à terme sur la farine. Quatre principaux meuniers du rayon s'engagèrent à livrer régulièrement sur le marché une grosse partie de leur production, qui, livrée et emmagasinée aux Magasins Généraux, fut représentée par des filières de 100 sacs, émises par un des quatre meuniers, devant circuler de maisons de commission à d'autres maisons, jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées par le dernier endosseur (V. Bourses de commerce.) Le marché des farines quatre marques était créé ; mais peu après il fut trouvé trop étroit, et vers 1864 on adjoignit deux autres fabricants aux quatre premiers, et l'on eut le marché des farines six marques.

En peu d'années, les affaires devinrent très actives, vu les facilités qu'offrait ce marché pour la meunerie, pour la consommation ainsi que pour la spéculation, et il fallut agrandir encore le marché. En février 1869, nous eûmes les huit marques, qui durèrent jusqu'en septembre 1881. A cette époque, le marché était devenu beaucoup trop étroit : aux huit fabricants types on adjoignit une neuvième marque ; sous le couvert de celle-ci, tous les meuniers de France pouvaient concourir à livrer sur le marché, à la condition que leurs livraisons correspondissent à un minimum de gluten et à un maximum d'humidité fixés par le chiffre moyen qu'indiquait l'analyse de la production des huit meuniers désignés par le commerce.

En septembre 1885, il fallut encore élargir le marché en présence de l'accroissement considérable des transactions : il fut décidé de prendre onze fabricants types, et avec le concours d'une marque supplémentaire, résultant, comme il est expliqué cidessus, de la coopération des autres meuniers français livrant d'après l'étalon établi chaque mois, on eut le marché des farines 12 marques.

Cette institution a vécu jusqu'ici, mais pour relever encore le type des farines, on a résolu de substituer le marché des farines «fleur de Paris «au marché des farines 12 marques à partir du 1" septembre 1899, et au lieu de traiter les affaires sur la base du sac de 159 kilog., on traite désormais au sac de 100 kilog.

Les transactions sur le marché des farines à terme de Paris se font sur la base minima de 100 sacs par mois. C'est ainsi que, pour la livraison sur le courant du mois et le prochain, la base est de 100 sacs, pour 2 mois liés 200 sacs, et 4 mois liés 400 sacs.

Le marché à terme de Paris est une institution indispensable pour les affaires; grâce à lui, le meunier qui achète du blé peut se couvrir en vendant immédiatement de la farine, lorsqu'il trouve un prix rémunérateur, ce qui le met à l'abri des grandes variations de cours. Il empêche aussi les exagéra-

tions de prix, soit au moment des bonnes récoltes, soit au moment des mauvaises, car lorsque les cotations atteignent un niveau trop bas, des acheteurssurgissent de tous côtés, et réciproquement, lorsque les cours sont trop élevés, les ventes des vendeursà découvert font pression et ramènent à un taux normal. En outre, la marchandise acceptée sur le marché étant toujours de bonne qualité, la boulangerie peut venir s'y approvisionner en toute assurance. Si parfois des manœuvres spéculatives ont forcé les cours, soit dans un sens, soit dans un autre, ils ont toujours été ramenés en peu de tempsà la base que comportait la situation de l'article.

La vente et le rachat, qui sont le résultat de toute affaire à terme, se règlent souvent sans déplacement de marchandise, mais ils n'en sont pas moins sérieux et pas moins commerciaux. Toutes les affaires traitées en farines à terme ne sont pas des arbitrages : il y a aussi des achats faits en vue d'une élévation des prix pour revendre et des ventes faites dans l'espoir d'un abaissement des cours pour racheter; mais ces spéculations sont très régulières, attendu que leur réalisation par de la marchandise est toujours possible. L'élément qu'elles apportent au marché à terme est très utile aux arbitragistes, qui ne trouveraient pas toujoursla contre-partie de leurs opérations, si les spéculateurs n'intervenaient pas, comme des tampons et des compensateurs, entre la production obligée d'offrir et la consommation obligée d'aclieter, mais ne se rencontrant pas toujours. Sur le marché des farines à terme de Paris, les deux éléments sont toujours en présence.

Voici, d'après les tableaux qui nous ont été fournis par le Syndicat général de la Bourse de Commerce, l'état des stocks du marché de Paris et le cours de la farine de 1869 à 1897 :

Stocks des farines six, huit, neuf et douze marques, sacs de 159 kilog. bruts

Janvier . . . .

Février . . . .

Mars

Avril

Miii

Juin

JuiUet

Août

Septembre.

Octobre

Novembre..

Décembre..

Janvier .

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Mars

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Mai

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