‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 16 sur 1134 · ÉLECTROLYSE · texte numérisé non relu

ÉLECTROLYSE

nsine coûtant 40.000 fr. permettrait d'obtenir par an 49..'?:J0 m. c. d'hydrogène et 24.480 m. c. d'oxygène au prix do 0 fr. 60 le m. c. Ces gaz penvent être comprimés à 120 ou même 200 atmosphères dans des tubes d'acier et être employés au loin pour les usages thérapeutiques, pour l'obtention de la lumière oxliydrique, pour la fusion des métaux réfractaires, des expériences de laboratoire, soit enfin, en ce qui concerne l'hydrogène, pour le gonflement des ballons.

Latchinow, professeur à Saint-Pétersbourg, a également étudié le problème de la décomposition électrique de l'eau en vue du gonflement des ballons par des procédés différents de ceux du commandant Renard.

Épuration des eaux potables. — On a imaginé «ne méthode de purification des eaux par l'électricité, en se basant sur le pouvoir réducteur de l'oxyde de fer en présence des matières organiques. L'eau passe dans un électrolyseur contenant comme électrodes négatives des plaques de charbon, comme électrodes positives des lames de fer. Ces électrodes sont reliées respectivement aux lames correspondantes d'une dynamo. Une petite quantité d'eau se décompose et l'oxygène naissant attaque la surface des lames de fer; l'oxyde se détache et vient flotter à la surface du bain, tandis que les matières orga- Dignes sont détruites. L'eau est ensuite filtrée.

Blanc/liment électrique. — M. Hermite a imaginé un procédé de blanchiment par l'électricité qui consiste à soumettreà l'action d'un courant électrique une dissolution de chlorure de magnésium (ou de chlorure de sodium) dans un Électrolyseur (voir ce mot). Le chlorure de magnésium est décomposé en même temps que l'eau. Le chlore provenant du chlorure et l'oxygène provenant de l'eau se réunissent au pôle positif et produisent un composé oxygéné de chlore instable doué d'un grand pouvoir décolorant. L'hydrogène et le magnésium vont au pôle négatif. Le magnésium décompose l'eau et forme de l'oxyde de magnésium, tandis que l'hydrogène est mis en liberté. Si on introduit dans ce liquide des fibres végétales colorées, l'oxygène se combine avec la matière colorante, qu'il oxyde pour donner naissance à de l'acide carbonique. Le chlore se combine avec l'hydrogène pour former de l'acide chlorhydrique, lequel, en présence de la magnésie contenue dans le liquide, se combine avec elle pour reformer du chlorure de magnésium. Dans ce cycle le chlornre de magnésium sert indéfiniment.

Blanchiment des pâtes à papier. — Le procédé

H I mite est appliqué pour le blanchiment des pâtes

ipier en remplacement du procédé de blanchi-

it au chlorure de chaux: il procure sur ce dernier

'dé une économie de 10 % environ.

ilnnchiment de la cire. — Le même procédé

iiiite est employé pour le blanchiment de la cire.

te dernière est placée avec le liquide décolorant

ilans une sorte de baratte; on chauffe de manière à

faire fondre la cire ; on brasse le tout énergiquement :

après refroidissement la cire blanche vient former

* jin gâteau à la surface du liquide. Ce même bain sert

" adéfiniment.

Antres procédés de blanchimen t.~ Le D' Kellner îsl l'auteur d'un procédé de blanchiment des pâtes i papier et des fibres de bois an moyen d'une liineur de chlorure de sodium additionnée d'une pe- .itequantitéde sel ammoniac ou d'azotate de potasse.

M. Andréoli a imaginé également un procédé de blanchiment par l'électrolyse du sel marin, avec dispositif permettant d'atténuer les réactions secondaires qui limitent le rendement des agents décolorants. Ce procédé est exploité pour le blanchiment des textiles et de la pâte à papier. M. H. Bonneville emploie le courant électrique pour la régénération des bains qui servent dans le blanchiment des tissus. Citons encore les procédés Stépanoff (électrolyse d'une dissolution de chlorure de sodium); Villon (réduction du bisulfite de soude par l'hydrogène électrolytique) ; Fogh (électrolyse dn chlorure de sodium avec introduction d'acide carbonique et modification de l'électrolyseur) ; Mary (même système que le précédent avec dispositions particulières des appareils).

Préparation électrolytique duFluor.— M. Moissan, en électrolysant l'acide fluorhydrique dissous dans le fluorure de potassium, obtient du fluor.

Dosage électrolytique des métaxix. — L'électrolyse permet de doser et de séparer les métaux. M. A. Clasen a fait à ce sujet d'intéressantes expériences. Il a pu ainsi séparer de ses sels le cobalt, le nickel, le fer, le zinc, le manganèse, le bismuth, le plomb, le cuivre, le cadmium, l'étain, l'antimoine.

