FERROL
FEUTRE
Voici enfin les chiflres de l'export. (toujours C. S.) pour 1897:
Ferrailles de fonte : 878.000 kilog. à 6 fr. le quintal, presque tout à destination de la Belgique.
Ferrailles de fer ou d'acier: 1 8.251.200 kilog., à Cfr.To le quintal, principalement à destination de : l'Italie, 8,fô0.400 kilog.; la Belgique. O.908.400; l'Angleterre, 1.380.800 ; la Suisse, 1.30i.00O. C. N.
Douanes. — La Douane ne considère comme ferrailles que la mitraille ou les débris de vieux ouvrages en fer, en fonte ou en acier. La loi du 9 juin 1845 autorise le service à faire briser ou dénaturer en sa présence tout objet qui lui paraîtrait pouvoir être utilisé autrement que pour la refonte.
Les ferrailles et tournures de fonte ne pouvant passer à travers un crible à mailles de 5 mm. de côté et mélangées de tournures de fer ou d'acier, suivent le régime des ferrailles de fonte, à moins que la proportion de fonte n'atteigne pas 10% du poids total ; do même les débris de vieux ouvrages en fonte {bocages, caffuts) : 2fr. T. G., 1 fr. 50 T. M. les 100 kilog. bruts.
La ferraille et les débris de vieux ouvrages en fer ou en acier sont taxés au droit de 1 fr. T. G., 0,75 T. M. les 100 kilog. bruts. Les extrémités ou chutes de rails d'acier ne peuvent y être assimilées que si leur longueur ne dépasse pas 35 cm.; en cas contraire, elles suivent le régime des Rails. Les rognures de tôle de fer ou d'acier et de fer-blanc sont taxées également comme ferraille de fer ou d'acier. Les chutes de rails dont la longueur dépasse 35 cm., de tôles, de fers profilés, de blooms et de billettes d'acier doux, de fers à T et à double ï, de poutrelles en fer, etc., importées en vue de la refonte, sont admises au régime des ferrailles sous certaines conditions de justification du transport, d'acquit-à-caution, d'acquittement éventuel des droits afférents aux métaux, de payement d'une indemnité.
FEURARl-:. flT.\LiE: Emilie.) Chef-lieu de la province de ce Dom, sur la ligne ferrée Venise-Bologne, à 47 kil. de Bologne. Pop., 89.310 hab. La province, avec une sup. de 3.621 kil. c, a une pop. totale de 2o7.97t) hab.
Comme industries de la province : saline domaniale produisant 22.000 T. de sel; 9 usines mécaniques fabricant des lampes, des balances, des clous, etc. ; 43 briqueteries, 7 fours à chaux; des fabriques de savon renommées à Pontelagoscuro, qui font concurrence aux produits de Marseille ; 370 moulins, dont un très important à Ferrare même ; 19 fabriques de pâtes alimentaires; 4 fabriques de conserves, d'anguilles marinées (spécialité de Comacchio), qui occupent plus de 600 ouvriers, etc.
Le principal commerce de la province est celui du chanvre brut, dont la récolte, la plus forte d'Italie, atteint en moyenne 240.000 quintaux.
Ferrare est le siège d'une Chambre de commerce, d'une chaire ambulante d'agriculture, d'une des plus vieilles et plus importantes Universités d'Italie.
Banque d'Italie (succursale) à Ferrare.
H. Bl.^nc.
FERRATINE. V. Albuminate de fer.
FERRO-ALUMINIUM. V. Alliages, Électuochimie.
FERRO-CHROMIUM. V. Acier, Alliages, Électro-chimie, Fonte.
FERRO-MANGANÈSE ou Spiegel. V. Acier, Alliages, Fonte.
FERRO-NICIvEL. V. Acier. Fonte.
FERRO-SILICIUM. V. Acier, Alliages, Fonte.
FERRO-TUNGSTÈNE. V. Acier, Alliages, Fonte.
FERROL (le). Place forte et arsenal maritime sur la baie de ce nom, dans la province de la Corogne (24.927 hab.), chantiers de construction pour la ma-
rine. Le Ferrol est la capitale d'un des trois arrondissements maritimes d'Espagne.
Le mouvement du port, entrées et sorties réunies,, a été le suivant en 1890 et 1895 :
VAPEUnS VOILIK.liS
Nombre Tonnes Nombre Tonnes
Le montant des transactions a été en pesetas :
Import 1.730.2,50 2.353.097
Export 163.710 2.295.337
André Barthe.
FERROXXERIE. Endroit où l'on travaille le fer et où on l'emmagasine.
Ce mot désigne les objets en fer, forgés mécaniquement ou à la main, et qui restent presque sur le feu de la forge : les chaînes, les ferrures de bâtiments, pentures, paumelles, fiches, équerres, etc. ; ferronnerie pour voitures, pour navires, pour wagons ; boulons pour assemblage, pattes à scellement, ancres pour navires, ancres pour chaîner les bâtiments.
