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VIRGINIE DE L'OUEST

VIOLKTTE (Bois de). V. Bois exotiques d'ébé-

MSTERIE.

VIOLETTE (Essence de). V. Essences chimiques.

VIOLETS. (Couleurs.) Le violet dn spectre est nne couleur simple : mais on obtient facilement toutes les nuances de violet par des mélanges de bleu et de rouge : c'est ce que fait le peintre sur sa palette, comme aussi le teinturier dans ses cuves.

La célèbre pourpre de Tyr existe dans des coquillages de la Méditerranée que nous connaissons fort bien; mais la quantité de matière colorante que contient chaque mollusque est si petite, que cette teinture est d'un prix exorbitant et qu'on l'a délaissée pour la garance et la cochenille. Il n'y a donc pas de « secret perdu », comme le croient certains auteurs.

Toutes les fleurs violettes sont blenes, mêlées de rouge. Aucune d'ailleurs ne peut donner de teintures solides, pas plus que de laques, .\insi le bois de campêche donne une belle laque violet clair avec le bichlorure d'étain, mais cette couleur disparaît au soleil.

Le mélange du vert émerande avec un violet très vif donne un bleu de ciel d'un éclat remarquable. C'est pourquoi les peintres en décors font de très beaux ciels à l'aide du bleu d'outremer (toujours un peu violet) additionné d'un peu de vert émeraude. Mais nous croyons que la plupart des paysagistes ignorent cette utile pratique.

Ch.-Er. Guigxet,

Ingénieur (E. P.) — Directeur honoraire Jes Teintures aux Gobelins et à Beanvais.

VIRAGE (Bain de) (Syn. : AUem. : Toinbad. Angl. : Toning bath. Ital. : Bagno di viraggio.) On désigne ainsi, en photographie, une solution, généralement de chlorure d'or ou de platine, qui sert non seulement à changer le ton désagréable des épreuves, à les faire virer au rouge, au bleu, au noir, etc., mais encore à les rendre inaltérables, en les recouvrant d'une mince couche d'or ou de platine.

Le prix d'un litre de virage ou d'une dose préparée pour un litre varie, suivant des marques très nombreuses, de 3 à 3 fr.

Certains virages contiennent, en même temps, l'hyposulfite, qui fixe l'image. (Voy. Fixo-Vireur.) Le prix dn litre on de la dose pour un litre varie, de même, de 3 àofr. suivant les marques. J. Fl.-H.

VIRE3IEXT, VIRER EX BANQUE. Le virement est une opération de banque qui sert, sans déplacement d'espèces, à liquider une dette ou une créance par un simple transfert sur des registres. Le compte courant est la base fondamentale sur laquelle cette opération a pris naissance ; le créancier et le débiteur ayant un compte ouvert dans la même banque, une simple passation d'écritures faite sur les instructions des intéressés, au crédit du premier et au débit du second, liquide complètement lenr situation réciproque. La Banque de Venise appelée Banco del Giro fut, croit-on, le premier établissement qui institua le service des virements : d'autres banques, notamment à Amsterdam et à Hambourg, suivirent son exemple. L'établissement connu à Londres sous le nom de Clearing-House (voy. ce mot) est de nos jours la plus heureuse et la 4)lus importante conception du système des virements: la « Chambre de compensation » de Paris n'est qu'un embryon de celui-ci.

Si le système anglais du Clearing-House ne s'est

pas généralisé, du moins la presque totalité des banquesd'émission a adopté lesystèmedes virements, non seulement sur place, mais encore entre les différentes places où elles sont établies. Certaines banques ne font cependant le service des virements de place à placequ'à titre purement onéreux, comme la Banque de l'État en Russie; d'autres, comme la Banque de France, ne le font gratuitement que sous le bénéflce de quelques restrictions particulières. (Voy. Banques, les articles spéciaux à chaque banque d'émission.) Quoi qu'il en soit, le virement, même à titre onéreux, cardanscecaslesalairerequisest toujoursexcessivement minime, est le mécanisme le plus perfectionné que l'on ait introduit dans le commerce de banque, c'est le complément naturel de la lettre de change et du chèque; il restreint an strict nécessaire le transport et la manipulation des monnaies et des billets de banque, économise le frai des monnaies, diminue les chances d'erreurs, accélère la rapidité des règlements, et annihile pour une grande part l'aléa des déficits de caisse par suite de vols ou d'erreurs matérielles. P. Lepeltier.

VIRGIXIE. État de l'Union Américaine, borné an N. par le Maryland, â l'O. par la Virginiedel'Ouest, au S. par la Caroline du Nord et à l'E. par l'Océan Atlantique. Sup. : 109.940 kil.c. Pop. : i.ol2.56o hab. en 1880, 1.633.980 en 1890, dont 640.847 noirs, 1.834.184 en 1900. Cap. : Richmond, 63.600 hab. en 1880,100.000 en 1900.

On compte environ 130.600 fermes. Les principales productions agricoles sont :1e blé, le maïs, l'avoine, les arachides, les pommesde terre. Aul" janvier 1896 il y avait 668.417 bœufs et vaches, 292.290 chevaux, mules et ânes, 449.337 moutons et 937.037 porcs.

Les mines de fer ont donné 4.339.791 T. de 1889 à 18^, dont 723.637 en 1893. A la fin de cette année il existait 24 hauts fourneaux à la houille, 4 à la catalane et 19 usines travaillant le fer et l'acier. La plus grande partie du minerai est fondue dans l'État. De 1880 à 1893 l'extraction de la houille s'est élevée à 9.373.376 T., dont 1.241.262 en 1893, provenant de 22 mines occupant ensemble 2.138 ouvriers.

En 1893 les 3.913 établissements industriels de l'État avaient un capital de 317.283.000 fr. et occupaientD0.D9l ouvriers; ils ont produit pour 441 millions ^0.000 fr., dont : tabac 39 millions, minoterie 38 1/2, bois de sciage 27 3/4, fonte 13 3/4, métallurgie 20;i/2, engrais 12 1/2, coton 8 2/3.

L'État est traversé par la grande ligne de chemin de fer unissant New- York à la Nouvelle-Orléans et relié au reste dn réseau américain.

VIRGINIE DE L'OUEST. État de l'Union Américaine, borné au N.par la Pennsylvanie, à l'E. parla Virginie, au S. par le Kentucky, à l'O. par l'Ohio. Sup.: 64.180 kil. c. Pop.: 618.437 hab. en 1880, 762.794 en 1890, dont 33.308 noirs, 938.900 en 1900. Cap. : Charlestoii.

Le nombre des fermes est de 90.000 environ. On récolte du blé, du maïs, de l'avoine, du tabac. A la fin de 1893 il y avait 177.443 chevaux, mules et ânes, 310.012 bœufs et vaches, 635.333 montons et 37.883 porcs .

De 1873 à 1893 le bassin houiller, d'une sup. de 41.430 kil. c, a donné 93.160.000 T., dont 10.330.000 en 18îfô, d'une valenr de 38.332.000 fr. Les mines de bonifie occupent 19.139 ouvriers. .Mines de fer. Il existe 4 hants fourneaux à la houille et 20 usines

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