VER.MICELLE. V. PÂTES ALIMENTAIRES
VER3IILLOX, ou Ci.NABRE ARTIFICIEL. Le vcrmiUoD est le cinabre artificiel très divisé. (Voy. Rocges.)
Les caractères es.sentiels des espèces commerciales^ sont les suivants :
1« Vermillon de Chine: en poudre très fine, couleur ronge cerise; très pur et très beau; on en importe maintenant assez peu.
2° Vermillon d'Allemagne: d'un rouge moins vif que celui de Chine; nuance tirant à l'orangé. L'Allemagne nous en fournissait autrefois d'assez grandes quantités, qui ont beaucoup diminué depuis le développement de la fabrication en France, surtout à Paris et à Aubervilliers.
3° Vermillon de France: rouge très riche, plus éclatant que les deux antres sortes; il est livré à divers degrés d'intensité de couleur et de finesse^ qu'une échelle de numéros et de marques distingue: on compte une vingtaine de nuances.
Les vermillons sont souvent falsifiés avec du minium, du sous-chromate de plomb, du réalgar, du colcothar, de la brique, du tabac, de la résine de sangdragon, etc.
Le bon vermillon ne doit laisser aucun résidu quand on le chauffe au rouge dans une cuillère de fer; sa nuance ne doit pas changer au contact de l'acide azotique; enfin il ne doit pas colorer l'esprit-de-vin qu'on fait bouillir sur lui.
On l'emploie beaucoup en peinture à cause de ses tons riches, malheureusement peu durables, car ils passent an noir sous l'influence de la lumière et de» émanations sulfureuses. C'est le principe colorant des belles cires à cacheter et des encres d'imprimerie^ C'est un produit très vénéneux.
Le prix du cinabre ou vermillon suit celui du mercure, qui est assez variable ; en général il oscille entre 5 et 7 fr. le kilog. L. Le Rocx.
VERMILLON D'ESPAGNE. Fard préparé avec la carthamine extraite du carthame (voy. ce mot).
VERMOXT. État de l'Union Américaine, borné au N. par le Canada, à l'E. par l'État du Xew-Hampshire, au S. par le Massachusetts, à l'O. par l'État de New-York. Sup. 26.449 kil. c. Pop.: 332.422 hab.
VERNIS
VERNIS
en 1890, 343.641 en 1900. La richesse publique de l'État a fléchi de 1.510 millions en 1880 à 1.327 en 1890. Cap. : Montpellier, 5.000 hab.
Le Vermont est au premier rang pour la production du sucre d'érable : 5.602.000 T. en 1892-94. En 1894 le foin a donné 1 . 107.000 T. valant 54.160.000f r. ; larécoltedes pommes de terrea été de 1.300.000 Hl., d'une valeur de 8.120.000fr. Au 1" janvier 1896 on comptait 399.977 bœufs et vaches, 93.877 chevaux, ânes et mules, 222.938 moutons et 77.031 porcs.
Importantes carrières de marbre ayant rapporté 55.437.000 fr. de 1890 à 1895, dont 6.607.000 fr. en 1895, soit plus de la moitié de la production totale des États-Unis. Les carrières d'ardoises viennent à la seconde place après celles de Pennsylvanie; elles ont produit, dans la même période, 23.254.000 fr., dont 3.126.000 en 1895.
De 1879 à 1894 les export, par Burlington ont été de 211.869.000 fr. et les import, de 450.'t24.000 fr.
VERMOUTH. Le vermouth est un vin aromatisé; celui de Turin, le plus connu, est composé selon la formule suivante pour 1 hectol. :
0 litres d'alcool à 85 %, 95 de vin blanc de Picpoul donx, 125 gr. de grande absinthe, 60 de gentiane, 60 de racine d'angélique, 125 de chardon bénit, 125 de calamus aromaticus, 125 d'année, 125 de petite centaurée, 125 de germandrée, 100 de cannelle de Chine, 15 de muscade, 6 d'oranges fraîches coupées par tranches.
Après 5 jours d'infusion, on soutire et on colle à la colle de poisson ; on laisse reposer 8 jours, on soutire et on colle de nouveau, puis on met en bouteilles.
VERNIS. (Syn. : Angl. : Varnish. AUem. : Firnisz. Ital. : Vernice.) Les vernis sont des compositions liquides propres à enduire la surface des corps et dont on se sert pour les rendre brillants ou les préserver de l'humidité et de l'action de l'air.
Les vernis sont préparés avec certaines substances résineuses, comme le sang-dragon, le copal, le dammar, etc., dissoutes dans l'alcool, l'éther, l'essence de térébenthine ou une huile siccative.
