X0, Cf
0,8IX0.;)7 0,87X0,i;4 0,90X0,ol
On voit que les largeurs des verres varient de 3 en 3 cm., et leurs hauteurs, irrégulièrement, de 3 à 6.
Les carreaux de verre se posent à l'extérieur des fenêtres et portes, dans de petites feuillures pratiquées dans les pièces de bois verticales et horizontales. Avec les portes ou croisées en bois, on coupe le verre juste, on le cale, si c'est nécessaire, et on l'arrête sur place au moyen de petites pointes qu'on rabat de façon à les perdre dans le masticage. Ce masticage consolide le verre, calfeutre le joint entre le verre et la menuiserie, et empêche l'air ou l'eau de passer.
Pour les parties ouvrantas en fer, le verre doit être coupé presque juste, en laissant seulement la place d'un calage léger en chêne; le verre, dans ce cas, doit être assez épais pour former panneau et empêcher la déformation de la fenêtre.
Dans le cas de vitrerie sur châssis métallique, on n'emploie pas de clous, mais de petite* goupilles passant dans des trous placés ad hoc, percés dans les petits bois en fer, et qui se perdent dans le mastic.
Le mastic doit se poser en biseau.
VITRERIE
VITRERIE
On emploie aussi, en vitrerie, certaines catégories de verres non transparents ou non unis, dont voici les principales :
Le verre dépoli a l'avantage, toot eo laissant passer les rayons lumineux, de ne pas donner passage aui rayons visuels ; il est plus propre que le verre transparent. Le frottement au sable ou au grès enlève la transparence et le poli du verre ordinaire. Le verre dépoli s'obtient encore en enlevant le poli et la transparence du verre tendre, puis en développant ce dernier à chaud sur une table enduite de sable ou de plâtre. On peut aussi huiler la surface du verre et la frotter avec un autre morceau de verre. EnQn, on peut attaquer le verre ordinaire par l'acide fluorhydrique, ce qui permet, en rongeant plusou moins profondément, d'obtenir plusieurs tons de verre dépoli ; il faut pour cela régler le temps et la force de l'acide, au moyen de dissolutions à diverses doses. En passant sur du verre nue couche de blanc d'argent à l'huile et en tamponnant avec un tampon de mousseline rempli d'ouate, on obtient une sorte de dépoli, mais peu solide.
Le verre cannelé et strié est employé pour dérober à la vue les objets, sans diminuer pour cela l'intensité de la lumière; il fatigue la vue et ne laisse passer les rayons visuels que d'une manière diOuse; les verres cannelés se coulent sur des formes portant de petits eanaui ou des stries en losange.
Le verre cathédrale est un verre coulé qui imite une plaque de métal martelée.
Le verre mousseline présente des dessins formés par l'alternance de parties transparentes et de parties dépolies; on obtient ces dessins au moyen de pochoirs ou poncifs. .\vec un corps isolant (cire ou antre), on protège les parties transparentes contre l'attaque de l'acide qui produit le dépoli.
Les verres de couleur s'obtiennent par l'addition d'oxydes métalliques au verre ordinaire; voici llndication de quelques couleurs avec les oxydes qui permettent de les obtenir :
Roage poarpre : protuxyde de caivre. — Bien saphir : oxyde de cobalt calciné et pulvérisé. — Bien céleste: dealoxyde de caivre. — Vert : oxyde de chrome. — Janne : chlorore d'argent. — Janne serin : osyde d'oraniom. — Violet : oxyde de manganèse.
La Compagnie de Saint-Gobain a introduit, sur le continent d'Europe, la fabrication des verres minces coulés. Beaucoup plus épais et plus résistants, à pris égal, que les verres à vitres, ils peuvent remplacer ces derniers partout on la transparence complète n'est pas nécessaire, ou lorsqu'on veut atténuer la trop grande vivacité de la lumière solaire. On obtient couramment des verres coulés jusqu'aux dimensions de 3 m. 30 de longueur et 0 m. 90 de largeur. Ces verres se vendent cannelés et à petits losanges, avec des épaisseurs de3 à 8 mm.: l'épaisseur courante est de 4 à 6 mm.; le poids d'un m. carré, à 5 mm. d'épaissenr, est de 12 kilog. 500. Les verres unis et cannelés peuvent ètreobtenusjusqu'à4 m. 50 de longueur et 1 de largeur, les verres à losange jusqu'à 3 de long sur 1 de large.