Le ferronnier tenait la forge ; quand les objets, étaient limés, polis et ajustés à l'étau, c'était par le serrurier-ajusteur.
On désigne souvent la ferronnerie sous le non» de « grosse quincaillerie ». (Voy. Quincaillerie.)
FERULE. Herbe souvent assez élevée, de la famille des Ombellifères, habitant les régions méridionales de l'Europe et de l'Asie. L'espèce la plus importante est la F. assa-fœtida, d'une hauteur d'environ 2 m., qui croît en Perse et qui produit la gomme-résine employée en médecine sous le nom d'Assa fœtida. (Voy. ce mot.)
FÉTIDIER OU Bois puant. Grand et bel arbre des îles Maurice et de la Réunion, aussi de la Guyane,, ainsi nommé à cause de la mauvaise odeur de son bois. Par ses proportions et son port il ressemble assez à notre noyer. Son bois rougeâtre et veiné est employé dans l'ébénisterie. (V. Bois exotiques d'ébé-
NISTERIE.)
FELILLARI). V. AciER, Feh.
FEUILLES MÉDICIXALES. V. ESPÈCES MÉDICI- NALES.
FEUILLES TINCTORIALES. V. Matières colorantes.
FEUTRE. Le feutre proprement dit est une sorted'étoffe dont les fibres entrelacées, sans filure, ni croisure, ni tissure, acquièrent une grande consis- , tance par les opérations successives de foulage auxquelles elles sont soumises. Il faut par conséquent distinguer le feutre proprement dit du tissu feutré, qui est un tissu à chaîne et à trame fortement foulé. Le feutre occupe depuis longtemps une place dans l'ameublement. Au XVP siècle, ou en couvrait les bancs et les tables. Aujourd'hui on se sert du feutri' imprimé principalement pour faire des tapis de table et des tapis de pieds; ils sont en général épais, formés de laine et de poils grossiers, et viennent surtout d'Angleterre et d'Allemagne.
On emploie en outre le feutre pour assurer la fermeture hermétique des joints et contre-joints dan!= l'ameublement et les machines. Dès le XIII" siècle on s'en servait à cet effet pour garnir les fenêtres De là le verbe feutrer (feutrer un siège, feutrer uni selle), signifiant à la fois rembourrer d'étoupe et di
FEUTRE
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crin et garnir de feutre. A mesure qne la fabrication du feutre est devenue plus abondante et moins coûteuse, on a davantage feutré avec du feutre au lien de crin ou d'étoupe.
C'est en Asie, d'où la fabrication dn feutre nous est venue, qu'elle a le plus d'importance. Les tentes des Mongols, des Mandchous, des peuplades nomades de l'Asie Centrale sont de feutre. On fait en Mongolie et dans le nord de la Chine de grandes quantités de couvertures de feutre, commodes, chaudes et solides, que l'on trouve jusque dans le Tché- Kiang. Les bonnets d'hiver des Chinois sont en feutre, et il en est d'une rare finesse. Leurs chaussures ont souvent d'épaisses semelles de feutre. Les peuples du Levant excellent aussi dans la fabrication de cette étoffe, faite de poils ou de laine.
Outre la chapellerie (voy. Chapeaux), on fait, en feutre, des souliers, des chaussures, des semelles, des visières vernies, des filtres, des bourres de fusil. On trouve aussi dans le commerce, malgré le peu d'élasticité de cette étoffe, des feutres destinés à l'habillement.
Les feutres appropriés au service des machines, de même que ceux avec lesquels on garnit les marteaux des pianos, sont des feutres de qualité supérieure, fabriqués avec des laines fines et peu foulées, valant de 15 à 40 fr. le kilog. ; ils sont épais, moelleux, élastiques. On emploie aussi des draps feutrés, c'est-à-dire des tissns de laine à âme tissée, fortement foulés ou feutrés et d'apparence close sur chaque face; ils servent à garnir les cylindres de filature, les rouleaux de pareuses et de machines à imprimer les étoffes, les blanchets pour presses typographiques, etc. Les draps feutrés plus légers (moins de 730 gr. au mètre carré) sont généralement destinés à l'habillement, à la chaussure et autres usages analogues.
Les tissus feutrés pour papeterie, nommés commercialement : feutres sécheurs, feutres coucheurs, feutres montants on feutres sans fin, se composent de forts tissus circulaires en laine pure ou mélangée de coton, ou en coton ; ils sont d'épaisseur variable, plus ou moins feutrés, selon leur emploi. Ils sont destinés à adoucir la pression exercée sur la pâte à papier, à soutenir celle-ci quand elle est humide, à la guider sur les sécheurs et à remplir à son égard le rôle de buvards.
On calfate les navires avec un feutre grossier saturé de goudron, et l'on couvre souvent les serres et les bâtiments de construction légère avec dn feutre imprégné d'asphalte.
