III. — Tajce sur le revenu
Revenus taxés (millions 727,5 877,2
Droits perçtis defr.)
Xï
Xs
Droits perçus de fr.) 29,1 35.1
Valeurs ( Actions des Sociétés
françaises... J Obligations et emprunts
ToUnx (val. françaises).. . 1.604,7 64.2
Valeurs ( Actions des Sociétés 76,0 3,0
étrangères..; Obligations et emprunts 76,7 3,1
Totaux (val. étrangères).. 152,7 6.1
Totaux (val. mobilières) . . 1.757,4 70.2
Nota. — Les Sociétés qui ont des biens on font des opérations en France ont payé au Trésor, en 1899, 786.000 fr. sur une valeur imposable de 19 millions 7.
Dans l'ensemble, les valeurs mobilières supportent ainsi la charge globale suivante :
Millions defr.
Droit de timbre 31,9
Droits de transmission 48,8
Taxe snr le revenu 70,2
Ensemble 150,9
Auquel il convient d'ajouter l'impôt sur
les opérations de bourse 6,9
Total général 157,8
.\insi que nous l'avons fait dans nos autres articles, nous donnons en terminant, pour les années déjà considérées, les résultats généraux par branches d'impôt, y compris l'impôt sur les opérations de bourse :
Droits Impôt
Droits
de
Taxe
sur les
de
trans-
sur le
opérations de bourse
Total
timbre
mission
revenu
(Résultats
en millions de francs)
li,9
Léon Salefranqce.
v.iLLE. Un des quinze départements de la République de Honduras (Amérique Centrale : voy. Te- 6caG.u.PA), situé dans le bassin de l'océan Pacifique.
Snp. : 25.699 kil. carrés. Pop. : 36.000 hab. Chefliea Nacaome (climat chaud); antres localités: la Brea (voy. ce mot), Langue, Coray, Alianza, Goascoran, Amapala (le meilleur port de l'Amérique Centrale, dans l'ile du Tigre, an milieu du magniGque golfe de Fonseca, mesurant 2.000 kil. carrés; la moitié des export, du Honduras y passent : 851. 8(^ pesos de 5fr. en 1899; import, en 1900: 974.025 pesos; fréquenté par les nav. de la Pacific Mail S. S. Co, la Pacific S. X.Co, Compagnie Snd-Americana,Kosmos), Aramecina (zone minière, or et argent). — Maïs, tons fruits tropicaux, élève de bétail, industrie do sel. Désiré Pectob.
v.\LLOXÉE. La vallonée est le produit de deux chênes d'espèces différentes (Quercus egilops et Vallonea cumata) qui croissent dans l' Asie-Mineure et dans les îles grecques ; elle est employée dans une large mesure comme matière tannante (voy. ce mot). Les capsules des fruits de ces chênes possèdent un titre de substance tannante considérable; de ces capsules ce sont les grandes écailles anguleuses extérieures qui ont le titre le plus fort : elles sont très demandées sons le nom d'Orillot. An fur et à mesure que le fruit mûrit, son titre diminue.
Dans le commerce, on distingue principalement deux espèces : la vallonée de Smyrne et la vallonée de Mokka (produit des îles). On donne souvent la préférence à la première.
VALPAR.\lso. Premier port du Chili et de toute la côte sud-américaine du Pacifique, à 100 kil. N.-O. de Santiago, par 33» 2' 10' lat. S. et 73* 58' 40' long. 0. de Paris. Pop. : 140.260 hab. au 31 décembre 1898, dont 10% d'étrangers (anglais, allemands, italiens, espagnols, français, péruviens, boliviens et américains du N.).
La rade, mauvaise, mais améliorée par de nombreux travaux, est d'un accès facile et abritée des vents, sauf des brises orageuses du X.-O. Le quai est pourvu de grues hydrauliques, à vapeur et à la main. Il y a 2 bassins de radoub flottants. II est question de faire construire des bassins maritimes artificiels pour mettre les navires à l'abri, en tous temps, avec des quais en eau profonde.
Les entrées ont été, en 1898, de 438 nar. an long conrs, jaugeant 768.000 t. ; dont 299 vapeurs arec 603.000 t. (161 vap. anglais avec 336.000 t., 81 allemands avec 179.000 t., 52 chiliens avec 77.000 t.) et 616 cabotears avec 568.000 t. En 1899 le port a reçu 1.004 nav. jaugeant 1.339.000 t. Escale terminas des paquebots de la Pacific Steam. Poar les droits de port, voy. Ann. Com. Ext. (Enquête sur la Marine marchande).
