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Gn-ce.— Voici le inonvement des export, de calamine et de blende, de 1891 à 1896 :
Hollande.— L'emploi chaque jour plus répandu en architecture des zincs « décoratifs » a donné de l'essor aux travan.t en ce métal, qui est laminé à L'trecht et forgé à Delfi, Zeist, .Amsterdam. On exporte en .\ngleterre. Suède, Norvège, aux Indes occidentales et orientales, enfin dans les républiques sud-africaines, mais non sans avoir à tenir compte de la concurrence allemande, intense pour les zincs laminés comme pour les zincs forgés.
Russie. — On n'exploite actuellement (1900) en Rossie que les minerais du gouvernement de Pétrokov, qui sont une calamine contenant 8 à 15'/. de métal. On en trouve aussi de puissantes couches dans la province de Térek, où ce minerai est mêlé à du minerai d'argent plombifère; dans la prov. du Don, sur la cote de .Monrman, etc. La Russie ne possède encore que deux fonderies de zinc, en Pologne, qui ont produit en 1897 5.880 T. de zinc brut avec ai. 000 T. de minerai. 5.669 T. de métal en 1898 et 6.325 en 1899. En 1885 la Russie n'importait qae 3.000 T. de zinc: elle en a importé 11.000 T. en 1898.
ZI.VC.VfiE. V. Électro-chimik.
7JRCOX. Corps fortné de silice unie à l'oxyde de zirconium avec traces d'osydes de fer, cristallisant en prismes à base carrée d'un poids spécifique de 4,d, d'une dureté de", 5, à double réfraction très accusée, s'électrisant par frottement, infnsible, transparent, à l'état vitreux.
Les cristaux incolores de zircon ont été employés dans la bijouterie fantaisie sons le nom de jargons : ils prennent en effet une jolie taille et un poli très vif et assez adamantin ; mais ils n'ont pas grande valeur.
On donne au zircon le nom i'hyacinthe quand il est rouge brunâtre orange ; cette pierre est aussi employée en bijouterie. G.-R. S.
ZIRCOMU3I. Un des métaux relativement rares, dits terres rares (voy. ce mot), dont on a d'abord employé les oxydes pour augmenter l'intensité de la lumière du gaz (système Auer). Mais les sels de zirconium, comme ceux de lanthane et d'yttriom, ont dû être abandonnés pour cet usage, pafe que la lumière fournie par eux donnait aux objets un aspect spectral avec des ombres vertes.
ZOXE FU.\XCHE. V. Dou.\.\ES.
ZOSSEX, petite ville de 4.200 hab., de la prov. de Brandebourg, à 30 kil. de Berlin. On fait actnellement (aoilt 1901), par ordre de l'empereur Guillaume II, sur le parcours de Berlin à Zossen, des essais de traction des trains rapides. Les plus importantes Sociétés électriques allemandes y participent. Sur la ligne de Berlin à Zossen, le courant primaire lui-même, à une tension de 10.000 volts, est distribué directement aux moteurs des trains au moyen d'un triple conducteur aérien et d'un trolley, au lieu d'être transformé en courant continu dans un rail conducteur où le recueillent, par des trotteurs, les moteurs des trains, suivant le mode généralement adopté.
Les moteurs des trains de la ligne d'essai de
Zossen sont munis diî convertisseurs rotatifs qni transforment directement le courant. Ils sont de deux sortes : ceux des locomotives de 1.000 à 11.000 chevaux, capables de remorquera grande vitesse les trains de marchandises les plus lourds, et ceux qui actionnent des voitures automotrices à voyageurs. On assup»' que les essais ont donné une vitesse de plus de 200 kil. à l'heure; mais il convient d'attendre la proclamation otQcielle des résultats régulièrement obtenus.
11 est question, si ceux-ci sont satisfaisants, de construire en .\llemagne, d'après ce système, des lignes spéciales reliaut directement les grandes villes par des trains extrêmement rapides. Les locomotives à vapeur continueraient à être affectées an service des marchandises et à celui des chemins de fer locaux à voyageurs.
ZOSTÈRE. Plante marine dont on fait une sorte de crin végétal (voy. ce mot).
ZOULOUL.VXD. V. Nat.\L.
ZURICH. Ville manufacturière de Suisse, cheflieu de canton, à l'extrémité N.-O. du lac de Zurich, à 4:)9 m. d'au, et 95 kil. X.-E. de Berne, par 47* ^40' lat. X. et 6» 12' 46' long.E. de Paris. Pop. : loi.983hab., en 1899, avec les faubourgs. C'est la ville la plus peuplée et la plus industrielle de la Suisse. Université, École normale, Polytechnicum fédéral. École pratique des Arts et Métiers. Bourse elChambrede commerce.
Grands ateliers de constructions mécaniques ; fabr. de locomotives, machines-outils, machines pour la meunerie, dynamos, scies et couteaux mécaniques.
Les soies de Zurich sont, commes celles de Lyon, universellement connues. Le conditionnement des soies a porté, en 1898, sur les quantités suivantes : 491.872 kilog. d'organsin, dont 421.324 d'Italie, O29.052 kilog. de trame, dont 291.977 du Japon, 455.373 kilog. de grège, dont 37.249 du Japon et 31.432 de Chine. Sur un total conditionné, dans les 24 établissements européens, de 16.9I£}.698 kilog., la part de Zurich a été de 1.188.129 kilog. Le principal marché pour la Suisse est le marché anglais. Le poids brut des soies teintes a été, en 1897, de i. 220.136 kilog., dont 333.524 en soies noires.
Les filatures de coton de Zurich ont à lutter contre les filatures italiennes, qui leur font une graiMe concurrence avec leurs bas prix.
Le nombre des métiers à main dans le canton de Zurich était de 23.513 en 1898, celui des métiers mécaniques de 11 .340 et celui des ouvriers en tissus de 42.354. La quantité totale des matières employées (soie, chappe, coton, laine, etc.) s'élevait, en 1897, à 1.545.526 kilog., la longueur des tissus produite à 43.092.226 m., le chiffre net de la valeur du débit à 89.443.628 fr. et la production des tissus Jacquart à 4.317.918 fr.
Fabrique de savons, de bougies, de papiers, de brosses.
Siège social de la Banque Fédérale. — Consulat général de France. — Centre de chemins de fer sur le N.-E. de la Suisse et point de départ de bateaux à vapeur.
ZURICH (La). Compagnie soisse d'assorances. (V. Assurances générales.)