‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 1124 sur 1134 · ZANZIBAR · texte numérisé non relu

ZANZIBAR

partie à nne puissance étraDgère. Le plateau du S.-O. a plus de 2.000 m. d'élévation. Quelques sommets ont jusqu'à 0.500 m. de hauteur. Plusieurs grands fleuves ont leur cours supérieur dans le Yun-Nan : le Yangtsé-kiang,le Salouen, le Fleuve Rouge. Le climat est tropical an fond des vallées, tempéré sur les plateaux-

Les mines sont nombreuses et riches, 51 sont exploitées. On trouve le cuivre et le plomb argentifère en grande abondance, le fer, l'étaiu, le zinc, la houille, le mercure. Il n'y a pas de grandes manufactures. Les industries extractiveset métallurgiques ont seules une certaine importance.

Le pays étant très montagneux, la majeure partie du sol n'est pascultivée. Leprincipal produit, l'opium, est le plus estimé de la Chine; on en récolte 80.000 piculs de 60 kilog. par an ; l'export. s'élève annuellementàprèsde i4.500piculsd'une valeur dell. 800.000 fr. — Le marché centralisateur du thé est à Yun-Nan- Fou; deux maisons seulement ont le droit de faire ce commerce en gros. — Les autres cultures, le riz, le maïs et le sorgho l'été, le blé, l'orge, les fèves et haricots l'hiver, suffisent à peine à l'alimentation des habitants. — La production totale du musc est d'env. 5 millions de fr. — Bœufs, buffles, moutons et chèvres. Les peaux de bœufs n'ont pas encore pu être exportées, en raison de la difficulté des transports par terre.

Lesimport. dépassent de beaucoup les export. Elles consistent surtout en cotonnades indiennes pour 8 millions de fr. env. , puis en couleurs d'aniline allemandes, parapluies, allumettes du Japon, tabac el papiers de la Chine. Après l'opium, on n'exporte guère que du thé, du plomb et de l'étain.

Il y a trois courants commerciaux :

1» Du Nord-Est, avec le Sé-Tchouan. Les principales import, de cette région peu peuplée du Yun- Nan sont les cotonnades chinoises, quelques lainages, nn peu de soie et de soieries, du sel. Les export, se font en opium (3.000 piculs env. valant 2.400.000 fr.), cuivre, etc. Le transit par Lao-oua-tan est estimé à 3.200.000 fr.

2* Courant de l'Ouest et du Sud-Ouest, avec la Haute-Birmanie, par la route de Tali-fou-Bhamo et avec la Bas.se- Birmanie par Ssé-mao. Lesimport. des produits birmans au Yun-nan ont été, en 1898-99, de 1.999.535 roupies, en 1899-1900 de 2.383.978 r.; les export., respectivement, de 1.669.075 roupies et de 1.954.690. L'import. par la Haute-Birmanie consiste en coton et cotonnades (9/10 du total), lainages, pétrole; les export., ensoie grège (1/2 du total), animaux, orpiment, textiles. En 1899, première année de fonctionnement de la douane de Ssé-Mao, il est entré 12.041 piculs (722.000 kilog.) de coton brut, dont plus de 10.500 en transit. L'export., peu importante, se fait en objets en fer.

3° Courant du Sud-Est, avec le Tonkin et le Kouei- Tchéou. Mong-tsé est le principal marché de cette région du Yun-Nan, à pop. assez dense, et la résidence d'un consul français ; le commerce de son entrepôt a atteint 19.924.000 fr. en 1899. Tchen-Kiang- Fou, centre de tissage, reçoit la plus grande partie des filés de coton importés par Mong-tsé (voy. ce mot).

Le commerce de Mong-tsé est surtout un commerce de transit. La proportion du commerce avec le Tonkin est faible : 12 à 15 0/0 (320.000 fr. en 1898, 265.000 en 1899), 18 à 20 0/0 à l'export.

« En résumé, le courant commercial du S.-E., c'est-à-dire celui que nous commandons par le Tonkin, est de beaucoup le plus important et pourra s'accroître le jour où les mines de la province seront développées et où des communications plus rapides seront assurées, au moins sur le plateau. » (Rapport de la mission lyonnaise en Chine.) (Voy. Tonkin.)

Abel Ravier.

Bibliographie. — La Mission lyonnaise d'exploration commerciale en Chine, 1895-97, Lyon, Rey et C'*, 1898: Rapport sur te Tun-Nan. — Leclère, ingénieur en chef des mines : Rapport du 2* Congrès des Sociétés françaises de géographie (22 août 1900) ; Géographie générale des provinces chinoises voisines du Tonkin {la Géographie, 15 avril 1900).

ZAMBÉZIE. V. Rhodésia.

