‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 1125 sur 1134 · SG · texte numérisé non relu

SG

Voici le nombre des animanx de ferme, en milliers de têtes :

Chevaux 101 211 201

Kètes à cornes G98 788 1.210

.Moulons 4.62i 17.805 19.348

l'orcs 200 222 249

Mines. — Le tableaa suivant indique la production des mines, en milliers d'onces, de tonnesetdeliv.st. :

Or Onces

— Valenr

Argent Onces

— Valenr

Charbon Tonnes

— Valeur

.Manganèse Tonnes

— Valeur

Antimoine Tonnes

— Valeur

iiomme kaourl Tonnes

— Valeur

De 188o à 1898 l'or a donné 10i.3t3 kil. d'une valeur de 326.840.000 fr. De 18815 à 1897 la production de l'argent a été de 19.783 kilog. valant 2. 189.000 fr. et celle du charbon de 8.692.185 T. valant 11.354.000 fr.

Industrie. — En 1896 on comptait 2.459 manufactures employant 27.389 ouvriers, 170 fromageries et beurreries, 55 fonderies, 22 savonneries, 299 scieries, 90 moulins, 85 brasseries, 43établissements pour les viandes frigoriOées et conservées, occupant près de 2.000 personnes. Les plus grands centres industriels sont : Auckland, Otago, Canterbury et Wellington.

Comnurce extérieur. — Le monvement des échanges a été le suivant, en milliers de liv. st. :

Imporlalions 7.479 0.943 8.739

Les principales import, ont été en 1899 : machines, 453.000 liv. st.. cotonnades 447.000, vùtements 39.!. 000, draperies 395.000, sncre 350.000, lainages 279.000, quincaillerie 243.000, modes 284.000, livres et papiers 241.000, objets galvanisés 219.000, tabacs 184.000, produits pharmaceutiques et chimiques 184.000.

Les export, se font surtout en : laine 4.324.000 liv. st., viandes frigorifiées 2.088.000. gomme 607.000, beurre 571.000, blé 338. 000, suif 311. 000, avoine 286.000, montons 268.000. lin 184.000.

En 1899 le commerce s'est réparti comme suit entre les principaux pays: à l'import. : Royanme-L'ni 5.526.000 liv. st.. antres colonies de l'.Australasie 1.336.000, Fidji 230.000. États-Unis 775.000. Indes 216.000, Allemagne 160.000. Ceylan 116.000. Canada 63.000, France 19.0(10: à l'exporl. : Royaume-Uni 9.427.000, Nouvelle-Galles du >ud 1.118.000, antres colonies de i'.\iistralasie 523.000, Étals-Unis 433.000, Fidji 28.000, Hong-lvong 10.000, Canada 6.000, France 4.000.

Il y a une vingtaine d'années la Nouvelle-Zélande se mit à exporter les peaux des lapins que les propriétaires du sol tuaient par milliers pour en débarrasser leurs exploitations. Cette export., d'abord prospère, s'éleva jusqu'à 17.000.000 de peaux valant S.IiOO.OOO fr.; puis le cliifire diminua, sans doute par suite de la diminution même du nombre des rongeurs, peut-être aussi parce que la qualité des peaux fut moins appréciée en Europe, et tomba à 7 millions de peaux en 1898. On a songé depuis à exporter non plus seulement les peaux, mais les lapins dépouillés, que l'on frigorifie comme les moutons. Deux usines ont été spécialement établies dans le comté d'Otago pour la frigorification des lapins, dont on a exporté en 1899 un total de5 millions valant environOfr. 40 pièce à Londres, y compris les frais de préparation et le fret.

Voici le monvement commercial des 4 principaux ports de la colonie en 1897 : Auckland 87.437.000 fr., \Vellington8;).695.000,Lytlleton8:i.849.000,Dunedin 67.933.000.

Marine marchande. — A la fin de 1899 on comptait 522 nav. ayant leur port d'attache en .Nouvelle-Zélande. I^s entrées ont été de 609 nav. jaugeant 813.000 t. et les sorties de 604 nav. avec 807.000 t.. dont 379 nav. colonianx, 152 anglais, 32 norvégiens, 22 américains, 7 suédois. 3 allemands, 1 seul français. 1^ colonie est desservie par les paquebots de l'Union Steamship of Ne\v-/ealand, dn Canadian Pacific Kaiiway, de l'.Xmerican and Anslralian Line, de la New-/.ealand Company, et de la Shaw, Savlll and .Mbion.

Voies et moyens de communication. — En 1899 il y avait 3.385 kil. de chemins de fer du gouvernement et 270 kil. de Compagnies privées. En 1898, sur le résau gonvernemcntal, le nombre des voyageurs a été de 4.672.264, le tonnage des marchandises de 2.226.708 T., les dépenses de 21.429.000 fr. et les recettes de 34.400.000.