Les vernis sont, en général, transparents et incolores ou peu colorés. Cependant, il y en a que l'on colore à dessein en vue d'une destination spéciale. Tels sont, par exemple, les vernis noirs, à base de noir de fumée ou de bitumede Judée, dont on se sert pour la carrosserie {Vernis Japon oa Black-Japon), les chaussures ou autres usages. Tels sont aussi les vernis jaunes ou rouges (vernis d'or, colle d'or anglaise, etc.), employés par les doreurs et qu'il ne faut pas confondre avec les préparations appelées or liquide, or brillant, dans la fabrication desquelles il entre de l'or (ou du cuivre). Le vernis d'or ou vermeil est composé de laque résine et de sang-dragon dissous dans de l'alcool.
Enfin certains vernis renferment de la saccharose et du sucre interverti (glucose).
Nous allons étudier les vernis au point de vue de leur fabrication et de leurs emplois, en les classant comme suit : vernis à l'alcool et à l'éther, vernis à l'essence, vernis à l'huile ou à l'huile et à l'essence mélangées.
'/" Vernis à l'alcool et à l'éther. — Les vernis à l'alcool sont obtenus par dissolution, à froid et à chaud, des gommes ou résines dans de l'alcool seul ou mélangé à d'autres liquides volatils.
Les résines les plus employées pour la préparation des vernis à l'alcool sont : la gomme laque, la san-
daraque, le mastic et le copal pour les vernis fins ; l'arcanson, le galipot et la colophane pour les vernis communs.
Le dissolvant le plus usité est l'alcool éthyliqoe (CH' CH^ OH) ; cependant on se sert aussi de l'alcool méthylique(H CH^ OH), ou encore de mélange d'alcool et de certains hydrocarbures.
Lorsque la préparation a lieu à froid, elle consiste simplement à mettre la matière solide divisée en présence du liquide, dans un vase susceptible d'être fermé hermétiquement.
Quand on prépare le vernis à chaud, on peut faire agir le dissolvant sur la résine, soit en plaçant le vase sur un feu nu ou dans un bain de sable, ce qui est le moyen le plus employé, soit en employant un bain-marie.
Quand on applique le vernis sur un corps quelconque, le liquide s'évapore, et il reste une couche mince et brillante de la gomme mise en dissolution.
La coloration des vernis à l'alcool, généralement faible, est due à celle de la résine qui entre dans leur fabrication. Toutefois, on fabrique aussi des vernis à l'alcool colorés par des couleurs d'aniline pour l'ornementation d'une foule de menus objets et notamment des articles dits de Paris.
Les vernis à l'alcool s'appliquent particulièrement à l'ébénisterie, à la reliure et pour les tableaux.
Il convient de ranger dans cette catégorie : la composition dite résine liquide ou goudron Werner, employée en brosserie, le Metropolitan polish (vernis à base d'alcool pour harnais); les cirages à l'alcool (cirage, ébonite, etc.), les vernis à l'essence additionnés d'alcool; les enduits pour vélocipèdes désignés sous la dénomination de Cyclist Enaniel et formés d'un mélange de gomme laque, de bitume ou de brai dissous dans une solution d'alcool ordinaire, d'alcool amylique et d'essence de térébenthine; les colles liquides formées de résine et d'alcool et employées comme agglutinantes dans la fabrication des brosses et des pinceaux ; les colles pour chaussures, composées de térébenthine, de gutta-percha et d'alcool, etc.
Les vernis à l'éther sont ceux qui sèchent le plus rapidement, à cause de la nature du véhicule employé. Leurs applications sont très limitées ; ils ne servent guère que pour les plans et cartes, les épreuves photographiques et les menus objets délicats.
Ils se préparent par la dissolution à froid de la résine, qui est souvent le copal.
La fabrication des vernis à l'alcool, en France, a son centre dans la région parisienne.
Au point de vue économique, il convient de signaler que depuis plusieurs années on constate, d'une part, un développement considérable dans la production, d'autre part, un abaissement très marqué dans la qualité, en ce qui concerne les vernis à l'alcool. A côté des produits des maisons anciennes qui possèdent des marques connues, il en est d'autres qui sont fabriqués par des maisons qui vendent à prix très bas (Ofr. 801e litre). La caractéristique de cette industrie est, en effet, la facilité de produire. La fabrication ne nécessite ni appareils spéciaux, ni usines bien aménagées, mais seulement la connaissance de certains tours de main qu'un ouvrier peut acquérir assez facilement.
VÈRXIS
VERNIS
Il est par suite fort diBîeile d'évaluer, même approximativement, le chiBredela productiou; mais on peut dire que celle de la région parisienne représente les quatre cinquièmes environ de la production française.