Ou peut reproduire, sur les verres coulés minces, tous dessins en creux ou en relief; on donne à ces verres, dits imprimés, une épaisseur moyenne de 21/2à 4 mm.; ils laissent passer beaucoup plus de lumière que les verres dépolis, gravés on mousselines, et se prêtent aux mêmes emplois, puisqu'ils ne sont pas transparents.
Prix courants. — L'heore de vitrier se paye, en règlement, à raison de 1 fr. pour le jour et de 2 fr. ponr ta noit, à Paris.
I.es verres simples dn commerce se vendent de 50 à 77 fr. la caisse, snivant qualité. — l.e prix dn m. carré de verre à vilre simple varie de 1 fr. 59 à 3 fr. 33 en règlement; celai dn verre donble est de3 fr. Il à 6fr. 66, solvant qualité. — Les verres cannelés simples valent 2 fr. la feuille: les verres dépolis simples, 1 fr. 40: les verres dépolis doubles, 2 fr. 23. — Les verres mousseline, dépolis et à dessin à jour, de Choisy-le-Roi. se vendent de 2 à 3fr. la feuille, suivant épaisseur et qualité. — Les verres de conlenr se vendent, la feuille simple (0 m. 81 et 0 m. 57), de 2 fr. 50 pour le janne à 3 fr. ponr le vert. — Les verres striés et les verres coulés à reliefs, rayés ou à petits losanges, valent 5 fr. la feuille.
La pose à façon du verre, compris toutes foarnitures. et à surfaces de plus de i m. dans la même maison, se paye 1 fr. 25 le m. carré.
Outils du vitrier : La règle de vitrier a 1 m. de longueur et plus; elle est en bois mince et léger: sa largeur est de 4 à 5 cm. et son épaisseur de 4 à 5 mm. Le compas sert a diviser les panneanx: Véquerre est connue de tout le monde: la batte sert à battre le mastic; la pince sert à arracher les pointes; le marteau, en fer et très léger, a une tête plate qui permet d'enfoncer les pointes et une panne fendue en pied de biche qui sert à les arracher. Un couteau à lame flexible est employé pour mastiquer, appuyer et lisser dans les feuillures. L*s pointes du vitrier sont de petits clous, dépourvus de tête, qui ont de 15 mm. i à 2 cm. de long. Le grégeoir ou grésoir est employé pour grésiller les bords du verre lorsqu'il est d'une forme circolaire, concave ou de tonte autre forme qui ne peut être coupée au diamant.
Le diamant à couper le verre est enchâssé dans un rabat fixé sur un manche.
Les vitriers emploient encore le carton à diviser et, dans des cas spéciaux, le plomb étiré en verges ponr tenir certains panneanx, les soudures, les attaches ou liens en plomb, le fer à souder, etc.
Vitrerie des toits. — La vitrerie s'applique aussi à la couverture: dans ce cas, elle doit assurer une toiture étanche et empêcher la condensation de la vapeur d'eau renfermée dans l'air, car cette condensation peut amener la formation de gouttes susceptibles de provoquer des détériorations.
Dans les verres d'une senle pièce, lorsque l'inclinaison du toit est de 0 m. 10 par mètre, il n'y a lieu de s'occuper que de l'écoulement des eaux de buée à la partie inférieure.
Le vitrage le plus ordinaire comprend nn solinde mastic qui fait le joint entre la feuille de verre et le fer lui servant de feuillure. On obtient ainsi une étanchéité provisoire; mais, au bout de peu de temps, le mastic se dessèche et, par suite de la dilatation da fer, se fendille et se détache du verre et du fer.
Les tringles en métal ou tonte antre matière, interposées entre deux verres qni se recouvrent, donnent de bons résultats et récoltent l'eau de condensation pour l'évacuer ensuite à chaque joint. Ces tringles sont de types très nombreux. Un bon système est celui de M. H. .Murât, qui donne une vitrerie à dilatation libre, supprime le mastic et emploie des fers de formes spéciales.
L'inclinaison à donner aux vitrages est de 30 à 30 degrés, ou une pente de 0 m. 36 à 0 m. 56 par mètre.
Planchers en verre. — Signalons aussi l'emploi de dalles de verre pour constituer des planchers translucides éclairant des sons-sols ou des pièces sans jour. Ces dalles, auxquelles on donne en mojenneO m. 30 de côté, se coulent en pavés prêts à être mis en place dans un châssis métallique, ou se coupent dans de
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