La poste a distribué, en 1898, 32.272.000 lettres et les lignes télégraphiques, d'une longueur de 10.433 kil., ont délivré 2.(^6.000 messages.

Établissements financiers. — II y a cinq banques d'émission. Principales banques ayant des bureaux à Londres et des succursales dans les grandes villes de la Nouvelle- Zélande : Bank of New-Zealand, National Bank of New- Zealand, Bank of New-South-Wales, Union Bank of .Anstralia, Bank of .\ustralasia.

Les monnaies, poids et mesures sont les mêmes qn'au Royaume-Uni. (Voy. .Mesires et Poids, Mo.nxaies.)

Usages commerciaux.— « Les crédits sont, en général, assez longs et faciles. Quand nn commerçant débute, s'il a une bonne réputation, s'il est honnête et industrieux, les banques n'hésitent pas à lui accorder beaucoup de facilités et des renouvellements répétés. Il arrive bien quelquefois qu'elles perdent une partie de l'argent avancé, mais c'est très rare. D'ailleurs le service d'informations réciproques entre les établissements de crédit est très bien fait. » {Mon. off. du Com.)

Douanes.— Le tarif en vigueur est celui de 1888. (Vov. Ânn. du Com. Ext.. 3* fasc. 1889.)

Les droits sont de 20 à 25 */. sur la plupart des objets fabriqués; sur les vins, de 5 à 9 sh. par gallon: sur les spiritaenx, de 16 sh. Quelques articles entrent en franchise.

A BEL R.VVIER.

Bibliographie. — Neic-Zealand Officiai Tear-Uook, annuel, Wellington. — T. A. Coghlax, the Seven Colonies of Ausiralasia, annuel, Sydney. — Australian Handbook, Londres, Gordon and Gotch.

ZIBELINE. Voy. Pelleteries, Focrrcres : Peaux de martre. A la foire d'Irbit, en 1900, on a vendu 44.000 peaux de zibeline, par lots de 500; voici les prix selon les qualités : supérjeure, 100 à 150 roubles pièce (267 à 400 fr.) : moyenne, avec quelques peaux supérieures, 25 à 60 roubles (36 à 138 fr.) la pièce ; claire, 13,75 à 117 roubles (36fr. 70 à 312 fr.) la pièce, suivant la quantité dé peaux supérieures contenues dans le lot. Presque tout a été vendu à l'étranger, c'est-à-dire principalement aux négociants de Leipzig.

ZiBETll. V. Pelleteries: Peaux de zibetb.

ZINC. Le zinc est un métal blanc bleuâtre, s'oxydant rapidement an contact de l'air, cassant, ductile, malléable, fusible à 412* ctg., d'une densité égale à 7,1. Il brûle vers 500« au contact de l'air, en donnant une flamme blanche et en produisant d'abondantes fumées d'oxyde de zinc. Il s'unit facilement avec le chlore, le brome, l'iode, le soufre, le sélénium, le phosphore et l'arsenic. Il est attaqué par les acides chlorhydrique et sulfnrique étendus, ainsi que par un grand nombre d'antres acides ; il se dégage alors de l'hydrogène.

ZINC -

ZINC

Les principaux minerais de zinc sont la calamine on carbonate de zinc, plus ou moins mélangé de silicate de zinc, et la blende ou sulfure de zinc. La calamine est le minerai de zinc le plus abondant. Ses principaux gisements se trouvent en Europe entre Liège et Aix-la-Chapelle ( Vieille- Montagne,Stolberg, etc.), dans la Haute-Silésie et en Grèce (Laurium). La blende est très employée depuis l'épuisement de beaucoup de gîtes de calamine; on en exploite en France (Cévennes, Provence), en Allemagne, en Autriche-Hongrie, etc.

On emploie aussi quelquefois pour la fabrication du zinc certains dépôts (cadmies ou tuthies) qui se forment près des gueulards des fourneaux à cuve traitant des minerais zincifères et dans lesquels domine l'oxyde de zinc.

Le zinc s'allie à la plupart des métaux. — Les principaux alliages sont ceux qu'il forme avec le cuivre et le fer. (Voy. Alliages.)

Méthodes d'extraction. — L'extraction du zinc de ses minerais s'obtient par voie chimique ou par voie électrolytique.

Dans le premier cas, on réduit au moyen du charbon l'oxyde de zinc résultant de la calcination ou du grillage des minerais.

La calcination des calamines (carbonate de zinc) préalablement réduites en morceaux s'effectue dans des fours à cuve, identiques aux fours à chaux. Il se dégage de l'acide carbonique et il reste de l'oxyde de zinc qui présente une nuancejaune à sa sortie du four.

