ELECTRICITE MEDICALE
da plomb-sodiam, avec leqael on obtient da protoxyde de plomb, particnlièrement apte à la construction des plaqnes d'accumulateurs.
Le four électrique, imaginé et perfectionné en vue de la fabrication spéciale de l'alnminium, a servi ensuite à obtenir des produits fort intéressants, tels que le siliciure de carbone ou carborundnm, le carbure de calcium, le ferro-manganèse, etc., à transformer le charbon ordinaire en graphite.
La chaleur développée par l'arc voltaïqne permet souder directement les métaux et de fabriquer ues tubes présentant des avantages spéciaux. Enfin, grâce à cette source puissante de calorique, M. Moissan a pu se livrer à des recherches scientifiques d'un grand intérêt et montrer que la métallurgie est en possession de moyens nouveaux pour réaliser de nombreux progrès.
Impobtance des industries électriqles. — Mais
il faut pour cela que l'électricité puisse être obtenue
M très bas prix, et c'est ce qui explique pourquoi les
ries électro chimiques et électro-métallurgiques
sont installées dans les régions où elles peuvent produire le courant qui leur est nécessaire en utilisant la puissance des chutes d'eau. Il résulte des renseignements que nous venons de donner sur la diversité et l'importance des applications de l'électricité, que dans certains pays les industries électriques ont pris un accroissement considérable.
Ainsi, aux États-Unis, on n'évalue pas à moins de 2 milliards de dollars les capitaux placés dans les industries électriques au début de l'année 1899. Sur ces 2 milliards de dollars, 830 millions sont consacrés à l'exploitation des tramways électriques. Les États- Unis tiennent une place florissante dans la fabrication et la vente d'appareils électriques. Près de 100 millions de dollars sont placés dans l'industrie des téléphones : près de loO millions, dans celle des télégraphes : près de 600 millions, dans les entreprises d'éclairage électrique.
Il résulte, d'autre part, d'un document publié par le Moniteur officiel du Commercek la fin de l'année 4898, que, grâce à l'appui considérable prêté par les banques, l'industrie électrique a progressé en Allemagne d'une façon prodigieuse. Le capital allemand s'est engagé à fond dans toutes les entreprises d'»lectricité : de juillet 1897 à juillet 1898 il s'est créé en Allemagne 26 Sociétés de tramways ou de chemins de fer avec un capital-actions de 69.628.000 .M. En outre, pendant cette même période, le capital-actions des Sociétés existantes s'est accru de 106.180.124 M., et le capital-obligations de 93.680.000 M., c'est- " lire que le capital engagé dans les entreprises de • motion et autres industries électriques a accusé il-- augmentation de 337.678.742 M. En dressant le tableau des Sociétés les plus considérables et les pins connues, on trouve que le capital-actions des 23 So- > ciétés contenues dans ce tableau s'élève à 339 millions de .M., et que le capital-obligations est de 102.160.000 M. : soit un capital total de plus de 441 millions engagé dans l'industrie électrique. D'après le professeur Von der Borgt, le montant total des capitaux engagés dans les Sociétés alle- I mandes d'électricit^i par actions s'élèverait aujourd'hui à 330 millions. Ce développement de l'industrie électrique en Allemagne a eu pour conséquence une augmentation considérable dans la construction des machines à vapeur actionnant les dynamos. Ainsi dans l'espace des sept dernières années, de 1891 à
1898, le nombre total des machines à vapeur serrant à la production de l'électricité, en Prusse, a quadruplé, tandis que leur force utile quintuplait. Le plus fort contingent s'applique à la production de la lumière, soit 86,9 •/••
Dans les pays où les forces hydrauliques sont abondantes et faciles à utiliser, comme en Suisse, par exemple, on en a largement usé pour la production de l'électricité. En Suisse, les forces utilisées sont évaluées actuellement à 100.000 chevaux. Dans la région des Alpes françaises, en particulier dans la région dauphinoise, on transporte électriquement dans les usines près de 5.300 chevaux et on utilise en outre 20.000 chevaux dans les usines électrochimiques. Dans le Continent Xord-.\méricain on transmet électriquement plus de 200.000 chevaux à des distances dépassant 130 kil. et sous des tensions atteignant 40.000 volts. L'utilisation des chutes du Niagara a permis de distribuer aux usines environnantes une puissance électrique représentant 20.000 chevaux sons une tension de 11.000 volts au prix de 0 fr. 108 à 0 fr. 036 le kilowatt-heure, suivant l'importance de la consommation : on espère porter cette puissance à 40.000 chevaux en 1.900 et la distribuer sous une tension de 22.000 volts. G. Dcmont.