Le feutre s'emploie en outre dans les garnitures pour wagons, dans les instruments de filtrage, les polissoirs, les appareils électriques, comme isolant. Il sert encore à fabriquer les ronds qui servent de soucoupes aux bocks de bière dans les brasseries et cafés. On l'emploie enfin comme absorbant dans les lits de malades.
Le transport renchérit trop ces articles, en général grossiers, pesants et de prix modique, pour que la ▼ente à l'étranger puisse se développer. Il s'en fabrique, mais en faibles quantités, en Allemagne et en Angleterre. La France est, à cause du développement qu'y ont pris les industries électriques, d'ameublement et de transport, un des pays dans lesquels, en dehors de l'Orient, la fabricaUon du feutre atteint son maximum d'importance.
Pourcesfabricationsindnstrielles.une usine établie
à Paris occupe 19 personnes; deux établissements de la banlieue, 44 ; une fabrique du département dn Nord, 60. Dans les Ardennes, deux fabriques spéciales de feutre emploient ensemble 200 ouvriers et employés, hommes et femmes. Dans la Marne, an établissement utilise le travail de lia personnes, dont 100 hommes et 2,o femmes. Cette industrie compte en France un total approximatif de 2.ioO ouvriers et employés dont les salaires sont très variables.
Commerce. — Le commerce spécial des featres a été cd France, ponr les export., par moyenne décennale :
Qaanlités Valetirs
kiloff. francs
1867-76 146.896 633.9it
Mais tandis qne les export, de France se sont acernes, les import, en France ont diminué très notablement, ainsi qu'en témoignent les moyennes décennales que voici :
Quantités Valeurs
kilog. francs
L'import. des feutres, pour 1897 (C. S.), ne représente pas plus de 72.300 kilog. en quantité et 342.000 fr. en vaienr.
Le commerce d'export. (C. S.), même année, est un peu pins intéressant. La France a exporté 20.794 kilog.. de feutres pour doublage et semelles valant 26.000 fr. ; 1.947 kilog. de feutres ponr tapis imprimés, d'une valeur de 8.275 fr. Les esport. pour machines et pour pianos ont atteint une valeur de 1.095.450 fr., prix toUl de 73.040 kilog., répartis ainsi: Belgique, 34.869: Espagne, 10.667; puis viennent l'Angleterre, 5.639, la Suisse, r.\llemagne, etc. Les tissus feutrés pour papeterie ont été exportés en quantité de 46.820 kilog. pour une valeur de 386.265 fr. : Espagne, 21.138; Belgique, 9.386, etc. Moindre est l'export. des feutres pour vêtements, tapis non imprimés, ameublements, tentures et chaussures : 20.000 kilog. valant 130 000 fr. : r.\ngleterre et la Belgique figurent chacane pour environ 5.500 kilog. L'export. des antres feutres a été, la même année, de 105.817 kilog. valant 529.085 fr. : .Angleterre, 43.141 kilog. ; Belgique, 18.545 ; Suisse, 11,183, etc. C. N.
Douanes. — La classification des feutres par r.\dministration des Douanes est basée tant sur la destination des produits que sur la nature des éléments qni les composent on de la préparation qu'ils ont reçue. D'après ces données, le Tarif distingue:
Les feutres ponr doublage et semelles, qni payent, par 100 kilog. neU, 32 fr. au T. G., 23 au T. .M.; les feutres pour tapis imprimés, 30 fr. T. G., 40 T. M., aux 100 kilog. nets ; les feutres et draps feutrés pour machines et pianos, 300 fr. T. G., 250 fr. T. .M., aux 100 kilog. nets; les tissns feutrés pour papeterie, qui payent les droits des étoffes de laine pure ou mélangée de coton, selon l'espèce ; les feutres ponr vêtements, tapis non imprimés, ameublement, tentures et chaussures, en laine pure ou mélangée de coton on d'autres matières végétales, suivent le régime des draps (voy. Tisses de l.\ine); enfin, les feutres autres que ceux dénommés ci-dessus : le tarif les taxe diversement selon qu'ils sont: en poils grossiers, 32 fr. T. G., 25 T. M., aux 100 kilog. nets ; mélangés de laine et de poils grossiers, 90 fr. T. G., 70 T. .M., aux 100 kilog. nets ; en laine pure ou mélangée de matières végétales, suivant le régime des draps. (Voy. Tisses de laixe.)
Les feutres goudronnés, asphaltés, bitnminenx, végétaux à doublage et autres combinaisons analogues, comme le carton bitumé, sont assimilés an carton en feuilles. Les feutres grossiers qui ont été caontchoutés sont taxés comme autres ouvrages en caoutchouc: 90 fr. T. G.» 70 T. .M.
Le feutre d'amiante paye 70 fr. T. G., 30 T. M.