FELDSPATH
commis dans cet écrit est pnui des travaux forcés, même si le coupable n'est pas commerçant: le faux ne consistera pas seulement à apposer sur la lettre de change une fausse signature, mais à y commettre nne altération quelconque dans le but de nuire à autrui, par exemple en remplissant et en antidatant des endossements en blanc.
En cas de faux par contrefaçon de signature, la loi n'exige pas, pour qu'il y ait faux en écriture de commerce, que la signature contrefaite soit celle d'un négociant connu, mais seulement qu'il y ait en simulation d'un effet commercial.
La fabrication d'une lettre de change qui, aux termes de l'art. 113 du C. Ck)m.% ne vaudrait que commesimple promesse, ne constituerait pas le faux en écriture commerciale.
La falsification de titres au porteur émis par une Société est considérée comme commerciale: il a été jugé, notamment, que les obligations commerciales du Crédit Foncier de France, étant des titres négociables, ont un caractère commercial qui donne ans altérations dont elles sont l'objet le caractère de faux en écriture de commerce et non de faux en écriture privée.
Il y a lieu d'observer que l'art. 148 du C. Pén. punit également des travaux forcés à temps l'usage des actes faux en matière de commerce: le crime d'usage de faux est distinct Tde celui de confection du faux, et un accusé peut être déclaré coupable d'avoir fait usage d'une pièce fausse, bien que déclaré non coupable de fabrication.
Le C. Pén. (art. 132 à 143) renferme en ontre des dispositions spéciales concernant les crimes de fabrication de fausse monnaie, de billets de banque, effets publics, etc.
Faux incident civil. — On appelle ainsi la pro cédure particulière employée pour prouver la fans seté d'un acte devant les tribunaux civils. Quand la pièce arguée de faux est produite devant un tribunal | de commerce, celui-ci doit renvoyer devant le tribunal civil et surseoir à statuer sur le fond. (C. Pr., art. 427.) M. H.
Voy. aussi .\graxdissemext et Photographie.
FAUX ALBATRE ou Alabastrite. V. Albâtre.
FAUX PL.\T.ANE ou Sycomore. Nom spéciOque I d'un érable. (V. Bois exotiques d'ébéxisterie, i Érable.)
I FAUX POIDS. Les commerçants n'ont pas le droit I de faire usage de poids autres que ceux prescrits par les lois et règlements. Toute contravention constatée par les vériOcateurs des poids et mesures, les maires, adjoints, commissaires et ofHciers de police, donne lieu à des poursuites, soit d'office, soit sur réquisition, devant le tribunal de police. Quand l'usage du faux poids est frauduleux, il tombe sous l'application des art. 423, 424, 479, 480 et 481 du C. Pén. et devient de la compétence du tribanal correctionnel. Il est quelquefois très difficile de distinguer entre le délit et la simple contravention ; en aucun cas, la bonne foi n'est admise comme excuse.
F.\VERsn.\3i. Ville maritime d'Angleterre, sitnée dans le comte de Kent, sur un bras navigable du Swale, par 31° 20' lat. N., et 0" 53' long. E. de Greenwich. Pop.: 13.000 hab.
1. La signiture de femmes non négociantes sur lettres de change se Tant s leni égtid qne comme simple promess».
Le mouvement du port a été le suivant :
Iiuporl. Eiport. Entrées de n»v. Flotte dn port LiT. st. Nombre Tonnage Nomb. Tonn.
1897. 25.800 0.800 7.429 371.500 230 19.500 Chantiers de constructions navales. Station da chemin de fer de Londres à Douvres.
F.WARD. Nom vulgaire do hêtre dans l'E. et le S.-E. de la France. Ailleurs on le nomme aussi Faou, Fau, Fouteau,Fayau. (Voy. Bois.)
FÉCAMP. (Seine-Inférieure.) Ville maritime sur la Manche à 220 kil. de Paris. Pop. : 14.656 hab. eo 1896. Principales industries : 2 fabriques d'huile, 2 filatures, 3 scieries, 10 minoteries, 41 saurisseries, une distillerie fabriquant une liqueur connue sous le nom de Bénédictine de l'Abbaye de Fécamp.
Le port comprend : un chenal de 310 m. de long, l'ancien avant-port, de 5 hect. (520 m. de quais), le second avant-port, créé en 1893, les deux bassins à flot dits Bérigny (900 m. de quais) et de mi-marée (300 m.). La longueur maximum des nav. qui peuvent évoluer dans le port est de 100 m. env. Un gril de carénage sera prochainement construit. Grues à vapeur de 1.500 kilog., magasins couvrant une snp. de 1.800 m. c. et appartenant à la Chambre de commerce ; ils sont desservis par des voies ferrées. On exécute un nouveau bassin à flot qui aura 165 m. dequais. Entrées en 1897: 104 nav. (37.000 t.), dont 68 d'Angleterre (16.200 1.). Sorties: 137 nav. (41.000 t.), dont 70 à l'Angleterre (25.000 t.) et 46 pour la pêche de la morue (9.000 t.).
Le port ne présente nne réelle importance qu'en ce qui concerne les armements pour la pèche de la morne de Terre-Neuve. Les autres opérations consistent en quelques rares import, directes de graines oléagineuses de l'Inde, d'arachides, de boisde l'.\mérique dn Nord. Les export, se font en argile, silex, tourteaux. Le cabotage ne présente qu'un médiocre intérêt. En 1897 il a été importé 661. 000 qx. de marchandises dont 32.000 réexpédiés.
L'industrie de la pêche : morue, hareng, maquereau, est florissante. 4 nav. ont rapporté, en 1897, de Terre-Neuve, 699 T. de morues (prix 17 à 24 fr. les 55 kilog.). La pêche du hareng a donné 6.149 T. de harengs salés, 6.684 de harengs frais; celle du maquereau, 691 T. de maquereaux salés et 187 de maquereaux frais.
Chambre de commerce. Ville rattachée à la succursale de la Banque de France au Havre. Agence du Crédit Lyonnais.
Station d'un embranchement du chemin de fer del'Ouest se reliant à la ligne de Paris au Havre. Expéditions en 1897 : 107.285 voyageurs et 66.365 T.: réceptions 42.326 T.
FÉCULE. V. Amidon.
FELDSP.\Tll (de l'allemand Feld, champ, et Spath, pierre fragile). Substance minérale d'une dureté peu inférieure à celle du quartz et rayant la verre, fondant au chalumeau pour former un émail blanc. Elle se compose de silice, d'alumine et depotasse on de soude, et se présente habituellement à l'état cristallin. On distingue trois espèces principales de feldspaths : Vorthose, l'albite et le labrador on labradorile.
L'orthose (ou F. ordinaire, pétunzé, F. adulaire) est nn silicate double d'alumine et de potasse, avec soude, chaux, magnésie, qu'on trouve ordinairement dans les granités, le gneiss, la syénite, le porphyre.