Réglementation. — Un décret du 15 mai 1888 a réglementé la sarreillance des osines à électricité, qoi distribuent les courants pour l'éclairage et la force motrice.
Une déclaration doit être adressée an préfet dn département ou an préfet de police denx mois avant les premiers traranx pour l'établissement des conducteurs électriques destinés au transport de la force on à la production de la lumière; en cas d'urgence, cependant, le délai peut être abrégé. I^ déclaration est enregistrée, communiquée an chef du service local des postes et télégraphes et transmise par ses soins à r.\dministration centrale.
Quand il s'agit d'installations à l'intérieur d'une propriété et que la force électro-motrice des générateurs ne dépasse pas 60 volts pour les courants alternatifs et âOO volts pour les courants non alternatifs, la déclaration préalable n'est pas exigée.
Cette déclaration doit être accompagnée : 1* d'un projet détaillé de l'installation indiquant la nature du générateur d'électricité, le maximum de la différence de potentiel aux bornes de la machine, le maximum de l'intensité à distribuer dans chaque branche de circuit, la spécification des conducteurs employés, les précautions prises pour les isoler et les mettre hors de portée dn public ; 2* d'un tracé de la ligne, et au besoin du dispositif d^ distribution.
Une nouvelle déclaration doit être faite tontes (gg f^^j^ qu'on modifie une installation déclarée.
On trouvera dans le décret du 15 mai 1888 jg ^^^^^^ ^g, règles pour l'étaDlissement ou l'exploita'J^n des conducteurs électriques. Des arrêtes préfecto- aux snécianT nnnr ront prescrire des vérifications pé woiiiqaes de l'éta^îel
Et^nti f ^"P-^,"^ ""-.' '^"«^" ^^ "• «"veiUance sous lautonte des préfets; ils peuvent prescrire des expe"rienceset épreuves de contrôle en leur présence. Les^ntrayentions constatées sont poursuivies et réprimées
Ln décret dn 25 avril 1896 a rendu obligatoire le système international d'unités électriques dans tous les m« ches et contrats passés pour le compte de l'État dans toutes les communications faites aux services publics et dans les cahiers des charges dressés par eux (Vov Uv,
TES ELECTRIQUES.) * ''
ÉLECTRICITÉ MÉDICALE. Le matériel électrotherapique comprend: les machines électrostatioues les générateurs hydro-électriques, les batteries voltaïques, les appareils d'induction, les appareils de mestire, les appareils à galvano-caustique thermique et a lumière, les appareils d'utilisation des secteurs
ÉLECTRO-CHIMIE
ÉLECTRO-CHIMIE
à courant continu, les appareils d'exploration, les excitateurs divers, etc.
En France, il y a une quinzaine d'industriels s'occupant de cette fabrication, et presque tous sont à Paris. Ils peuvent employer une cinquantaine d'ouvriers, lesquels gagnent 6 à 9 francs.
La production résultant de cette fabrication doit être évaluée à 400.000 fr. Ces instruments non seulement se vendent, mais sont loués au mois aux médecins.
Les matières premières employées dans cette fabrication sont : le zinc, le cuivre, le fer, l'acier, rétain, l'argent, le platine, l'or, différents produits chimiques, des bois divers, le verre, le caoutchouc, la gutla-percha, la soie, etc.
Aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne cette fabrication est très importante. G.-P.-J. W.
ÉLECTSIO-AIMANT. Nom donné à un barreau de fer doux ou aciéré, et plus généralement à une substance magnétique quelconque, dans lequel l'aimantation est produite et entretenue par le passage d'un courant voltaïque dans un fil placé à une distance convenable. Pour que le courant voltaïque donne naissance à des phénomènes magnétiques suffisamment caractérisés, il faut que le fil conducteur forme autour du barreau uu nombre de spires assez considérable. Ce fil, préalablement recouvert d'une enveloppe isolante, est donc enroulé en bobine soit sur le barreau lui-même, &oit sur une gaine di' bois, de verre ou de cuivre dans l'intérieur ili* biquelle se trouve le noyau de fer à aimanter. Les électro-aimants affectent différentes formas suivant l'usage auquel ils sont destinés. Ils sont droits, en fer à cheval ou demi-circulaires. Ils entrent dans la construction de la plupart des appareils électriques (dynamos, sonneries électriques, appareils télégraphiques, etc.), dont ils forment la parti'' essentielle. En interrompant, en effet, le courant qui circule dans la bobine de l'électro et en fermant ce courant, on désaimante ou on aimante le noyiiu de fer de l'électro, et on peut ainsi produire le mouvement de va-et-vient d'une pièce mobile fiimiant l'armature du noyau de fer ou aimant artifieiei. G. Dumont.