ZAXTE. (Grèce.) Chef-lieu de l'île et du dép. de même nom, par 37» 57' lat. N. et 18° 20' long. E. La troisième des îles Ioniennes (unies avec la Grèce en 1863) au point de vue de la sup., de la pop. et de l'importance. La pop. de l'île est de 45.000 hab., dont 17.478 pour la capitale, située sur le littoral, à l'E. et à 15 kil. env. de la côte 0. du Péloponèse; un canal de 10 kil. sépare l'extrémité N. de l'île de la pointe S. de l'île de Céphalonie. Le climat est délicieux etlacampagne magnifique, renommée pour ses beaux jardins de fleurs, ses fruitiers; les campagnes environnantes sont cultivées en vignes et oliviers: excellent vin.

Fabrique de savon de ménage qu'on exporte en Grèce et dans le Levant; quelques distilleries de spiritueux et raffineries d'huile; tissage de toiles du pays et d'étoffes de soie ; export, de raisins secs.

Le sol est volcanique, on y trouve du soufre et de l'huile de pétrole.

Le port, assez abrité et profond, est desservi tons les jours par les bateaux des Compagnies grecques, qui assurent les communications directes avec le continent et les îles; le Lloyd autrichien fait le service avec Trieste et Fiume.

Succursale de la Banque Ionienne et de la Banque pour favoriser la production et le commerce des raisins secs, consulats et agences de plusieurs pays. A. Typai.do-Bassia.

ZANZIBAR. État de la côte orientale d'Afrique, comprenant les îles de Zanzibar et de Pemba, sous le protectorat de l'Angleterre. Zanzibar a 1.657 kil. c. et 150.000 hab. env.; Pemba, 984 kil. c. et SO.OOOhab. On compte env. 10.000 Arabes, 7.000 Hindous, 50 Anglais, 50 Allemands. Pop. de la ville de Zanzibar : 100.000 hab.

ZAPPINO-,

ZELANDE (NOUVELLE-

Le pouvoir du sultan est limité. Aucune dépense ne peut être engagée sans le consentement du consul d'Angleterre. Les revenus annuels sont d'env. 2.500.000 fp. et les dépenses d'égale somme. La justice est rendue par des kazis ou parla Cour britannique; les appels sont portés devant la Haute-Cour de Bombay. L'armée permanente se compose de 1.500 hommes, la réserve de 1.000 hommes.

L'îledeZanzibar, qui est séparée du continent par un chenal de 95 milles (de 1.852 m.) de long sur 16 de large, est le centre d'approvisionnement et de distribution pourtousles marchés environnants. Les produits des îles et des pays de la côte sont dirigés de là sur tous les points du globe. Les échanges avec l'étranger se font par l'intermédiaire d'une douzaine de maisons européennes établies dans la ville de Zanzibar; les Indiens de Bombay et de Goa ont le monopole du commerce de détail.

De 1891 à 1899 les import, annuelles se sont élevées de 1.205.000 liv. st. à l.iiOG.OOO et les export, de 1.384.000 à 1.513.000. En 1899 lesimport. se sont chifirées par 23 millions 940.000 roupies (de 1 fr. 70), surtout en : étoiles 5 millions 517.000 r., riz 2.902.000, ivoire, girofle, peau.x, coprah, matériaux de construction, vins et spiritueux, sel ; les export.,par22.701.000;r., principalement en : girofles (GO.OOO à 70.000 balles par an expédiées en majeure partie à Rotterdam), coprahs (dirigés en totalité sur Marseille), étoffes pour les différents points de la côte, peaux de bêtes (80.000 à 100.000 pour New-York, Londres, -Marseille et Salonique), riJ!, ivoire pour New- York, Londres et Bombay. Les produits français sont encore peu demandés, par suite de leur cherté. Les articles venant de France sont les suivants: pommes de terre, fruits, vermicelle, macaroni, parfumerie, cognac et antres boissons.

En 1898 le commerce s'est réparti comme suit entre les principaux pays : à l'import. : Indes Britanniques, 11.683.000 fr., possessions du sultan 5.433.000, Afrique orientale allemande 3.532.000, Angleterre 3.302.000; à l'export. : Afrique orientale allemande 11.917.000, Afrique orientale anglaise 5.0G4. 000, possessions du sultan 3.959.000, Indes britanniques 3.523.000. Les import, de France ont été de 605.000 fr., les export, de 2.860.000 fr.

Le port est franc depuis 1890. En 189811 a reçu 183 nav. au long cours jaugeant 286.000 t., dont : 88 d'.\llemagne avec 143.000 t., 62 d'Angleterre avec 91.000 t., 25 de France avec 40.000 t. et 115 caboteurs avec 16.000 t.; en 1899, 198 nav. au long cours avec 324.000 t., dont 69 anglais avec 103.000 t. Escale mensuelle des paquebots des Messageries Maritimes, de Marseille à Madagascar, et bi-mensuelle des vapeurs de la Deutsche Ost-Africa Linie. Les seuls vapeurs anglais qui touchent à Zanzibar sont ceux de la British India (ligne de Bombay à Zanzibar et de Bombay à Delagoa).

