tions
Détail par principaux pays de provenance on de destination pour l'année 1899 :
Vernis à l'alcool. — 1* Provenances : .\llemagne 5.439 kilog., .Angleterre 4.911, Suisse 1.014, etc.
2* Destination : Allemagne 24.993 kilog., Espagne 9.459, Belgique 9.317, .Algérie 6.138, .Martinique 4.4*4, Guyane française 3.180, Turquie 2.951. Guadeloupe 2.845, Colonies angl. d'Afrique Orientale 2.810, Républ. .Argentine 2.646, Egypte l.fô6. Réunion 1.639, etc.
Vernis à l'huile, à l'essence, ou à l'essence et à l'huile mélangées.— 1* Provenances : .Angleterre 735.710. États-Unis 162.407, Belgique 84.565, Allemagne 46.525, Pays-Bas 17.152, etc.
2* Destination : Belgique 125.670, Italie 97.118. Espagne 87.070, Algérie 69.153, Suisse 43.846, .Angleterre 41.721, Allemagne 39.642, Portugal 18.847, Turquie 17.410, Egypte 16.216, etc.
Droits de Douane. — La loi du 11 janvier 1892 a établi des droits différents pour les vernis à l'alcool, les, vernis à l'essence de térébenthine et les vernis à l'huile ou à l'essence mélangée. Ces droits sont les suivants (en fr., par 100 kilog. poids net) :
VERNIS — 1626
VERRE, VERRERIE
Vernis à l'alcool
— à l'essence
Vernis à l'huile ou à l'essence et à l'huile
mélangées 35 45
Les vernis à l'alcool ou à l'éther (dont l'odeur suffit pour les faire distinguer des vernis à l'essence ou à l'huile) doivent acquitter, indépendamment de la taxe de douane qui les concerne, le droit intérieur de consommation sur la proportion d'alcool qu'ils sont reconnus renfermer. La même règle est applicable aux vernis à l'éther, qui, au point de vue du droit de douane, sont imposés comme les vernis à l'alcool. Mais dans ce cas on applique la taxe intérieure de dénaturation, calculée à raison de 2 litres d'alcool par kilog. d'éther.
Les vernis à base d'alcool vinique ou éthylique mélangé d'alcool méthylique acquittent la taxe de consommation de l'alcool sur la proportion d'alcool qu'ils contiennent, sans qu'il y ait à distinguer entre l'alcool proprement dit et l'alcool méthylique.
Pour les vernis à l'huile on à l'huile et à l'essence mélangées qui contiennent aussi de l'alcool la taxe de consommation sur l'alcool entrant dans ces produits est perçue à raison de 10 centilitres par kilog. G. Dumont.
Quelques kormules : Vernis à l'éther. — On fait un vernis pour tableaux avec 230 gr. de chloroforme et 30 de succin pulvérisé. Soutirer et filtrer après 24 heures. — Vernis pour relieurs : IGgr. de camphre, 192 d'éther, 64 de copal blanc bien pulvérisé, 6i d'alcool à 98% 4 d'essence de térébenthine. Dissoudre d'abord le camphre, puis le copal, ajouter ensuite l'alcool et l'essence; décanter la couche supérieure, blanche et limpide, qui constitue le vernis. — Vernis pour clichés photographiques: sandaraque 120 gr., chloroforme 90, essence de lavande 4, alcool à 96° 600.
Vernis à l'alcool. — Vernis ordinaires : 1" à la sandaraque : sandaraque 373 gr., mastic 230, térébenthine 16, alcool à 96° 1.873 gr. 2* A la gomme laque ou vernis français : gomme laque 1.000 gr., hydrocarbures élhylés 10 lit. — Vernis pour relieurs : 1° à la sandaraque : sandaraque 500 gr., térébenthine de Venise 120, alcool à 96° 2.000 gr. 2' Vernis au mastic: mastic en larmes 173 gr., térébenthine de Venise 90, sandaraque 90, alcool à 96" 1.000. 3° Vernis russe : laque en écailles 730 gr., benjoin fin 360, mastic en larmes 180, alcool à 96° 4.000.