ÉLi';f:Tit()-GAUSTIQUE. Méthode d'application à la chii'iiigie de la chaleur obtenue à l'aide des appareils électriques. Cautérisation à l'aide d'un fil de platine qne maintient à l'incandescence le passage d'un coiiiant fourni par une pile puissante ou des accurmilalenrs.
ÉLECT lit) CHIMIE. Science ayant pour objet rétu'le lies relations existant enire les phénomènes électriques et les phénomènes chimiques.
Cette science repose sur les phénomènes électrolytiquos. (V. Électrolyse.)
L'éleclrolyse appliquée à des composés métalliques est utilisée fréquemment dans l'industrie; la plupart des opérations que l'on peut signaler se résuinei!! en une seule : le dépôt des métaux, leur sépaifilion di!s dissolutions dans lesquelles ils se trouvenL on des substances étrangères avec lesquelles ils sont combinés ou mélangés.
On peu!, se proposer plusieurs buts :
4" On produit un dépôt métallique; c'est le cas de la CALVANOPLASTIE, doTUTe, argenture, nickelage, etc.;
2" On veut retirer un métal pur d'un alliage contenant une proportion plus ou moins considérable
de matières étrangères; c'est I'affinage électro-
LYTIQUE.
3° On cherche à retirer le métal de ses minerais;
c'est l'ÉLECTRO-MÉTALLURGIE.
4° Dépôt élegtrolvtique des métaux : galvanoplastie.— Tantôt il s'agit simplement de recouvrir un objet donné d'une couche métallique adhérente dans un but de décoration ou de protection, tantôt il s'agit de déposer le métal dans un moule d'oîi on pourra le sortir et dont il gardera la forme, permettant ainsi de reproduire autant de fois qu'on le veut l'objet sur lequel le moule a été pris.
Les principales applications sont : la dorure, l'argenture, le cuivrage, le platinage, le nickelage, l'étamage, le zincage, le plombage; on obtient également des dépôts de fer, âe palladium, de cobalt, d'alliages divers.
La source d'électricité qui sert à produire les dépôts varie suivant l'importance des opérations. Dans quelques cas, pour le dépôt du cuivre ou de l'étain, on peut supprimer même toute sorte de courant extérieur au bain lui-même.
Au début, les piles furent seules employées pour fournir le courant nécessaire aux décompositions électrolytiques ; on s'en sert encore dans les petites opérations, mais dans tous ateliers présentant une certaine importance, c'est aux machines d'induction que l'on a recours.
Il faut employer des machines à courants redressés ou à courants continus (voy. Machines électriques), caractérisées spécialement par une très faible résistance intérieure. La force électro-motrice, qui doit être en rapport avec la nature de l'opération et la rapidité du dépôt, varie entre certaines limites par un changement de vitesse.
L'emploi des machines présente un avantage très notable au point de vue de l'économie. Ainsi, le prix afférent au courant électrique pour le dépôt de 4 kilog. d'argent était de 5 fr. 87 dans la maison Christofle lor.squ'on faisait usage de piles; il est descendu à 0 fr. 9i, intérêts du capital et amortissement compris depuis qu'on fait usage de machines. (Renseignements fournis par M. Bouilhet.)
La galvanoplastie proprement dite consiste dans la reproduction d'un objet déterminé, en produisant le dépôt de métal sur un moule ou dans un moule. On peut augmenter à volonté l'épaisseur de la couche de métal déposée.
L'une des applications les plus importantes du moulage par voie galvanique consiste dans la reproduction en cuivre des gravures sur bois destinées à l'impression. On fait ainsi des clichés que l'on appelle galvanos, qui peuvent être reproduits en autant d'exemplaires qu'on désire.
En déposant un métal ou plusieurs métaux sur un objet constitué par un autre métal, on obtient des effets décoratifs par la variété des colorations, en même temps qu'on préserve l'objet des altérations par les agents extérieurs. Le cuivrage et le nickelage ont surtout pour but la simple préservation.
Une autre application importante est l'aciération des planches de cuivre gravées pour éviter leur usure rapide par le tirage.