La calcination des blendes (sulfure de zinc) préalablement broyées s'effectue dans des fours à réverbère à deux soles; il se dégage de l'acide sulfureux et on obtient de l'oxyde de zinc pulvérulent.

La réduction de l'oxyde de zinc s'opère suivant deux méthodes, savoir:

a) La méthode belge, qui consiste à chauffer cet oxyde dans des cornues cylindriques en terre'placées dans un four chauffé au rouge: le minerai, mélangé à moitié de son poids de menus de coke ou de houille, est porté au rouge ; le zinc distille et va se condenser dans les allonges dont sont munies les cornues. A ces allonges on adapte des récipients en tôle dans lesquels on recueille un mélange d'oxyde de zinc et de zinc en poudre qui constitue ce que l'on appelle poudre ou gris de zinc. Quant au zinc fondu qui s'est rassemblé dans les allonges, il est coulé en lingots.

b) La méthode silésienne, qui consiste, comme la précédente, à chauffer un mélange d'oxyde et de charbon dans des cornues; mais ces cornues sont munies d'un tube coudé qui conduit les vapeurs métalliques dans un espace clos fermé par une plaque de fonte et disposé à la base du four. C'est de ce récipient inférieur que le zinc solidifié est retiré pour être refondu dans une chaudière et coulé ensuite en lingots.

Le zinc brut ainsi obtenu renferme souvent des proportions assez grandes de plomb, que l'on sépare en abandonnant le métal pendant un ou deux jours dans un four à réverbère à sole inclinée, à une température voisine de son point de solidification. Ce plomb se sépare et vient se rassembler à la partie inférieure de la sole du four.

La préparation du zinc par les procédés électrolytiques s'opère à l'aide de deux méthodes:

a) Suivant la première (procédé Letrange), la

blende, soumise d'abord à un grillage à une température peu évaluée, se transforme en sulfite dezinc, qui à son tour donne, au contact de l'air, du sulfate de zinc. On lave à l'eau le minerai après son grillage, et la liqueur, qui renferme le sulfate de zinc, circule dans des bassins où sont placées des anodes insolubles en plomb et des cathodes en zinc reliées à une dynamo. Sous l'influence du courant électrique le sulfate de zinc est décomposé; le zinc se dépose sur la cathode et la liqueur qui renferme l'acide sulfurique est utilisée pour le lessivage des blendes ou des calamines grillées.

b) Suivant la deuxième méthode (procédé Blas et Miest), le minerai, broyé en grains, est aggloméré dans des moules de cuivre sous une forte pression. Les plaques ainsi formées sont réunies par des tringles en fer au pôle positif d'une dynamo et plongées dans une solution de sulfate de zinc, obtenue comme il a été expliqué plus haut. Le pôle négatif est formé de plaques de zinc. Le zinc du minerai se dissout peu à peu et se dépose sur la cathode ; sur l'anode il reste un dépôt de soufre utilisable.

Droits de Douane. — Le zino en masses brutes, saumons, barres ou plaques, est exempt de droits de douane à l'entrée en France. Le zinc laminé est frappé d'un droit de 4 fr. par 100 kilog. (aux deux tarifs), poids brut. Les limailles et débris de vieux ouvrages sont exempts.

Pour l'application des droits, la Douane distingue les ouvrages en zinc en : ouvrages ordinaires, unis ou estampés; ouvrages vernis, polis et nickelés, ouvrages imprimés en couleurs, décorés et dorés.

Voici la nomenclature des objets qui rentrent dans ces trois catégories :

Ouvrages ordinaires : Tous les objets unis ou estampés qui ne sont ni peints, ni vernis, ni polis, ni nickelés, ni décorés d'une manière quelconque (articles de ménage grossiers, baignoires ordinaires, tuyaux, tuiles, épis ouvragés, crêtes dentelées, motifs, œils-de-bœuf, lucarnes, balustrades et autres ornements pour bâtiments en zinc brut; clous en zinc pour le doublage des navires, etc. — Droit d'entrée : 12 tr. T. G., 8 ï. M. aux 100 kilog. nets.

Ouvrages vernis, polis ou nickelés : Les articles de lampisterie (lampes, suspensions, accessoires de lampes et de suspensions), cages et sujets de pendules, objets d'étagère et orfèvrerie d'ameublement, articles de ménage et tous autres en zinc peints, vernis, polis, cuivrés, bronzés ou nickelés. — Droit d'entrée : 30 fr. T. G., 20 T. M. aux 100 kilog. nets.

