kilog
N"" 1 à 9 (épaisseurs 0mm. 03 à 0mm. 43).— Pourstores, tamis, miroirs, tabletteries et articles de l'aris.
N" 10 et 11.— Fal)rieation des lampes, des lanternes et de la ferlîlanterie en général. S'estampent encore très facilement en ornements divers pour girouettes, clochetons, etc. S'appliquent aussi le long des murs pour préserver les appartements de l'humidité, et dans les cabinets comme revêtements.
N°" 12 et 13. — Le n° 12 sert à la fabrication des objets de ménage, seaux, brocs, arrosoirs, bains de pieds, etc. Avec ces numéros se font aussi les descentes d'eau pour les petites constructions, les couvertures de hangars ou ateliers provisoires, les recouvrements de saillies, corniches, etc.
N' 14.— Spécial aux toitures; une couverture bien faite doit durer 25 à 30 ans sans réparations.
N" 13 et 16. — Employés en grandes dimensions pour couvertures de monuments, chéneaux, caisses d'eau, bains de siège et fonds de baignoires; en petites dimensions (Om. 35 à 0m.40 sur I m. 15 à 1 m. 30), pour doublage des navires aux endroits qui supportent le moins de fatigue.
N" 17. — En grandes dimensions, pour parois de baignoires; en petites, pour doublage à l'avant des navires, 011 le frottement de la lame exige du doublage une grande résistance ; on emploie même souvent pour ce dernier usage des n" 18 à 20.
N" 18 à 25.— On emploie ces épaisseurs pour les pompes, la garniture intérieure des cuves à papeteries, des réservoirs et cristallisoirs divers en usage dans les raffineries, etc.; une cais.sc ainsi doublée doit durer "»0 à CO ans.
Chaque feuille de zinc porte, à l'un de ses coins, la marque de fabrique de l'usine qui l'a produite, ainsi que le numéro d'ordre correspondant au tableau précédent.
Le zinc cannelé, ondulé et à nervures, permet d'obtenir des couvertures légères, solides et économiques. Les cannelures, auxquelles on donne une hauteur de 0 m.03et un espacement de Om. 10 d'axe en axe, permettent aux feuilles de zinc de supporter des poids considérables.
Le zinc repoussé remplace le plomb avec avantage, de plus eu plus, pour la décoration des couvertures des bâtiments : cette application est devenue courante sous forme de faîtages, de crêtes dentelées, de motifs en fers de lances, de poinçons et d'épis ouvragés, d'œils-de-bœuf, de lucarnes, de balustrades relevées en bosse. Ce ^inc d'ornement, rehaussé par des pein-
ZINC
— iG99 —
ZINC
tares au silicate dépotasse et à l'oxyde de ziDC, peut présenter aussi les tons de la pierre ou de la terre cuite. En le recouvrant, par la galvanoplastie, d'unecouche de cuivre jaune ou rouge, il donne de beaux effets décoratifs.
Zi.NC d'art. — L'industrie du zinc d'art ou « bronze d'imitation » ne date que de 1816 ; elle utilise une propriété du zinc fondu, qui, versé dans un moule en métal moins fusible que lui, se solidifie instantanément sans adhérer aux parois et en en conservant les empreintes d'une façon parfaite. En 1837 on com- ! mença à employer des noyaux à l'intérieur du moule: | en 1845 on trouva le moulage renversé. L'industrie ' du zinc d'art, qui, à ses débuts, ne comptait que \ quelques eentainesd'ouvriers, en eut bientôt 15.000. j Elle consomme par an plusdei.300.000kilog.de zinc | et 150.000 de cuivre (pour les moules). !
Le moule du zinc d'art (beanconp plus simple que les moules au sable employés pour le bronze d'art) est en bronze rouge.
Pour reproduire l'œuvre d'un sculpteur, on sépare d'abord cette dernière en plusieurs fragments: pour une statue, on détachera les bras, les jambes, etc. Le mouleur fait alors un moule à bon creux sur la sculpture; ce moule est composé de plusieurs pièces qui se séparent, mais qui, réunies, enveloppent complètement le modèle, reproduisant ce dernier en creux. Ces pièces sont entourées d'uae chape qui les maintient assemblées. Le modèle est ensuite livré au fondeur, puis au ciseleur et à l'ajusteur. On doit remplir le moule de zinc fondu d'un seul coup. Des ouvriers spéciaux enlèvent les coutures qui se produisent aux joints des diverses parties du moule et nettoient la surface. Certains détails de ciselure doivent être avivés, pour pièces de choix surtout.
Un objet se fond généralement en plusieurs pièces ; mais on ménage, dans chaque fragment, des emboîtements qui viennent à la fonte; on soude ensuite ces pièces les unes aux autres.
Le zinc d'art peut être décoré de peintures et, par les procédés galvaniques, de couches de cuivre rouge, de laiton, d'argent, etc. Certains objets en zinc d'art ressemblent à s'y méprendre à des pièces f»n bronze.
Produits dérivés. — Les principaux prodoits dérivés que peut fournir le zinc sont les suivants :
Blanc de zinc oa Proloxyde de zinc iZaO). Corps blanc solide, insoluble dans l'eau, très léger ; à l'état naturel, il constitue la spar/a/i/^; on en trouve dans la calamine. On peut préparer cet oxyde par la simple combustion du zinc à l'air. On l'obtient aussi, pour l'emploi médical, en chauffant au rouge vif du zinc dans un creuset, puis en le pulvérisant, le lavant et séchant. Ces deux procédés n'utilisent que la voie sèche. Par voie humide, l'oxyde de zinc hydraté (Zn 0, HOj est obtenu en dissolvant 10 parties de sulfate de zinc dans 15 parties d'eau distillée; on verse cette solution dans une autre, composée de 10 parties de carbonate de sonde pour 15 d'eau ; on lave jusqu'à ce que l'eau de lavage ne précipite plus par le chlorure de magnésium. L'oxyde de zinc commercial est souvent mélangé d'arsenic, de fer, de sulfate de soude.