Nous signalerons encore l'application spéciale des procédés électrolytiques à l'ajustage des pièces dt monnaie, faite pour la première fois dans l'Inde et 4873. Cette opération consiste à soumettre à l'ae
ÉLECTRO-CHIMIE
ELECTRO-CHIMIE
tion d'nn conrant, dans un bain d'or on d'argent, les flans (rondelles d'or on d'argent qui constitneront les pièces monnayées après la frappe), lorsque ces flans n'ont pas le poids légal, dans les limites admises : s'ils sont trop lourds, on les relie au pôle négatif et on prend une anode solnble de même métal : s'ils sont trop légers, on les relie au pôle positif et le métal est transporté à la cathode.
2" Affinage électrolytique. — L'électrolyse a été employée pour séparer des métaux et pour purifier d'autres métaux, c'est ce qui constitue l'a/^iiage.
L'affinage du enivre est une industrie récente dont l'importance devient de jour en jour plus grande. L'opération commune à toutes les afBneries électrolytiques de cuivre est celle indiquée par Elkington : elle consiste à faire passer un courant électrique à travers un bain de sulfate de cuivre, entre des électrodes de cuivre (le pôle positif ôtt la source électrique étant relié avec des plaques de cuivre brut formant anode, et le pôle négatif avec des plaques minces en cuivre fia formant cathode). Le courant décompose la solution : le cuivre se dépose sur la cathode et l'acide attaque l'anode, qu'il dissout dans ie bain.
Le but qu'on se propose est non seulement d'obtenir le enivre chimiquement pur, mais aussi de retirer des cuivres bruts l'or et l'argent qu'ils contiennent presque toujours. iV. Cuivre.)
D'après M. H. Fontaine (Électrolyse, 48^), il existait, en 1892, une trentaine d'affineries de cuivre produisant ensemble environ 30 T. de cuivre électrolytique par jour.
Dans cette production r.\llemagne tient le premier rang (9 T. de enivre par jour). L'.\ngleterre vient ensuite, avec une production de 6 T. ; la France tient le troisième rang avec 4 T. par jour. On peut estimer que l'Italie produit 2 T. et que les affineries américaines ont une production totale quotidienne de 9 à 10 T.
M. Fontaine ne paraît pas penser que l'affinage du ■enivre, à proprement parler, puisse donner lieu à une indnstrie rémanératrice. Les résultats ne sont avantageux qu'en raison des sous-produits provenant de l'opération, notamment des métaux précieux, or et argeût, qui existent, en proportion minime, il est vrai, dans le enivre soumis à l'affinage, mais qui constituent cependant une valeur réelle.
L'électrolyse a été appliquée également pour l'extraction de l'or et du platine qui peuvent se trouver en petites proportions dans certains alliages, procédé a été employé notamment lors de la refonte des monnaies de billon en Allemagne. Signalons encore, comme appartenant aux proés d'affinage, le traitement électrolytique dn plomb brut breveté par Keith. Le plomb à purifier d'anode soluble dans un bain formé d'une dis- :ntion de sulfate de plomb dans l'acétate de plomb, nd on fait passer le courant, l'or, l'argent, l'anloine restent dans l'anode; le plomb se dissout s le liquide au fur et à mesure que le plomb de "issolution se dépose sur la cathode. On obtient si dn plomb qui n'est pas absolument pur, mais ifoi ne contient que du bismuth.
3* Electro-métallurgie. — Les opérations de Vélectro-métallurgie ont pour but l'extraction des métaux de leurs alliages.
Parodi et Mascazzini eo 1880, Letrange en 1881,
ont appliqué l'électrolyse de liqueurs salines ponr extraire le zinc de ses minerais (blende ou calamine). Nous signalerons également les procédés Lamotte- Douncet et Luckow, dirigés dans le même but. L'électricité a été appliquée dans d'autres conditions à l'extraction directe du cuivre de la mate de cuivre (procédé Marchese); on donne naissance à des sousproduits importants : soufre et sulfate de fer cristallisé. A noter encore les essais tentés pour faciliter, par l'application des courants électriques, l'amalgamation dans le traitement des minerais d'or et d'argent.
