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FEZZAN

Pour les chapeaux de feutre, voy. Chapeaux.

Les feutres pour vêtements, tapis non imprimés, ameublements, tentures et chaussures, sont passibles de la surtaxe de confection, lorsqu'ils sont confectionnés. Dans cette catégorie sont comprises: les bandelettes de feutre de laine pour la fabrication des tresses de chapellerie et autres articles analogues (les tresses elles-mêmes rentrent dans ]a passementerie de laine); les feutres poro-p/astiques, qui sont des feutres de laine apprêtés à la gomme et destinées à la fabrication des corsets hygiéniques.

Dans la catégorie des feutres autres on range notamment: les feutres pour toitures, pour bourres de fusil, les feutres à filtrer, les feutres (en pièces ou en rondelles ou meules) pour le polissage des métaux, des pièces d'horlogerie, etc., pour la confection des couvertures de chevaux et la carrosserie, pour le doublage intérieur des chaussures et de certains vêtements, etc.

FÈVE. Graine de la Vicia faba (famille des Légumineuses), qu'on cultive surtout en Egypte; elle constitue un aliment nourrissant, mais un peu indigeste. Les paysans et les marins en consomment beaucoup à l'état sec. La farine de fève a été mêlée à la farine de blé pour faire du pain en temps de disette; on l'emploie aussi à falsifier les autres farines, le sucre, le chocolat. Tiges, feuilles et graines sont une bonne nourriture pour le bétail.

Commerce. — Les Tableaux du commerce distinguent les fèves décortiquées on brisées, en graines, en branches ou en gousses, et enfin la farine de fèves; les seules fèves en graines donnent des chiffres intéressants ; les voici pour 1897 (C. S.), en milliers de kilog. et de fr. :

IMPORTATIONS EXPORTATIONS

Quantités Valeur Quantités Valeur

Les fèves en graines sont les fèves extraites de leurs gousses, mais non encore dépouillées de leur pellicule ou péricarpe ; les autres sortes n'ont pas besoin d'explication. C'est d'Egypte que nous viennent les 6/7 de notre import., soit plus de 43 millions de kilog.; la Russie nous en envoie près de 2 millions de kilog.; l'Italie 1.200.000, et la Turquie 1.720.000.

Nous exportons surtout en Algérie (679.000 kilog.), puis en Suisse (340.000), en Angleterre (238.000), en Italie (139.000).

Douanes. — Les droits d'entrée sur les fèves sont, par 100 kilog. B. au T. G. : en graine, 3 fr. ; décortiquées ou brisées, 3,50; en branches ou gousses, 1,50 ; farine de fèves, 6 fr.

Il n'y a pas de T. M.

FÈVE DE CALABAR. C'est la graine d'une plante grimpante de la famille des Légumineuses, qui croît en Afrique. Elle est très vénéneuse et doit ses propriétés à un principe actif nommé Esérine (voy. ce mot) ou Calabarine.

FÈVE SALNT-IGNACE. Semence de ÏIgnatia amara, plante grimpante de la famille des Loganiacées, qui croît aux Indes. Ses propriétés sont analogues à celles de la noix vomique; elles entrent principalement dans la préparation des Gouttes amer es de Baume.

FÈVE TONKA. Fruit d'un arbre de la Guyane, très dur et très pesant, qu'on nomme à Cayenne bois degaïac. (Voy. Bois exotiques d'ébénisterie.) La fève tonka, longue de 3cm. environ, a la forme d'un haricot allongé ; elle est enfermée dans un endocarpe semi-ligneux semblable à une grosse amande; elle est jaunâtre, huileuse, d'une saveur aromatique et piquante, d'une odeur douce et agréable. On l'emploie dans la parfumerie.

FEZ. Une des deux capitales du Maroc, située à 450 kil. S.-O. d'Oran, 195 kil. S.-E. de Tanger, par 34° 6' 20" lat. N. et 7» 14' 30' long. 0. de Paris.

Pop.: env. 140.000 hab. C'est la ville la plus industrielle et la plus commerçante de l'Empire. Fab. de faïences, de cuirs appelés maroquins, de couvertures et tapis de laine, de soieries, de poudre à canon. Joaillerie renommée. Import, de cotonnades, soieries, draps, sucre (3.108.000 kilog. en 1898, dont 4 millions venant de France), thé, armes, etc. Vice-consulat de France.

Le prix de transport par caravane de Tanger à Fez est de 30 pesetas (41 fr. 63), la charge de chameau de 280 kilog. env. ; il est de 37 pesetas 30 (28 fr. 83) de Larache à Fez.

FEZ. Le fez est un bonnet de feutre teint en pourpre ; c'est la coiffure généralement en usage chez les Turcs, les Grecs et autres peuples orientaux. L'étoffe en est plus ou moins fine et le gland dont il est surmonté d'ordinaire est en fil, en soie ou même en fil d'or; en Turquie, sa hauteur et sa richesse indiquent souvent le degré hiérarchique des fonctionnaires qui le portent.

C'est surtout dans le nord de la Bohême et principalement à Strakonicz que s'exerce cette branche spéciale de l'industrie textile, qu'on ne rencontrait jadis qu'à Fez (d'où le nom de cette sorte de coiffure) et en Turquie. L'export. des fez autrichiens a atteint, en 1898, 2 millions de florins pour la Turquie, 5 à 600.000 florins pour l'Egypte, environ 100.000 florins pour la Grèce; elle s'étend jusqu'à la Tunisie et l'Algérie. Tout récemment, les fabriques de Bohême se sont unies avec d'autres établissements du même genre et ont constitué un syndicat au capital de 3 millions 1/2 de florins, afin de mieux résister aux mesures prises par le Gouvernement ottoman pour enlever, autant que possible, cette industrie à l'étranger, à la faveur du bas prix de la main-d'œuvre en Turquie.

FEZZAN. Territoire de l'Afrique septentrionale formant une province au kaïmakamlik delà Tripolitaine. Ses limites sont indéterminées. Il est borné au N. par le kaïmakamlik du Djebel, à l'E. par le désert Libyque, au S. et à l'O. par les pays des Touaregs Azdjer. Sa longueur est de 1.200 kil. du N. au S., sa largeur de 600 kil. de l'E. à l'O. La population est très disséminée, elle n'est évaluée qu'à 30.0(X) hab. La capitale, Mourzouk, est située à 770 kil. S. de Tripoli, 030 kil. S.-E. de Ghadamès et 1.400 kil. N. de Kouka, par 23° 33' lat. N. et 11° 30' long. E. de Paris; elle compte près de 4.000 hab. Il existe une centaine d'autres villages : les plus peuplés, Sokna et Sebha, ont chacun 3.000 hab. env.

Le Fezzan est un plateau dont les hauteurs atteignent jusqu'à 750 m. En dehors de trois groupes principaux d'oasis, la population se fixe le long des vallées formées par des rivières le plus souvent desséchées. Le climat est tropical; à Mourzouk, le thermomètre marque, en été, 44° à l'ombre. Les pluies sont rares et les ouragans fréquents.

Les dattes sont au premier rang des productions. On récolte aussi du millet, du sorgho et un peu de blé. Le gros bétail et les chevaux ne se rencontrent que dans quelques parties du pays. Les chameaux servent de bêtes de somme. Les nomades élèvent des moutons et surtout des chèvres. L'industrie se borne à la fabrication de tissus grossiers de laine et de coton et de nattes en feuilles de dattier. Le Fezzan est traversé par les grandes caravanes qui se rendent de Tripoli au lac Tchad.

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