On falsifie le blanc de zinc au moyen de sulfates ou de carbonates de baryum ou de calcium.
Latuthieicadmie ou gris de zinciest un oxyde de zinc impur qui se dépose dans les hauts fourneaux et que l'on utilise en pharmacie et en peinture;
on l'obtient aussi en calcinant de la calamine ou du sulfure de zinc.
Le blanc de zinc tend à remplacer de plus en plus la céruse dans la peinture à l'huile ; il s'incorpore peut-être aux huiles avec un peu plus de difficulté que la céruse, mais il ne noircit pas sous l'inflaenca des émanations sulfureuses, et il est, de plus, iooffensif.
Il y a deux qualités de blanc de zinc :
i* L'une, floconneuse, dite 6/a/ic de neige, prépitée avec le zinc le plus pur, remplace le blanc d'argent ;
2* L'antre, dite spécialement blanc de zinc, remplace la céruse ; c'est une poudre blanche, qui jaunit à chaud; elle n'est soluble que dans les acides et alcalis.
Le blanc de zinc ne résiste pas aussi bien que la céruse aux agents atmosphériques, à moinsd'étre délayé avec du carbonate de soude. Les peintures au blanc de zinc (obtenues en délayant ce produit dans de l'huile de lin rendue siccative par la litharge) sèchent très lentement. Le siccatif en poudre de la Vieille- Montagne se compose de sulfate de zinc, sulfate et acétate de manganèse et 2 à 3 • , de blanc de zinc.
On emploie encore le blanc de zinc dans la parfumerie, dans la fabrication des papiers peints, pour mastiquer les joints des chaudières et machines à vapeur, pour fabriquer des papiers lissés et des cartes dites « de porcelaine ».
Dans l'industrie, le blanc de zinc se prépare surtout en chauffant le zinc dans des cornues en terre disposées dans un four ; il se réduit en vapeurs qui se déposent dans des chambres de condensation où se fait un appel d'air; l'oxyde déposé dans les premières chambres est pulvérulent [blanc de zinc): celui qui se condense dans les chambres les plus éloignées est plus léger [blanc de neige).
L'oxyde de zinc précipité pur vaut 12 fr. le kilog.: l'oxyde sublimé ordinaire léger vaut i fr. et l'oxyde lourd 1 fr. 25. A Marseille, le blanc de zinc vaut 68 fr. les 100 kilog. en poudre et 76 fr. broyé.
Chlorure de ;:inc (ZnCl). — Il s'obtient par la dissolution du zinc ou des crasses dans l'acide chlorhydrique: c'est un corps solide, blanc, appelé vulgairement beurre de zinc; il est très soluble dans l'eau et sa dissolution sert comme désinfectant et antiseptique. On l'injecte pour conserver des cadavres ou des matières végétales, et on s'en sert pour décaper les surfaces des pièces à souder. Mélangé à de l'oxyde de zinc ou du sulfate de baryte, il constitue un stuc très dur, employé au plombage des dents.
Oxychlorure de zinc (ZnCl, 3 (Zn G).— C'est on produit qui peut contenir 3, 6 ou 9 équivalents d'oxyde pour 1 de chlorure; il s'obtient en dissolvant l'oxyde dans une solution de chlorure, ou en laissant digérer le précipité formé dans une solution de chlorure par l'addition d'ammoniaque. Il est peu soluble dans l'eau ; il dissout la soie, el ou l'emploie pour séparer ce corps des fibres végétales. L'oxychlorure liquide, évaporé à l'ébullition, donne une masse plastique qui durcit et devient insoluble dans l'eau, ce qui la fait utiliser comme ciment. Un excellent ciment dentaire comprend 50 parties de chlorure de zinc, 3 d'oxyde, 1 de verre porphyrisé, 1 de borax. On fait aussi du stuc avec l'oxychlorure de zinc. On lute les appareils de chimie avec un mélange de chlorure de zinc, d'oxyde de même base et de sable.
Laclate de zittc (C* H' O; Zn 0, 3 HO). — Il se
ZINC
ZINC
présente sous forme d'aiguilles ou lamelles brillantes; on le prépareen saturant à chaud une solution d'acide lactique par de l'hydrocarbonate de zinc bien lavé et concentrant la liqueur.
Sulfate de zinc (SO', Zu 0). Voy. Sulfates. — Le sulfate de zinc pur vaut de 1 fr. 30 à 3 fr. le kilog.; desséché, il vaut 6 fr.; le sulfate ordinaire se vend 0 fr. 40. Paul Barré.
COMMKRCE EXTKHIErR DE LA FuANCE. — Etl 1898, 1899
et 1900. les import, et export. (C. S.) des minerais de zinc, zinc en masses I)rutes, zinc laminé et débris, et ouvrages divers en zinc, ont donné les chiffres suivants :
Commerce international du Zinc (valeurs par milliers)
Quant. Valeur Quant. Valeur Quant. Valeur
Importations (en tonnes et milliers de fr.)
Minerai
Zinc en masses brutes, saunions, barres ou plaques
Zinc laminé
Limailles et débris
Ouvrages divers en zinci
Exportations (en tonnes et milliers de fr.)
Minerai
Zinc en masses brutes, saunions, barres o u plaques
Zinc laminé
Limailles et débris
Ouvrages divers en zind