Fonderies, chantiers de constructions navales, ateliers de constructions mécaniques où l'on fabrique des wagons et des locomotives. On fait aussi à Valparaiso des objets d'habillement, chapeaux, chemises, vêtements de drap, etc. La plus grande partie du commerce extérieur du Chili (63*/.) s'effectue par ce port. Les import, se sont élevées, en 1899, à 66.968.000 piastres (de ifr.875), surtout en tissus, matières premières pour les arts et l'industrie, matières végétales et animales, produits pharmaceutiques, machines; les export., à 17.397.000 piastres, en blé, farine, minerais de cuivre, peaux, laine.
Le commerce français est beaucoup moins important que le commerce anglais on allemand. Le gros comprend quatre on cinq maisons françaises de premier ordre; le détail, une dizaine dignes d'être nommées. Consulat de France.
Valparaiso est reliée à Santiago par un chemin de fer de 183 kil. de longueur.
Le payement des marchandises de provenance earopéenne se fait d'après les conventions spéciales stipulées
VANILLE
VANILLE
entre l'acheteur et le vendeur d'Europe. Pour les ventes effectuées sur place, l'usage général est le payement à 30 jours. Il y a souvent un escompte variable, suivant la nature des marchandises, de 2 à G °/.. Abel Ravier. VANADIUM. Métal blanc et cassant, extrait de la vanadite (vanadate de plomb) et de la volborthite (vanadate de cuivre), qne l'on trouve surtout au Mexique, en Russie, en Suède. Il a beaucoup d'analogie avec le chrome, le molybdène et le tungstène (voy. ce mot). Il s'oxyde très difficilement à l'air et ne fond qu'à 2.000"; chauffé au rouge dans l'hydrogène, il ne fond ni ne se volatilise. Il n'est attaqué ni par l'acide chlorhydrique, ni par l'acide nitrique. Une addition de vanadium augmente beaucoup la ductilité du cuivre, de l'aluminium et du fer, mais le prix très élevé de ce métal (6.130 fr. le kilog.) empêche de tirer industriellement parti de cette importante propriété. Son emploi est limité à la coloration du verre et à la préparation d'encres indélébiles par mélange avec l'aniline.
VANCOUVER. Ville maritime de la Colombie Britannique, à 4.482 kil. N.-O. d'Ottawa, par chemin defer, 1.250 N. de San-Francisco, 100 N. de Victoria, sur une baie du détroit de Géorgie, par 49° 21' lat. N. et 125° 13' long. 0. de Paris. Pop. : 13.685 hab. en 1891, 30.000 en 1899.
Le port est accessible aux plus gros navires pendant toute l'année. Sa situation sur la route de l'Europe à la Chine, au Japon et à l'Australie, lui donne beaucoup d'importance. Terminus du chemin de fer du Pacifique-Canadien, qui l'unit à Montréal, et point de départ mensuel des paquebots de la même Compagnie pour Yokohama, Shanghaï, Hong-Kong, Honolulu, Sivva, Wellington et Sydney. Des services réguliers de steamers mettent Vancouver en communication avec Victoria, l'Alaska et les ports de la côte américaine du Pacifique.
Le commerce extérieur a été le suivant, en milliers de dollars :
Import. Export. Import. 'Export.
1894-95. 1.1 fw 839 11896-97. 1.900 1.321
1895-96. 1.320 1.048 | 1897-98. 2.983 1.114 Les import, consistent surtout en fer, acier, ciment, sel, objets manufacturés; les export., en or, argent, minerai de enivre, charbon, saumon, sucre, fruits.
Consulat de France.
VAN-DIÉMKN (Terre de). V. Tasm.\nie.