Vernis pour ouvrages en bois : 1° A la sandaraque : sandaraque 180 gr., mastic 123, térébenthine de Venise 230, alcool à 93° 1.500; ou encore : sandaraque 123 gr., mastic en larmes 123, camphre 7,3, alcool à 96° 730. 2° Pour boiseries, lambris, meubles, etc. : sandaraque 187 gr., laque plate 62, colophane, arcanson ou poix résine 123, verre blanc pilé 123 gr., térébenthine claire 123, alcool à 93° 1.000. 3° Pour meubles en bois blanc : laque blanchie, récemment préparée, 500 gr., alcool à 95° 5 litres. 4* Pour acajou : gomme laque brune 230 gr., santal rouge effilé ou en poudre 130, alcool à 93° 2 lit. 5. 5° Vernis d'or : mastic en larmes 230 gr., styrax 60, gomme laque en grains 60, curcuma 13, gomme-gutte 15, aloès socotrin 15, sangdragon 13, alcool à 96' 500 gr. 6° Vernis noir : laque en feuilles 1.500 gr., alcool à 96° 4.000, térébenthine de Venise liquéfiée à chaud 189, plus 43 gr. de noir de fumée. Vernis pour métaux : 1° Pour objets en fer et acier : sandaraque 150 gr., mastic 100, élixir 50, camphre 30, alcool à 96° 1.000. 2° Pour objets en laiton : gomme laque en branches 130 gr., gomme-gutte 150, sang-dragon 150, rocou 130, safran 32, alcool à 93° 1.000. 3° Pour gravures en taille-douce : mastic en larmes 180 gr., sulfure d'arsenic 300, térébenthine purifiée 1.000, alcool à 96° 3.000. 4° Contre l'oxydation : succin fondu 300 gr., laque en écailles 223, safran 73, alcool à 96° 4.500, sang-dragon (suivant la teinte à obtenir).
Vernis à l'essence de térébenthine. — Vernis pour détremper les couleurs déjà broyées à l'huile ou à l'essence : mastic en larmes 144 gr., térébenthine 288, essence de térébenthine 1.000. — Vernis d'or pour bois: sandaraque 123 gr., laque en grains 123, sang-dragon 13, curcuma 2, gomme-gutte 2, verre pilé 190, essence de térébenthin 1.000, térébenthine de Venise liquéfiée 63. — Vernis pour métaux : gomme-laque en grains 124 gr., sandaraque ou
mastic 124, sang-dragon 16, gomme-gutte 2. verre pilé 133, térébenthine 02, essence de térébenthine 1.000.
Vernis gras.— Vernis au copal dur : copal dur 3.000 gr., huile de lin à vernis 1.300, essence de térébenthine 4.000 à 5.000 gr. — Vernis Japon, pour voitures : marrons de copal dur 3.000 gr., bitume cuit deux jours 1.000 à 1.230, huile à vernis très siccative 2.000 à 3.000, essence de térébenthine 6.000 à 7.300.
A'ÉROCIXE OU Lemon-Grass. V. Essences de Parfumerie.
VERRE, VERRERIE. (Syn. : Angl. Glass, Glassmaking, Glass-wares. AUem. Glas, Glasmacherkunst, Glassicaure. Ital. Vetro, Vetreria.) Sommaire : Définition. — Technologie du verre : Fours de verrerie. — Verres à vitres : fabrication. — Verres perforés. — Verres de montres. — Glaces : production, fabrication. — Verres à reliefs ou imprimés. — Verre grillagé. — Gobeletterie. — Verre de Bohême. — Bouteilles : fabrication, production. — Verres colorés. — Émail, verre d'albâtre et verre opalin. — Verre dévitrifié, céramo-cHstal. — Pièces d'optique. — Moulage du verre. — Statistique commerciale.
DÉFINITION . — Industriellement, on désigne sous le nom de verres des composés de silice, de sonde ou de potasse et de plomb ou de chaux, donnant par la fusion une masse transparente, insoluble dans l'eau et les acides. Le verre à base de potasse et de plomb est appelé cristal (voy. ce mot). Le nom de verre est aussi donné, en général, à tout corps transparent on translucide, cassant et sonore, fusible à une température élevée.