Enfin, parmi les applications de l'électricité à la métallurgie, il convient de citer les méthodes de préparation du magnésium et de l'aluminium. Le magnésium s'obtient par l'électrolyse de la carnallite (chlorure double de potassium et de magnésium hydraté), à la condition de faire passer sur le bain ou dans le bain en fusion nn courant de gaz inertes ou de gaz rédacteurs. Quant à la préparation électrolytique de l'aluminium, elle a été réalisée par Bunsen en même temps que celle du magnésium, du baryum et du calcium. Bunsen agissait sur des chlorures de ces métaux, soit en les dissolvant dans de l'eau de manière à avoir une solution concentrée dont il élevait la température en même temps qu'il la soumettait à l'action décomposante du courant électrique, soit en les faisant fondre à l'état anhydre dans un creuset de porcelaine fortement chauffé et en se servant pour électrodes de charbon de coke bien réduit. iBe la Rive, t. III, p. 51 1 et suivantes.) M. H. Sainte-Claire Deville a perfectionné le procédé. Depuis les travaux que nous venons de rappeler, la fabrication de l'aluminium an moyen des courants électriques a été étudiée par beaucoup d'inventeurs, mais rien n'est entré dans le domaine industriel avant l'apparition du four électrique Cowles (de Cleveland, États-Unis).
MM. A. et E. Cowles se sont attachés à produire l'aluminium non directement à l'état pur, mais à l'état d'alliages, plus ou moins riches, avec le enivre, le fer, etc., par la réduction directe du corindon par le carbone, sous l'action de l'arc voltaïque et en présence du métal servant de base à l'alliage. Le procédé date de 1885. Il a été appliqué d'abord à Lockport (État de Xew-York), puis à Milton, comté de Stafford (Angleterre) en 1888.
Le métal riche provenant d'une série d'opérations est refondu au four à réverbère ou au creuset avec du cuivre en quantité nécessaire ponr faire du bronze à 10 •/,. On a ainsi du bronze d'aluminium. On fabrique de même des ferro-aluminium, des ferrochromium, etc. On obtient du bronze de silicium en remplaçant dans le four le corindon par du sable blanc ou du grès de Fontainebleau. Pour obtenir le ferro-aluminium on remplace le cuivre par des riblons de fer ou de fonte.
Kleiner, de Zurich, a imaginé une méthode de traitement de l'aluminium qui diffère surtout de celle de Cowles par la nature du minerai employé et par la possibilité d'obtenir de l'aluminium à l'état pur. On emploie comme minerai la cryolithe(voir ce mot). Héroult a fait breveter, en 1886, un procédé d'électrolysation de la cryolithe mise en fusion par le courant électrique. Ce procédé est appliqué dans l'usine de Lauffen. On produit du bronze d'aluminium d'une façon continue. Ce procédé est également mis en œuvre à Froges (Isère).
ÉLECTROGENE
ELECTROLYSE
M. Minet obtient raluminium en électrolysant un bain contenant le métal à l'état de fusion. Ce procédé est appliqué à Calypso, près de Saint-Michel (Savoie).
Les procédés Hall diffèrent de ceux de Minet par les détails: ils sont appliqués à Pi ttsburg (Amérique) et à Patricroft, près de Manchester (Angleterre).
Citons enfin les procédés Faure, qui consistent à traiter au haut fourneau un mélange intime de charbon et de bauxite qui, sous l'action d'un courant d'acide chlorhydrique, donne du chlorure d'aluminium. Ce dernier est additionné de sel marin et électrolysé. Le bain électrolytique est chauffé extérieurement à un feu doux. On obtient ainsi de l'aluminium et comme sous-produit du chlorure de chaux.
D'après des renseignements récents, la production de l'aluminium dans le monde entier est évaluée à 10 T. par jour, savoir : États-Unis 4.000 livres anglaises; Suisse, 5.000; Angleterre, 6.000; France, 8.000. Le prix coté en Angleterre, en 1897, est de 16 sh. 3,D d. par livre. G. Dumont.
ÉLECTRODE. Nom SOUS lequel on désigne tout point par lequel le courant électrique entre ou pénètre dans un corps (Faraday); par conséquent on donne cette désignation aux extrémités des rhéophores d'une pile.
On appelle aussi électrodes les divers appareils dont on se sert en médecine pour l'application de l'électricité. Ces électrodes sont généralement des plaques maintenues sur les organes soit à l'aide de courroies ou de rubans, soit à l'aide de manches.
ÉLECTRO-DIAPASON. Instrument chronographique. Le chronographe à induction de MM. Lissajous et du capitaine Schultz consiste en un diapason entretenu en vibration par une action électrique et qui donne l'inscription continue des divisions du temps en sinusoïdes plus ou moins serrées sur un cylindre enregistreur. Le diapason forme l'armature de l'électro-aimant. L'une de ses branches porte la plume ou style enregistreur, l'autre le ressort interrupteur. G. D.