VANILLE. Fruit, capsule (appelée plus généralement, quoique à tort, gousse) d'une orchidée des tropiques, la Yanilla planifolia, plante ou sous-arbrisseau, dont la tige cylindrique, grêle, grimpante, s'attache aux arbres par des racines adventives nombreuses. Elle est originaire du Mexique, mais vient bien dans toutes les régions intertropicales; elle réclame la chaleur et l'humidité et donne surtout de bons produits dans les terrains provenant de la décomposition des anciennes laves (Bourbon). La moyenne annuelle de la récolte est de 200.000 à 300.000 kilog., et les principaux pays qui la fournissent sont, par ordre d'importance décroissante : île Bourbon, Mexique, îles Seychelles, Comores, Madagascar, Maurice, côte d'Afrique (Zanzibar, Cameroun, etc.), Ceylau, Java, Guadeloupe et Martinique, Nouvelle-Calédonie, Cochinchine, etc. Une variété inférieure est fournie en quantités notables par Tahiti et les îles Fidji; la Guadeloupe et le Brésil donnent également un produit dit vanillon, fruit plus épais de la Yanilla aromatica, qui possède une odeur prononcée d'héliotrope. Il est à remarquer que c'est surtout à des Français qu'est
dû le succès des plus grandes plantations, au Mexique, à Papautla et à Jicaltepec, à Bourbon, à l'île Maurice, aux Seychelles et aux Comores, à Madagascar, à Tahiti, etc.
La culture de la vanille est assez délicate et compliquée ; elle exige beaucoup de soins, mais elle est très rémunératrice. La fécondation, toujours artiflcielle, se fait à l'état sauvage par le moyen des^ abeilles, des insectes, des termites, du vent; dans la culture, on se sert d'un procédé qui a été inauguré en 1865 à Bourbon et qui permet de féconder la quantité de fleurs que l'on veut et à l'époque la plus convenable : on soulève à l'aide d'un stylet la membrane qui sépare les organes mâles des organes femelles et on amène le contact des étamines et da pistil. Cette fécondation se pratique de juin en octobre, avec maximum en août et septembre; elle doit être faite avant 11 heures du matin. Le fruit, appelé gousse dans le commerce, n'est mûr, bon à être cueilli, qu'à la fin de l'hivernage, c'est-à-dire en avril ou mai; à ce moment il est vert et n'a aucun parfum; ce parfum ne se développe et la belle couleur des vanilles de qualité n'apparaît qu'au cours de la préparation. En général, il faut 3 kilog. à 3 kilog. 1/2 de vanille verte pour donner 1 kilog. de vanille préparée : 40 % des fleurs fécondées donnent des fruits, et il faut féconder environ 800 fleurs pour avoir 3 kilog. 1/2 de vanille verte. Le vanillier vit en moyenne 7 ans, donne 5 récoltes,, dont le produit annuel est de 50 gr. de vanille brute environ,
La préparation des vanilles est difficile et longue. Voici comment on opère : Les vanilles, cueillies dans la journée, sont chaque soir pesées, classées par grosseur et placées dans des boîtes métalliques étanches, munies d'un couvercle et garnies de grosse flanelle à l'intérieur. Ces boîtes, pouvant contenir chacune environ 25 kilog. de vanille verte, sont placées, au nombre de 8 à 10, dans une autre grande boîte métallique, où l'on introduit de l'eau bouillante jusqu'à un niveau inférieurde2à3 cm.au couvercle des premières boîtes. Les petites vanilles restent là 12 heures, les grosses 15 à 16 heures. Au sortir de l'étuve, où elles ont pris une couleur marron, elles sont placées dans une couverture de laine et exposée» au soleil pendant 3 à 4 jours au plus; essuyées alors et mises sur des claies dans un bâtiment bien aéré, elles y restent environ deux mois; elles doivent être visitées et essuyées tous les jours. Puis, mesurées et classées de nouveau, mais cette fois par rapport à leur longueur, elles sont gardées en observation dans une boîte métallique pendant un mois encore ; enfin, on les met en paquets de 50 gousses, on les attache et on les met en boîtes pour les expédier en Europe. La conservation en est longue et parfaite quand la préparation a été soignée. Au moment de l'expédition, qui a lieu généralement en septembre et en octobre, les vanilles ont leur couleur et leur parfum, mais le givre ne s'est pas encore produit; il ne se forme qu'après l'arrivée en Europe.
Ce givre est formé de petits cristaux de vanilline (aldéhyde vanillique ou méthylprotocatéchique), principe odorant de la vanille, que l'on a confondu quelque temps avec l'acide benzoïque, dont les falsificateurs se servent du reste aujourd'hui pour imiter la vanilline des gousses épuisées. (Voy. Epices.) Ainsi sublimée et cristallisée, la vanilline naturelle a une grande valeur et un pouvoir aromatique assez