VANNERIE
VANXES
énergique; mais on tend aajonrd'hai à y sabstitoer soit la vanilline de synthèse, obtenue en traitant la coaiférine par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique, soit des dérivés ranilliniques extraits des balles et enveloppes d'avoine épuisées par l'alcool, ou de la poudre de liège bouillie et traitée par l'acide sulfurique, puis, après Gltration et refroidissement, par l'éther, qui, en s'évaporant, laisse nn résidu de vanilline. Ces produits, beaucoup moins coûteux que la vanilline naturelle, sont aujourd'hui couramment utilisés par les pâtissiers et les conûseurs.
Le prix de la vanille préparée est variable; elle vaut, en moyenne, en France, GO fr. le kilog., le fret est de 1 V, environ, les droits de douane de 2 fr. 08 par kilog. quand elle provient des colonies françaises, le double (soit 4fr. 16) quand elle provient de l'étranger. Les centres de transaction sont, par ordre d'importance : Paris, qui est le marché principal, puis Londres, Bordeaux, New- York, Hambourg et Marseille.
La consommation de la France est annuellement de 30.000 kilog. environ, valant 2 millions de fr. ; les autres pays consommateurs se présentent dans l'ordre suivant : Russie, Etats-Unis, .Allemagne, .\utriche, Angleterre, Belgique, etc.
En ce qui concerne les propriétés alimentaires, sapides et odorantes de la vanille, voy. Epices; en ce qui concerne l'utilisation commerciale, il sufBt de rappeler que l'on emploie : la vanilline en poudre pour faire du sucre vanillé; la vanille broyée pour la fabrication des chocolats, des biscuits, des bonbons, dans la pâtisserie et la confiserie; enfin les alcoolats de vanille pour la parfumerie, la distillerie et la pharmacie, etc. D' J. L.\cmonier.
Bibliographie. — Delteil : Culture de la vanille, 1885; — Notice sur Mayotte et les Comores (Exposition universelle de 1900). — Notices commaniqaées par M. Maurice Simon.
VAMLLIXE. Parfum qu'on extrayait autrefois de la gousse de vanille et qu'on obtient aujourd'hui en oxydant l'isoeugéniol en présence de la soude. Ce parfum chimique revient à 99 •/. meilleur marché que l'essence de vanille. (Voy. Vamllk.)
V.\>>ERIE. .\rt de confectionner des vannes, corbeilles, paniers et tous autres objets dans la composition desquels entrent les osiers, les joncs, le rotin, le bambou, les roseaux, les tresses de paille (voy. Tresse), le raphia, la fibre d'aloès, les lianes, etc. La vannerie a pris naissance avec les premiers besoins de l'homme, qui s'est servi de la matière première mise à sa portée et dont le travail ou le façonnage ne présentait pas de difScnltés.
On distingue trois genres de vannerie :
1° La grosse vannerie, comprenant les paniers communs à usages industriels, ponr mines, charbonnages, chemins de fer, etc. ;
2* La vannerie fine, représentée par les paniers de petites dimensions pour le ménage et par les objets de fantaisie;
3» La vannerie d'ameublement, Mie principalement en rotin et en bambou.
Les peuples sauvages appliquent la vannerie à la construction de leurs demeures, à leur habillement et même à leur armement. Ils tressent leurs boucliers en lianes et tissent leurs pagnes avec des fibres provenant de différents végétaux.
La vannerie ne s'est trouvée centralisée que vers
les débuts du XIX* siècle. Les premiers centres de production ont été créés en Allemagne, dans la région de Cobourg et de Licbtenfeld en Thnringe, où la population entière trouve un gagne-pain dans la fabrication des articles de vannerie.
En France, il n'y a guère qu'une soixantaine d'années que l'on compte des agglomérations de vanniers. Les régions marécageuses de l'Est, où les osiers poussent en abondance, ont été le berceau de cette industrie. .\ujonrd'hni l'on fait de la vannerie dans différentes localités et principalement à Origny-en-Tbiéracbe (Aisne), à Cadenet (Vanclnse), ainsi que dans les départements de Seine-et-Marne, de la Manche et de Seine-et-Oise. On peut évaluer à 30.000 environ le nombre total des vanniers français.
En dehors de la France et de l'Allemagne, les principaux pays producteurs de vannerie sont : la Belgique, l'Angleterre, r.\utriche-Hongrie, l'Italie, le Siam, le Japon et la Chine. (Voy. N.\ttes).
Paris a toujours été le centre de fabrication de la vannerie de luxe. Cette industrie n'est pas exercée dans de grandes usines; le travail est mannel. Les procédés mécaniques ne sont employés que pour la préparation de certaines matières premières. Les ouvriers vendent leurs produits à des négociants à qui ils achètent la matière première et qni leur fournissent toutes les indications nécessaires sur les articles les plus en vogue et dont la vente est courante. Le gain journalier de l'ouvrier vannier varie entre 1 fr. 50 et 3 fr. 50.
Depuis quelques années la vannerie s'est développée dans un sens plus artistique, grâce à la création d'écoles professionnelles dans différents pays. On peut constater de grands progrès, surtout dans la production de la vannerie de luxe et de la vannerie pour ameublement. Le Japon et la Chine avalent la spécialité des petits meubles de fantaisie en osier, bambou et rotin, très artistiquement travaillés, finement tressés. En présence de la vogue obtenue par ces articles, la France n'est pas restée en arrière et elle se livre avec succès à leur fabrication. L'usage de ces meubles en osier ou bambou s'est vulgarisé en raison du bon marché auquel ils sont établis.
Voici, d'après les Tableaux officiels du commerce, le chiffre des importations et des exportations de la vannerie fine pour les années 1889, 1898 et 1899 : Importations 1889 1898 1899
Kilog 168.637 136.811 131.861
Francs 5(».911 410.523 395.592
Francs 6.806.304 2.059.056 i.dol.tâ»
VAXXES. Chef-lien du département du Morbihan, au fond du golfe de ce nom, par 47»39'30* lat. N. et o''5'42' long. 0. de Paris. Pop. : 19.284 hab. en 1881, 22.189 en 1896. Tribunal de commerce.
Le port est situé à 20 kil. de l'Océan; il ne peut recevoir qoe des nav. de 300 t. En 1899 les entrées ont été de 27 nav. venant de l'étranger avec 2.456 1. et de 387 caboteurs jaugeant 7.659 t. Chantiers de constructions navales. Au 31 décembre 1899 la flotte marchande du port comptait iOi voiliers avec 2.824t. et 4 vapeurs avec 43 t. Pendant la même année les export, se sont élevées à 22.675 qx m., dont 7.446 en grains et farines de froment et 3.419 en bois communs; les import., à 91.181 qx m., dont 22.836 en houille et coke, 19.190 en grains et farine de froment et 17.067 en matériaux à bâtir.