FIDJI
La population se compose d'Arabes el de Xoirs. On parle dans le Fezzan l'arabe, le touareg, le baoussa et le kanouri.
FIBRE VULCAXISÉE. La fibre vulcanisée est un produit industriel que donne la cellulose traitée par le chlorure de zinc et l'oxyde de enivre ammoniacal. Elle est mauvaise conductrice de l'électricité, de couleur rouge, grise ou noire. A l'état dur, elle peut être sciée, forée, tournée, elle résiste très bjen aux acides et aux gaz; à l'état souple, elle remplace dans plusieurs de leurs emplois le caoutchouc et le cuir. On en fait aussi des engrenages résistants et silencieux. Elle se présente sous la forme de plaques on feuilles d'environ 1 m. sur 1 m. 50 et d'épaisseur variable, depuis 1/10 de millim. jusqu'à 32 millim.
FIBROLITIIOÏD. V. CeLLCLOÏ'd.
FICELLE. La ficelle est un des produits principaux de la menue corderie, elle forme un assemblage de grosseur intermédiaire entre le fil et la corde. (Voy. Corderie.) Elle se fait surtout en chanvre, la plus fine en lin, quelquefois en coton. (Voy. Chanvre.)
La ficelle « à bourse » s'obtient en câblant trois torons de deux ou trois fils de lin ; la « capitonne » se fabrique avec des fils plus gros ; le « dreux «est une combinaison analogue, généralement de neuf fils ; la « ficelle de fantaisie » comprend d'ordinaire six fils réunis de diverses manières avec parlois des brins de clinquant et des assemblages de couleurs variées; on peut noter encore les « lignes », les « ficelles de fouets », les « cordes d'arcades » des métiers Jacquart, les « chapelière^ », les « fils à gorre », etc.
Toutes ces sortes de ficelles se composent de plusieurs fils de caret tordus ensemble, soit à la main, soit à la mécanique le plus souvent. Le nombre de fils, le degré de torsion et le lustrage en constituent la valeur et la qualité.
La ficelle commune est d'un calibrage irrégulier qui la rend par endroits peu résistante; elle conserve la couleur grise du chanvre. Le commerce emploie le plus souvent les ficelles colorées pour le petit pgquetage ordinaire.
En dehors de la teinture et dn polissage les ficelles subissent un apprêt qui les rend plus marchaude.s, et varie suivant l'usage auquel elles sont destinées. ' > ficelles communes pour emballage reçoivent un
, arement » dont le but est de les adoucir, en leur laisant perdre de leur rigidité et de leur rugosité, et qui se compose ordinairement de colle de farine additionnée d'une petite quantité de savon mou. Cet apprêt s'applique à la main, au moyen d'un morceau de drap, sur la ficelle tendue, on à la mécanique au moyen de la machine à polir. Certaines ficelles ne sont pas apprêtées, mais seulement étrillées : étriller la ficelle, c'est la débarrasser de la chènevotte qu'elle contient, coucher les poils de chanvre en les collant, la polir, c'est-à-dire la rendre brillante et unie.
On trouvera au mot Corderie les chiCres dn commerce et des tarifs de douane pour les cordages et fils retors d'après leur longueur au kilog.
FICUS {F. iutea) du Congo. Arbre qui fournit nne ecorce employée pour la confection des vêtenu'uts. L'écorce, détachée de l'arbre et grattée extérieurement pour enlever l'épiderme et les couches sous-jacentes, est battue au pilon pour l'assouplir.
Elle contient des fibres disposées dans plusieurs
directions et constitue, sans opération de tissage, une véritable étoffe. G. D.
FIDJI (Iles). Archipel de l'Océanie, appartenant à la Grande-Bretagne, situé an X.-E. de la Nouvelle- Zélande, à 3.140 kii: N.-E. de Sydney et 1.220 kil. N.-E. de la Nouvelle-Calédonie, entre \6* et 22* lat.S., 175* et 177» long. E. de Greenwich. Il se compose d'environ 250 îles, dont près de 100 sont inhabitées; sa longueur est de plus de 600 kil.; sup. : 20.808 kil.c, dont 10.644 pour Viti-Lévou, Ô.475 pour Vanoua- Lévou, 'ào3 pour Taviouni, 535 pour Kandavon, 124 pourOvalaon. Pop. : 127.0^ hab. en 1881, 121.180 en 1891, 121.798 en 1897 (67.410 hommes, 54.388 femmes), dont 104.000 indigènes, 10.000 Hindous et 2.500 Européens. Capitale, Souva, ville maritime sur la côte S. de Viti-Lévou. Les îles sont montagneuses : points culminants, 1.200 m. dans Viti- Lévou et 1.500 m. dans Vanoua-Lévon.
Les Fidji sont administrées par un gouverneur assisté d'un conseil exécutif. Les lois sont votées par un conseil législatif de douze membres dont le gouverneur est président. La colonie est divisée en 16 provinces; dans 12 d'entre elles, un chef indigène on tiu applique les coutumes locales. Il n'y a qu'une milice indigène de 100 hommes.
Situation fiimncière, en milliers de liv. st. :
Recettes 106 OJ 71
Dépenses 88 GO 72
Climat salubre. Pluies abondantes à tontes les époques de l'année. Les terres sont d'une merveilleuse fécondité. Nombreuses forêts donnant d'excellents bois de construction; cocotiers, bananiers, orangers, caféiers. Presque tous les produits végétaux y réussissent, entre antres le tabac, le maïs, la canne à sucre, le thé. La culture du coton, autrefois prospère, a été abandonnée.
La plupart des animaux de boncherie sont encore importés de la Nouvelle-Zélande. Nombre d'animaux de ferme :
Chevaux Bètes à cornes Moutons Porcs
Grandes pêcheries sur les côtes. Les ressources minières ont peu d'importance. On compte six fabriques de sucre, une manufacture de thé, une autre de tabac, plusieurs chantiers de constructions navales.
Commerce extérieur.— Le monrement a été le sairant, ea milliers de lir. st. :
Import 481 208 253 235
Expert 353 364 431 534
Les import, consistent snrtont en draperies, 48.000 lir. st.; produits alimentaires, 35.000 liv. : quincaillerie, 14.000; riz, 10.000; les export., en sacre, pour 410.000 lir. st. en 1898 contre 324.000 en 1897 et 209.000 en 1895; copra, 6.985 T., valant 68.200 liv. st. en 1898, contre 8.237 valant 74.400 liv. st., en 1897 : frnils verts, pour 25.300 liv. en 1898, contre 16.500 en 1897. 21.000 en 1895 et 49.000 en 1894: spiritueux (espèce de rhum valant 2 sh. 6 d. par gallon), pour 22.700 liv. st. Le commerce direct arec la Grande-Bretagne est faible.
yai'igation.— Les entrées et sorties de navires ont été (en milliers de t.) :
Xar. britanniques.
— étrangers
Escales bi- mensuelles avec Sydney, mensuelles pour Vancoaver et Auckland. Les navires attachés à la colonie