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Ces 160 millions de rentes sont absolument indisponibles. On peut y ajouter les 203 millions de rentes diverses que possède la Banque de France, ce qui formerait un total de 369 millions de rentes à déduire du total de 814 millions. Il resterait donc 445 millions de rentes que l'on peut considérer comme se trouvant entre les mains du public capitaliste ou rentier. On peut évaluer à 2 millions de personnes le nombre des rentiers sur l'État. On comptait 12o.OOO rentiers sur l'Etat en 1830, 530.000 en 1869, et on peut admettre que ces chiffres sont plutôt audessous qu'au-dessus de la vérité actuelle, puisque depuis 1830 la dette a décuplé et a presque triplé depuis 1869, en même temps que le nombre des inscriptions de rente et des coupures de titres a progressé dans des proportions énormes. Ainsi, en 1814, on comptait 137.930 inscriptions de rentes pour un total de 63.307.637 fr. de rentes; en 1830, il y avait 195.570 inscriptions pour 204.696.459 fr. de rentes; en 1852, 810.906 inscriptions pour 239 millions 304.376 fr. de rentes. Que l'on rapproche ces chiffres de ceux d'aujourd'hui :
Sur 237 millions de rentes 3 1/2, il existait au 1" janvier 1899 :
125.836.816 fr. de rentes nominatives avec 323.282 inscriptions;