Traitement électrolytique dxi sucre et des mélasses. — Le traitement électrique des mélasses, essayé dès 1848 par M. Clément, et qui n'avait donné à cette époque aucun résultat industriel, faute de posséder des générateurs d'électricité assez puissants, a été tenté depuis par plusieurs inventeurs. Il s'agit, dans ce traitement, de décomposer les sels contenus dans les mélasses, notamment les carbonates et les saccharates.

M. Despeissis, reprenant le problème de l'extraction complète du sucre obtenu dans les jus de saturation parle traitement électrolytique, signala les avantages importants de ce procédé.

MM. Maigrot et Sabates, à la Havane, ont imaginé une méthode réunissant à la fois l'osmose et l'électrolyse pour débarrasser les jus sucrés des sels qu'ils contiennent : enfin, M. Fabrig d'Eccles (Lancashire) se sert de l'électricité pour raffiner les jus sucrés. Il sépare le sucre des matières colorantes et le blanchit au moyen de l'ozone.

Désinfection des eaux d'égotit. — Deux procédés de désinfection électrolytique des eaux d'égout ont été expérimentés. Le premier par M. Webster, en Angleterre; l'autre par M. Hermite, en France. Dans le procédé Webster on électrolyse les eaux d'égout entre des électrodes de fer; l'oxygène et le chlore naissant sont transformés sous forme d'acide hypocliloreux à l'électrode positive, où ils oxydent les matières organiques. Dans le procédé Hermite, on soumet à l'action du courant électrique nue solution de chlorure de magnésium dont les produits de décomposition possèdent un grand pouvoir oxydant. Le cas le plus favorable est celui où l'opération peut s'exécuter dans un port de mer, puisqu'on peut disposer d'eau de mer qui contient naturellement en dissolution un chlorure.

Tannage électrique. — L'action électrique sur le tannage a été étudiée depuis longtemps déjà par Cross (1850), Ward (1860), Rehn (1861), de Méritens (1874), Gaulard et Kresser (1876). En 1887, trois nouveaux procédés furent imaginés en Suède par Abom et Landin, en Angleterre par Groth, en France par Worms et Balé. On a obtenu des résultats

ELECTROLYTE

ÉLECTRO-SEMA PHORE

qui sont ainsi appréciés par les personnes qui les ont spécialement étudiés : le D' Zerenar, de Berlin, affirme que les cuirs traités par le procédé Landin et Abom, qui se servent du courant alternatif, sont bien tannés et qne le rendement est supérieur de 6 à 8 % à celui des anciens procédés. M. Miintz, professeur à l'Institut a^-ronomique, dit que le procédé Worms et Balé constitue un progrès considérable par la rapidité avec laquelle il transforme la peau en cuir. MM. Trotter et Ridcal émettent au sujet du procédé anglais Groth les mêmes conclusions que M. Mûntz à l'égard du procédé Worms et Balé.

Dans ces deux derniers systèmes les peaux et les matières tannantes sont mis en mouvement pendant que l'on fait passer le courant électrique au sein du liquide tannant où sont noyées les peaux.

Traitement des alcools. — En 1881, M. Naudin, de Rouen, a indiqué un procédé de rectification des alcools par l'électricité qui a reçu une application industrielle ; la rectification consiste en principe à hydrogéner l'alcool pour transformer en alcool l'aldéhyde qu'il contient et qui lui donne une saveur désagréable. On soumet donc l'alcool, légèrement additionné d'acide sulfurique, au courant d'une dynamo, ce qui produit l'hydrogène nécessaire à l'opération. Mais l'alcool ainsi rectifié doit, pour pouvoir être livré à la consommation, être vieilli. Seul, l'oxygène de l'air peut réagir sur l'alcool pour transformer les huiles essentielles qu'il tien* en dissolution. Or, en soumettant l'alcool à l'action de l'ozone, qui est un oxyde d'oxygène, on hâte lo vieillissement.

Le procédé Broyer et Petit a justement pour but de produire cet ozone, qui vieillit rapidement l'alcool.

Fabrication de la céruse. — On obtient de la céruse très pure, et d'une manière inoffensive pour les ouvriers, en plongeant deux saumons de plomb du commerce, servant d'anode et de cathode, dans un bain de nitrate d'ammoniaque et de nitrate de soude saturé d'acide carbonique à l'état naissant. Quand le courant passe, la céruse apparaît à la surface des saumons de plomb.

Fabrication du vermillon et du chlorate de potasse. — De même l'électrolyse permet de fabriquer du vermillon et du chlorate de potasse, du phosphore, etc. G. Dumont.

ÉLECTROLYSF.UR. Appareil destiné à électrolyser des dissolutions.

Un électrolyseur se compose d'une cuve en fonte galvanisée ayant à sa partie inférieure un tube perforé d'une grande quantité de trous par lesquels entre le liquide à électrolyser. La partie supérieure possède un rebord formant canal d'évacuation, de sorte que le liquide est en circulation continue du bas en haut de l'appareil. Les cathodes sont formées par des disques en zinc montés sur deux arbres parallèles qui tournent lentement. Les anodes, placées entre chaque paire de cathodes, sont des plaques constituées par une toile de platine maintenue par un cadre en ébonite et soudée en haut à une pièce de plomb qui fait communiquer l'anode à un conducteur de cuivre traversant l'électrolyseur. Le pôle positif de la dynamo qui fournit le courant est relié avec un conducteur en cuivre et le pôle négatif communique avec les cathodes par l'intermédiaire de la boîte en fonte qui sert de cuve.