Parmi les produits de l'industrie qui caractérisent notre civilisation moderne, on doit citer le verre comme un des premiers pour son importance, qui grandit chaque jour; ainsi le siècle où nous venons d'entrer verra le verre employé à construire nos maisons, à paver nos rues, etc.
La maison de verre, qui sera aussi la maison de l'hygiène, paraissait jusqu'ici .irréalisable; mais, grâce à l'invention du céramo-cristal, ou pierre de verre, etûeVopaline (voy. ce mot), nous disposons maintenant de tous les matériaux nécessaires pour édifier la maison de demain. Elle se composera d'une charpente ou ossature en fer et aura des doubles parois, entre lesquelles un matelas d'air permettra d'atténuer les grands froids de l'hiver, les chaleursde l'été. A l'extérieur la paroi sera en ciment armé revêtu de garnitures en pierre céramique, laquelle se prête à merveille à tous les genres de décoration et qui fournira aussi les escaliers, plinthes, lambris, etc., pour l'intérieur; celui-ci sera revêtu de panneaux d'opaline unis ou décorés. Entre les deux parois seront les canalisations d'eau, de gaz et d'électricité; les conduites d'évacuation des salles de bains, water-closets, etc., seront en verre ; en verre également les conduits des cheminées.
Technologie du verre. --Pour préparer le verre on fait un mélange de sable, de chaux ou de carbonate de chaux (calcaire) et de soude (employée sons forme de carbonate ou de sulfate de soude) : ce mélange, introduit dans un creuset en terre réfractaire, est chauffé à 1.500 ou 1.600"; la fusion se produit progressivement; lorsqu'elle est complète, le verre est obtenu ; il s'affine peu à peu.
Pour faciliter le dégagement du gaz interposé dans la masse vitreuse, on introduit un peu d'acide arsénieux dans le mélange ci-dessus indiqué.
Si la fusion a été bien conduite et si la masse de verre est homogène, le verre est sans défaut ; autrement il présente des imperfections ou tares qui en
VERRE, VERRERIE
VERRE, VERRERIE
amoindrissent la valenr et rendent le débit difficile : bouillons ou points, balles gazeuses qui sont restées emprisonnées dans le verre; nœuds, ou grains de verre mal fondus ; filandres, stries, cordes, dues à un manque d'homogénéité de la masse vitreuse. Si les matières premières sont pures, le verre obtenu est incolore; si elles sont ferrugineuses, le verre est coloré en vert ou en rouge brun, comme les verres à bouteilles; toutefois, si la teneur en fer n'est pas excessive, on peut en atténuer l'eSet en ajoutant an mélange vitrifiable un peu de biox yde de manganèse : celuicidonne au verre une nuance bleu violacé qui compense une légère coloration verdàtre. Cette action décolorante du manganèse lui a fait donner le nom de « savon des verriers ». L'osyde de nickel est employé dans le même but, et dernièrement on a proposé le sélénium, qu'il suffirait d'employer à doses extrêmement faibles.
D'après leur composition les verres peuvent se
classer : 1" en verres à la soude ; 2" verres de Bohême ; 3" verres à l'oxyde de plomb, qui comprennent le cristal, le (lint-glass et le strass (voy. Cbistal) ; 4° les émaux.
La nomenclatare fondée sur les nsages comprend : les verres à vitres, les glaces, les bouteilles, la gobeletterie et les vases à l'usage des laboratoires, le cristal, les émaux, les verres colorés et diverses pierres artiOcielies, enfin les verres d'optique.
C'est cette dernière classification que nons adopterons, comme la plos conforme an bnt de cet ouvrage.
fours de i:«rreri«. — Actuellement presque tons les fours de verrerie sont chauffés au gaz, produit par un appareil situé plus on moins près du four lui-même. Dans le gazogène s'eBectue une combustion incomplète, de sorte qne la composition du gaz varie selon le type da gazogène et la nature du combustible.
Gaz
à l'eau
Gazogène Siemens
à la bouille
Gazogène
Mond
charbon
bitumineux
Gazogène
Do-wson
l'antiiracite
Gazogène Lencanchez
Gaz naturel
an coke
à l'anthracite
de Pittsburg