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C.icao

Huiles

1894 (i- semestre).

On n'a pas de statistiques plus récentes.

Fernando-Po est relié à la Péninsule par un service trimestriel de bateaux à vapeur, partant de Cadix. .\XDRÉ Barthe.

FÉROLIE. Genre d'arbres à grande taille de la Guyane, dont le bois est très estimé dans l'industrie sous les noms de bois satiné, bois marbré, bois de Cayenne et bois de Férole. Il est dur, pesant, à grain fin, de couleurs rouge, jaune, verte ; son aubier est blanc et satiné. On l'emploie surtout dans la marqueterie. (V. Bois exotiques d'ébé.msterie : Bois de Cayenne.)

FERRAILLE. On douoe le nom de ferraille aux morceaux de fer usés on hors d'emploi : vieux fers de chevaux, clous, bandes de roues usées, vieux ustensiles de fer, qui sont recherchés pour la cou-

llerie, l'armurerie, et les diverses industries qui

-mandent des fers doux et raffinés.

Chaque année, à Paris, .se tient au commencement d'avril, sur le boulevard Richard-Lenoir, un marché spécial de la ferraille annexé à la «foire aux jambons». Les ferrailles diverses (vieux outils, vieilles

•rrures, vieux fourneaux, etc.) sont étalées sur le

1. La superficie occupée par ces étalages a été, *n 1898, de 30.920 m. carrés, loués par 1.270 marchands étalagistes, contre 31.800 m. carrés en 1897 loués par 1.257 étalagistes.

Des places spéciales aux marchands de ferrailles sont affectées dans les marchés du Temple (friperie), des Carmes et Beanveau-Saint-.\ntoine, où s'opèrent des transactions constantes. Les brocanteurs des quartiers populaires font tous commerce de ferrailles.

-Mais, aux environs de la Bastille est vraiment le marché des ferrailles raccommodées ou remises à

neuf. La rue de Lappe et la Conr-Damoye sont bordées de boutiques où l'on trouve tontes les ferrailles encore utilisables, depuis les ontils jusqu'aux fourneaux. La presque totalité des commerçants de ces deux coins de Paris sont originaires de l'Auvergne. Ils forment une population très laborieuse, aux mœurs spéciales. Leur industrie est d'ailleurs rémunératrice ; le commerce des vieux métaux édifie constamment des fortunes rapides et solides.

Il occupe à Paris une population active totale de 451 personnes, dont 409 du sexe masculin, parmi lesquelles 116 chefs d'établissements, dont 96 hommes. On y compte 35 petits patrons travaillant seuls ; les autres occupent pour la plupart (66) 4 ouvriers au plus, 5 de 5 à 10 ouvriers et 2 jusqu'à 20.

En province, le commerce des ferrailles se localise dans les villes industrielles, et surtout dans le voisinage des usines métallurgiques : dans le département du Nord, le recensement de 1896 accuse une population active (occupée au commerce des vieux métaux) de 144 personnes ; tandis que dans r.Aisne, par exemple, on n'en trouve que 11. Le chiffre de la population française qui vit de cette profession est d'environ 3.500 personnes, dont les salaires et les bénéfices sont extrêmement variables.

Dans ce chiffre ne sauraient être compris les chiffonniers, parles mains de qui, avec les ouvriers des chantiers de démolitions, passe la presque totalité des ferrailles versées dans le commerce.

Commerce. — Les importations de ferrailles de fer, de fonte on d'acier en France ont pris une importance que font ressortir les moyennes décennales suivantes du commerce spécial :

francs 292.849 1.231.171 724.848

Les importations des ferrailles de fonte en 1897 se sont réparties ainsi : Belgique, 181.400 kilog. ; Algérie, 218.800; Angleterre, 113.000, etc. Soit nn total de 622.600 kilog. valant31.129 fr., contre 673.400 kilog. valant 30.302 en 1896.

Les importations de ferrailles de fer et d'acier, en 1897, ont atteint un total de 13.106.800 kilog. pour 753.642 fr., contre 4.433.445 kilog. pour 243.840 fr. en 1896, 21.410.744 kilog. poar 1.177.591 fr. en 1895 et 33.539.983 kilog. pour 2.012.399 fr. en 1894. Elles se sont réparties comme suit : Belgique, 4.771.000: Allemagne, 3.216.100; Angleterre, 2.741.000; Pays-Bas, 858.100: .Algérie, 854.100, etc.

Les importations d'Allemagne, étaient en 1892 de 11 millions 270.103 kilog. ; celles de Belgique, la même année, s'élevaient à peu près au même chiffre : 11.249.864 kilog '.

Les e.\portations ont, comme les importations, beaucoup progressé ces dernières années. Les moyennes décennales accusent :

kilog. francs

De 8.317.243 kilog. en 1895, les exportations de ferrailles de fer ou d'acier se sont élevées en 1896 à 17.624.833 pour 540.621 f r. en 1895 et 1 . 145.614 fr. en 1896.

En 1896, les export, de ferrailles de fonte ont atteint 1.123.936 kilog., d'une valeur de 61.816 fr.

1. Pour recouvrer le fer «n œuvre dans les wagons hors de service, V American Car and Foundry C* a loué quelques hectares de terrains sur lesquels elle a établi une série de voies provisoires pour amener les wagons et les brûler. Quand les caisses ne valent pas la peine d'être enlevées, on forme un train et on le lance arec une locomotive de manière i renverser et empiler les wagons autant que possible avant d'y mettre le feu. La Compagnie brûle ainsi (juillet 1899) une centaine de wagons par jour, et elle compte tirer 40.C00 tonnes de fer des quelques milliers de vieux wagons qu'elle veut détruire.

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