Agences de la Chartered Bank of India, .\ustralia and China et de la New-Oriental Bank Corporation.

Consulat de France.

La monnaie émise sous l'autorité du sultan, le dollar de Marie-Thérèse, est l'unité monétaire, mais on se sert plus généralement de la roupie de l'Inde, qui ne vaut aujourd'hui que 1 fr. 70 environ, au lieu de 2 fr. 50. Le dollar a une valeur de 2 roupies 2 annas. Il existe aussi une monnaie de bronze nationale, \epessa, qui vautOfr. 0371.

Le régime douanier de 1898 (voy. Ami. du Comm. Ext./S'tdisc. de 1899) a été modilié par l'ordonnance du 11 septembre 1899,». Il est perçu à l'import. un droit de 5 0/0 ad valorem sur la plupart des marchandises; les autres sont admises en franchise.

Les commandes sont passées à 3 et 6 mois, et il est d'usage de faire G à 9 mois de crédit.

Abel R.wier.

ZAPPIUO {Rhus oxyacanthoides], arbuste de la

Tripolitaine, dont la racine fournit une écorce qui est employée en tannerie et teinturerie et expédiée diée de Benghazi en Egypte.

ZKRRK. V. Pelleteries : Peaux de zèbre.

ZEiL.vil ou Zeyl.\h. V. SoMALis : Somalie britannique.

zÉLAADr: (NOUVELLE-). L'une des sept colonies anglaises de l'Australie, située entre 33"-43'' lat. S. et 170» long. E. — 173" long. 0., aux antipodes de la France. Sup. : 270.580 kil. c, savoir : 115.172 pour l'île du N., 151.580 pour l'île du S., 1.722 pour l'île Stewartet 2.106 pour les autres îles. L'île du N. est séparée de l'île du S. par le détroit de Cook (large de 20 à 80 milles de 1.852 m.). Leur long, totale dépasse 1.610 kil., leur larg. moyenne est de 167 kil. Pop. : 489.933 hab. en 1881, 626.658 en 1891, 756.505 en 1899. On comptait, en outre, 44.097 Maoris en 1881, 41.993 en 1891 et 39.854 en 1896. Cap. : Wellington, 41.758 hab. en 1896. Autres villes principales : Auckland, 57.616 hab., Christchurch, 51.330, Dunedin, 47.280. Les îles sont montagneuses, surtout celles du S.; le point culminant, le mont ' Cook, a 3.784 m. Nombreux cours d'eau et lacs.

Le gouverneur, nommé pour 6 ans, est assisté d'un Conseil de 7 ministres. Le pouvoir législatif appartient à un Conseil législatif de 48 membres nommés pour 7 ans, et à une Chambre des députés de 74 membres, dont 4 Maoris, élus pour 3 ans par le suffrage universel. La justice est rendue par 5 cours suprêmes, 4 cours de district et des tribunaux dans les principales villes.

La Nouvelle-Zélande a jusqu'à présent refusé d'entrer dans la nouvelle Confédération ou Commonwealth australienne :

Situation financière (en milliers de liv. st.) 1

Revenus 3.859 4.389 5.699

Dépenses 4.045 4.044 5.140

Dette publique 34.586 39.192 47.874

L'armée se compose, en temps de paix, de 9.840 volontaires, en temps de guerre, de 130.000 hommes. Le climat ressemble à celui de la Grande-Bretagne ; il est seulement plus chaud et plus égal. La température moyenne de l'île du N. est de 14", celle de l'île du S. de 11». Tout le pays est très salubre. Chute des pluies : 1 m. 06 à Auckland, 0 m. 93 à Dunedin.

En 1898 on a compté 18-955 naissances, 7.244 décès, 18.855 immigrants et 16.159 émigrants. En 1896, 15,13 "/o de la pop. étaient occupés aux travaux agricoles, à l'élevage du bétail et dans les mines, 11,66 dans l'industrie, 7,18 dans le commerce, 4,11 dans la domesticité, 2,74 dans les professions libérales ; 58,25 étaient placés sous la dépendance des autres hab. Agriculture. — Les deux tiers de la sup. sont propres à la culture et à l'élevage. Les forêts occupent 10.920 kil. c. Sur une surface cultivée de 11.984.000 acres (de 40 ares 1/2) en 1899, il y avait 10.244.000 acres en prairies artificielles. Au 31 mars 1899 il restait 17.125.000 acres de terres disponibles. En 1896 83.3(X> personnes étaient engagées dans l'agriculture et l'élevage du bétail.

Les principales récoltes ont été les suivantes :

Acres Boisseaux Acres Boisseaux

(en milliers) (en milliers)

Blé 173,8 4.242,2 269,7 8.581,8

Orge 34,6 8»6.8 48,0 1.585,1

Avoine 329,4 8.608,7 398,2 16.325.8

Maïs 3,2 » 17,4 669,8

Pommes de terre 24,8 113,7 36,9 222,1

ZÉLAXDE (NOUVELLE)

ZINC

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