ÉLECTRO-DYNAMIQUE. On appelle ainsi la partie de la science de l'électricité qui a pour objet l'étude des actions que les courants exercent les uns sur les autres. Cette science a eu pour point de départ les expériences d'Ampère. G. D.
ÉLECTRO-DYNAMOMÈTRE. Instrument à l'aide duquel on mesure les intensités des courants. L'électro-dynamomètre de Weber est fondé sur les attractions et répulsions mutuelles du courant. Il existe d'assez nombreux types d'électro-dynamomètres, qui sont employés surtout pour la mesure des intensités des courants alternatifs, tels que les produisent les machines d'induction. G. D.
ÉLECTRO-ENDOSCOPE. Instrument destiné à observer avec la lumière électrique l'intérieur du corps humain. Nous citerons parmi ces instruments : l'électro-mégaloscope du D' Roisseau du Rocher et le polyscope de Trouvé. G. D.
ÉLECTRO-GALVANISME. Théorie des effets produits par les piles voltaïques.
ÉLECTROGÈNE (Appareil).— Nom sous lequel on a désigné l'appareil particulier à l'aide duquel certains poissons peuvent produire un dégagement plus ou moins considérable de fluide électrique
(torpilles, raies, gymnotes, mormyres, malaptérures).
On a désigné aussi sous le nom à'électrogène un appareil imaginé par Hannay pour empêcher l'incrustation et la corrosion des chaudières à vapeur. Il est basé sur ce principe que, lorsqu'on plonge deux métaux dans un liquide et qu'on les relie métalliquement, les substances électro-positives se portent sur l'un des métaux et les substances électro-négatives sur l'autre. G. D.
ÉLECTROGRAPIIIE. Rranche de la galvanoplastie (voy. Électro-chimie), qui a pour objet de produire des planches gravées en creux ou en relief par l'action d'un courant électrique. G. D.
ÉLECTROLYSÉ. On distingue sous le nom d'électrolyse l'opération qui consiste à réduire des corps chimiquement composés en substances plus simples, sous l'action de l'électricité. (V. Électro-chimie.)
Le corps décomposé est l'électrolyte; les lames métalliques qui donnent au courant électrique accès dans le liquide sont appelées électrodes. Pour qu'un corps puisse être électrolysé, deux conditions sont nécessaires : il faut que le corps soit à l'état liquide et qu'il soit conducteur de l'électricité. Le corps peut être amené à l'état liquide par dissolution dansun liquide ou par fusion ignée. Dans toute électrolysé d'un sel métallique, le métal se rend au pôle négatif, et on trouve au pôle positif le corps simple ou les éléments du radical avec lequel le métal était combiné. Ainsi, dans l'électrolyse du sulfate de cuivre, le cuivre se porte au pôle négatif, et les éléments SO'' et 0 du radical SO* qui existent dansle sel se portent au pôle positif.
Il convient d'observer que si la règle précédente est générale dans la circonstance que nous venons de préciser, elle ne signifie pas que l'on retrouve à chaque pôle les corps qui doivent s'y rendre d'aprèscette règle. En effet, les éléments simples ou les radicaux composés mis en liberté par l'action du courant ne perdent pas leurs propriétés chimiques; il en résulte que, très souvent, il se produit au sein du liquide ou au contact des électrodes des actions secondaires qui, indépendantes de l'action électrique, masquent les effets primordiaux.
Le phénomène de l'électrolyse est régi par les lois suivantes, dues à Faraday, au point de vue quantitatif :
y io^— L'action électrolytique est indépendante de la position relative de la pile et de l'électrolyte.
^'' Loi. — La quantité d'électroly te décomposé est proportionnelle à la quantité d'électricité qui a passé dans le circuit.
.5" Loi.— Si on place à la suite, dans un même circuit, des électrolytes différents, les quantités de métal mis en liberté sont dans le rapport de leurs poids atomiques.
Emplois divers de l'électrolyse. — L'électrolyse a été mise à profit pour la galvam)plastie, Vaffinage des métaux, V électro-métallurgie, qui constituent les principaux procédés de I'Électro-chimib (voy. ce mot).
En dehors de ces applications, nous en citerons un certain nombre d'autres qui sont entrées dans une voie pratique.
Electrolysé de l'eau. — L'électrolyse est mise à profit pour décomposer l'eau et obtenir ainsi ses deux éléments, l'hydrogène et l'oxygène, à des prix suffisamment rémunérateurs (procédés Renard). Une