ÉLECTKOLYTE. Composé chimique qui, à l'état de dissolution ou de fusion, peut être décomposé sous l'action d'un courant électrique. (V. Élegtuolyse.)

ÉLECTRO-MAGMÎTISME. Théorie des actions et réactions des courants sur les aimants et des aimants sur les courants. L'électro-maguétismea eu pour point de départ les découvertes de OErsted, en 1819. L'étude en fut continuée par Ampère et Faraday. C'est sur les phénomènes de l'électro-magnétisme qu'est basé le fonctionnement des machines magnéto-électriques. (V. Machines électriques.)

ÉLECTRO-MÉTALLURGIE. Extraction des métaux au moyen de l'électricité. (V. Électro-Chimie.)

ÉLECTUOMÈïRE. Appareil de physique qui sert à déterminer la nature de l'électricité développée sur un corps et à mesurer la force électromotrice ou potentiel de l'électricité. Il existe un assez grand nombre de modèles de ces appareils. Nous citerons l'E. à condensateur de Volta, l'E. à plateaux de Péclet; l'E. ou balance de Coulomb; l'E. météorologique de Palmieri; l'E. de W. Thomson; l'E. à quadrants de Mascart; l'E. capillaire de Lippmann.

ÉLECTROMÉTRIE. Partie de la science électrique qui s'occupe des mesures électriques en général.

ÉLECTROMOTOGRAPllE. Appareil imaginé par' Edison et qui consiste en un téléphone ayant la pro-1 priété de renforcer considérablement les sons pro-duits et de parler à haute voix. Il est basé sur ce fait, découvert par Edison, que, en intercalant dans un circuit électrique un morceau de craie imprégnée d'une dissolution saline et un crayon que l'on promène sur la craie, l'intensité du courant qui par court ce circuit est fonction du coefficient de frottement des surfaces en contact.

ÉLECTROl'llOXE. Système téléphonique combiné par Ader dans le but d'accroître l'intensité des sons dans le téléphone. On a donné le nom d'électrophone à différents appareils téléphoniques.

f'lectropiiore. Appareil de physique imaginé par Volta pour obtenir d'une façon commode l'électricité nécessaire à des expériences de laboratoire ou de cours. Il se compose de plateaux superposés : le plateau inférieur est en résine,, le plateau supérieur est en bois recouvert d'une feuille d'étain. Ce plateau est muni d'un manche vertical en verre.

ÉLECTRO-ruxCTURE. Application de l'électricité à la thérapeutique, au moyen d'aiguilles que l'on enfonce dans les tissus et qui permettent de faire passer un courant électrique dans un organe déterminé. G. D.

ÉEECTROSCOl'E. Appareil de physique destiné à l'étude des actions électriques de peu d'intensité.

ÉLECTROSCRll'TEUR. Un ingénieur anglais, M. Kamm, a expérimenté en mai 1899, devant la Société des ingénieurs civils, un appareil qu'il appelle « Électroscripteur ». Cet appareil, qui s'adapte aisément à toute ligne téléphonique, inscrit, au moyen d'un mécanisme analogue à celui du télégraphe écrivant, le message téléphoné. Ainsi, un abonné du téléphone, avec qui l'on veut communiquer et qui est absent, trouve en rentrant cher lui la communication qui lui a été adressée, imprimée en caractères romains sur la bande de l'appareil.

ÉLECTRO- SÉMAPHORE. Appareil électrique employé sur les lignes de chemins de fer pour donner des signaux aux agents des trains. L'ensemble de ces signaux constitue ce qu'on appelle le block systent. (V. ce mot.)

ELEVAGE

ELISAWETPOL

ÉLECTROTRlErSE. Machine an moyen de laquelle on fait séparer par des aimants (voy. ce mot) le minerai de fer des substances étrangères auxquelles il est mêlé. Cette machine se compose d'électro-aimants fixes, disposés suivant les rayons d'un cercle dans l'intérienr d'un cylindre en laiton mobile autour des électros et aimanté par ceux-ci. Sur ce cylindre magnétique on fait arriver le minerai concassé: les minerais de fer, attirés par le cylindre, s'attachent à sa surface, sont entraînés avec lui dans son mouvement, tandis que les substances étrangères non magnétiques tombent. Les électroaimants sont excités par des dynamos. G. D.

ÉLECTROTYPE. Coquille de cuivre formée par dépôt électro-métallique et reproduisant nne composition ou une gravure typographique.

ÉLECTROTYl'lE. On désigne ainsi une série de moyens mécaniques ou électriques ayant pour but la reproduction des gravures ou des compositions typographiques. (Voy. Cliché, Électro-chimie, Gal- VAXo, Galvanoplastie.)

ÉLECTRUM. Alliage d'or et d'argent. (V. Al-

Page 1