Les exportations sont beaacoap pins fortes que les importations, en valeur comme en quantité. Paris exporte à lui seul de 90.000 à 110.000 kilog. par an, et on compte dans la région parisienne 11 principaux fabricants de vernis à l'alcool.
2* Vernis à l'essence. — L'administration des Douanes comprend dans cette catégorie, avec les vernis à l'essence proprement dits, c'est-à-dire les vernis formés d'une dissolution de résine dans l'essence de térébenthine, les vernis composés de résine ou de gomme et d'essence de houille ou de pétrole; les siccatifs à base de litbarge ou de manganèse et d'essence de térébenthine ou à l'huile de résine, avec ou sans matières résineuses ; les couleurs broyées à l'huile avec addition d'essence de térébenthine, mais sans mélange de gomme ou de résine; les couleurs broyées à l'essence de pétrole, avec ou sans résine, etc.
Ces vernis à l'essence se rapprochent surtout des vernis à l'alcool et rentrent dans la catégorie des vernis volatils. Ils se préparent facilement soit à froid, soit à chaud. Ils sont assez employés pour la peinture des tableaux et pour les travaux d'intérieur qui ne demandent pas une très grande résistance.
5» Vernis à t'huile ou à t'huile et à l'essence mélangées. — Ces vernis sont appelés vernis gras, parce que l'huile grasse y joue un rôle prédominant. Moins siccatifs que les vernis précédents, ils sont, en revanche, plus solides, plus résistants et partilièrement propres aux revêtements des ouvrages extérieurs.
Ces vernis sont obtenus par un mélange de résines et de gommes placé dans de l'huile de lin et additionné finalement de térébenthine.
Cette essence, en s'évaporantlorsde l'application, laisse une couche élastique qui durcit ensuite par oxydation complète de l'huile en couche mince.
Les résines ou gommes les plus employées sont le copal et le snccin rendus solubles dans les huiles par fusion.
Ordinairement on chauffe les résines à feu nu dans des vases en cuivre; les foyers sont même généralement disposés au ras du sol. Les détails de cette opération, des plus délicates, varient avec chaque sorte de résine.
Quant à l'huile qui doit être mélangée à la gomme, «lie demande une préparation toute spéciale qui consiste à la rendre siccative et qui est basée sur les travaux de Chevreul ; ce savant a, en effet, démontré que les propriétés siccatives d'huiles données augmentent lorsque ces huiles sont cuites avec certains corps.
L'obtention des huiles à vernis peut se faire, soit par la chaleur seule, soit en chauffant après addition de certains produits, dont les principaux sont la litharge, la céruse, le sulfate et l'acétate de plomb, le sulfate de zinc, des sels de manganèse, etc. L'huile est d'autant mieux cuite que, en renversant un tube d'essai qui en contient une certaine quantité, la bulle d'air met plus longtemps à gagner le sommet du tube.
L'huile encore chaude {à 1^» environ) est versée
sur la résine avant que celle-ci soit complètement fondue; puis il y a lieu de procédera l'incorporation de l'essence de térébenthine. Tontes ces opérations exigent des tours de main spéciaux.
Ce qni a été dit plus haut de la difficulté de connaître exactement le chiffre de production des vernis à l'alcool, s'applique, pour les mêmes raisons, aux vernis gras et à l'essence. On estime que la production de la région parisienne représente les 9/10 du chiffre de production total de la France. Nos fabricants ne suffisent pourtant pas à la consommation de notre marché, ce qui tient à ce que, pour les vernis gras supérieurs, les usines anglaises ont une supériorité reconnue. Actuellement on estime que les 19/20 des vernis employés par la carrosserie sont fournis par l'Angleterre, en dépit d'un droit d'entrée de 0 fr. 45 par kilog.
Les import, en quantité ont beaucoup augmenté depuis l'année 1893. La différence entre les import, et les export, n'est pas très grande en quantité, tandis qu'en valeur les esport. représentent près de la moitié des import. : preuve que nos export, portent sur des vernis gras très communs.
Les vernis gras trouvent leurs principaux débouchés dans la grosse peinture, la carrosserie, etc., pour les travaux qui demandent une grande résistance.
On compte environ 18 fabricants de vernis gras dans la région parisienne.
L'administration des Douanes assimile aux vernis gras : les couleurs broyées à l'huile et à l'essence de térébenthine, de pétrole ou de houille arec addition d'une matière résineuse; les pâtes et enduits composés de colophane, d'bnile et d'oxyde de plomb ou de fer, etc.
Commerce. — Les chiffres suivants (C. S.) permettent de se rendre compte de l'importance da commerce d'import. et d'expert, anqoel donnent lien les vernis : Importations
Vernis
i l'alcool
Vernis à 1 i rbaile on
'essence, mélangés
Kilog.
Francs
Kilog.
Francs