Articles imprimés en couleurs, décorés et dorés : Principalement les plaques et tôles de zinc imprimées et décorées pour affiches, annonces et réclames commerciales ou industrielles, les articles de ménage en zinc peints on vernis, avec décorations de peintures ou de filets en couleurs métalliques, les objets d'étagère décorés et tons les objets en zinc qui comportent des dessins peints, imprimés, dorés ou argentés.— Droit d'entrée : 50 fr. ï. G., 40 T. A. aux 100 kilog. nets. G. DuMONT.

Concessions de Mines de Zinc. — En France, des concessions pour l'extraction des minerais de zinc ont été données à :

Ardoix et Talencieux, Chaliac, le Chassezac, Sablières, Saint-André-Lacbamp,Saint-Cierge-la-Serre(Ardèche),les Abères, Bulard, Carboire, Montcoustans, Senteinet Saint- Lary (Ariège), Asprières, Vézis, Saint-Geniez-d'Olt, Villefranche (Aveyron), Arre, Bartèque (Basses-Pyrénées), Magnac (Cantal), Trémuson (Côtes-du-Nord), Nontron (Dordogne), les Prés, Menglon (Drôme), Huelgoat (Finistère), .\rrigas, Clairac, les Adams et Cendras, la Croix-de-Pallières, Esparon, les Malines, la Roque, Rousson, Saint- Julien-de-la-Nef, Saint-Hippolyte-dn-Fort, Saint-Laurentle-Minier, Valensole (Gard), Argut, Melles (Haute-Garonne), Pinols (Hante-Loire), le Suillet (Hautes-Alpes), l'Arau, la Gela, Héas et Gavarnie, Palouma, Pierrefitte (Hautes-

ZiNC

ZLNC

ryrenees), (ianges, Riols. Villecelle (Héraalt). l'ontpéan, e Semnou (Ille-et- Vilaine), la l'ereire, Pierre-Roasse, le l'oipe, les Haines, le Sappey (Isère). Figeac, Planioles (Lot). Peyrebrnne (Tarn). Grimaod, les Bonnettes, la Londe, la HIeille, Vaucron (Var), etc.

En Alfçérie et Tonisie :

Nador- Chair (départ. d'.VIger), Aln-Arko, Beccaria, Djendeli. Kef-Semmah (départ, de Constantine), DJebel- Masser, Fillaoacen, .Mazis (départ. d'Orao), etc.

En Tnnisie :

Djebel-ltecns (à 25 kil. de Tunis), Kranguet Kef-Toot (près Déjà). Djebel-Hamera (contrôle de Thala),Sidi-Yoasse( (caTdat da Kef), Djebel-boa-Jaber (caldat des Oalad-boa- Ghanem), Djibel-Sidi-Ahmed (contrôle de Béjâ), Fedj-el- Adoam (contrôle do Kef), Djebel-Zaghoaan, etc.

Dans tontes ces concessions, le minerai de zinc se trouve associéavec d'autres métaux, telsqne le plomb, les pyrites de 1er, le cuivre, etc., dans les mêmes gîtes.

Production-. — La France a extrait de son sol près de Si.CKX) T. de minerais de zinc en 1899, contre 13.3â0 T. seulement en 1887, valant en moyenne 114 !r. la tonne.

Les principales exploitations de minerais de zinc sont celle des .Malines (Gard) et des Bormettes (Var). La concession des Malines a produit, en 1899, pour 5.131.000 fr. de minerais, comprenant 15.100 T. de calamine calcinée, pare ou plombeuse, 26.000 T. de blende plombeuse triée et 1.200 T. de galène et terres plombeuses.

La production des Bormettes a été de 23.100 T. de blende préparée en 1899 et 600 T. de galène d'une valeur totale de 2.763.(XX) fr. On peut encore citer, parmi les plus productives, la mine de galène et de blende de Pierrefltte (Hantes-Pyrénées), celle de blende de Villefranche (Aveyron), celle de calamine, blende et galène de Menglon(Drôme), enfin celle de galène de Peyrebrune (Tarn).

La plus grande partie du minerai de zinc extrait en France est expédiée à l'étranger: d'autre part, les usines françaises, qui ont traité 94.000 T. de minerai de zinc en 1899, n'en ont fondu que 32.000 T. de provenance française, le surplus venant de l'étranger.

En Algérie, sur un total de H concessions de minerais métallifères en exploitation, on compte 10 minerais complexes contenant surtout du zinc; il en a été extrait 43.000 T. de minerais de zinc en 1899, contre 10.480 T. en 1887.

En Tunisie, toujours en 1899, on a extrait ponr 1.567.000 fr. de minerai de zinc et plus de 30.000T. de calamine calcinée et 2.269 T. de galène.

Voici le détail de la production dn zioc en France pour 1899 :

Production

Valeur

Foyers

en

— an

et

tonnes

en fr.

fours actifs

ATeyron 12.150

23 fours silcsiens.

31 — de réduction.

Nord.... 21.596

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