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FILTRES

et projettent en tous sens de petits filaments en forme de duvet ou de chevelu.

Toute réunion de flls simples par une torsion, constitue un fil retors, quels que soient l'importance de la torsion et le procédé employé pour l'assemblage des Cls.

Tout fil qui a reçu un degré quelconque de blanchiment, soit par le savonnage, soit par d'autres procédés, est considéré comme blanchi.

Les fils de lin, de chanvre et de ramie de toute sorte ne peuvent être importés que par les bureaux spécialement désignés à cet effet. Les fils d'espèces ou de classes différentes doivent être présentés en douane par balles ou colis séparés, de manière qu'il n'y ait dans chaque balle ou colis que des fils d'une môme espèce ou d'une même classe ; autrement, la douane est autorisée h percevoir sur le tout le droit afférent au fil le plus imposé.

FILS DE POILS. Voy. Cachemire (Fils de) et

FILS DE SCHAPPE et fantaisie. V. Sghappe et Fantaisie.

FILS MÉTALLIQUES. V. Tréfilerie.

FILS RETORS. Fils tordus ensemble de manière à présenter pins de solidité. Ces fils servent principalement à la couture à la main et à la machine. On en fabrique en lin et en coton.

La concurrence des fils de coton retors, employés surtout pour la machine à coudre, n'a pas atténué l'importance de la fabrication des fils de lin retors, qui s'emploient dans la couture ordinaire à la main et à la machineeten outre dans la couture à la main et mécanique de la cordonnerie, de la sellerie et de l'équipement militaire.

En France, la fabrication des fils retors est concentrée exclusivement à Lille et à Comines; on peut évaluer le chiffre total de sa production à plus de 20 millions de fr. De temps immémorial, la fabrication des fils à coudre ou filterie a été florissante à Lille ; de nos jours, elle suffit à tout le marché intérieur français et subvient même en partie aux besoins des pays étrangers.

On fabrique également à Lille une grande quantité de fils retors en 2 et 3 bouts pour la confection des dentelles et guipures.

Le retordage, qui s'opérait jadis au domicile de l'ouvrier, au moyen de métiers à la main, s'opère maintenant dans des usines parfaitement organisées. Les fils simples en écheveaux sont enroulés d'abord sur des bobines, puis, après avoir traversé un bac plein d'eau, retors sur des métiers continus à ailettes. Ils subissent ensuite diverses préparations destinées à les arrondir, à les assouplir, à les lustrer, à les cirer. Cette main-d'œuvre, très minutieuse, en augmente beaucoup le prix.

Les fils à coudre se composent d'un nombre variable de bouts tordus ensemble suivant les sortes; ces bouts peuvent atteindre le nombre de 20, comme pour certains fils de cordonnerie.

Pour la couture à la main, les fils retors se vendent en écheveaux de différentes longueurs, en pelotes et sur cartes de métrages variables. Pour la couture à la machine, le fil retors se vend sur bobines, et pour la cordonnerie, en pelotes ou en bobines de différents poids.

Les pelotes ou bobines sont disposées dans des cartonnages enjolivés d'étiquettes enluminées constituant les marques innombrables des maisons de fl^lterie, ou bien encore enfermées dans des coffrets élégants de carton ou même de bois. Les industriels rivalisent d'ingéniosité pour parer leur marchan-

dise et lui donner l'aspect le plus séduisant possible pour l'acheteur.

La Belgique produisait, il y a quelques années encore, une certaine quantité de fils retors presque entièrement exportés en Allemagne. Cette industrie, qui se trouvait concentrée à Alost, s'est transportée en Allemagne depuis que les droits de douane ont rendu difficile l'importation des fils à coudre belges dans ce pays.

L'Angleterre et l'Autriche fabriquent aussi le fil à coudre en grandes quantités. E. Debièvre.

FILS TÉLÉGRAPHIQUES. V. Conducteur électrique.

FILTRES. Appareils qui servent à purifier les liquides en leur enlevant les matières qu'ils tiennent en suspension, et dans certains cas celles qu'ils renferment en dissolution. A cet effet le liquide traverse, sous l'action d'une pression naturelle ou artificielle plus ou moins forte, une couche filtrante, soit mobile (filtres à sable, à charbon concassé, etc.,) soit fixe (filtres à porcelaine, à pierres poreuses, etc.)

Si l'on considère la filtration de l'eau employée pour les usages industriels (papeteries, teintureries, brasseries, etc.) et de l'eau employée pour l'alimentation des villes, les filtres les plus usités sont ceux qui opèrent en masse, tels que les filtres à sable. L'eau arrivant des bassins de décantation se rend dans d'autres bassins à fond étanche, contenant une série de couches horizontales de matériaux dont les plus grossiers (50 à 60 millimètres de diamètre) se trouvent à la partie inférieure et les plus fins (2 à 3 millimètres, à la partie supérieure. L'eau circule généralement dans le sens de la gravité.

L'épaisseur totale des couches filtrantes ne doit pas dépasser l^oO. Le nettoyage s'opère en faisant arriver le liquide dans le sens opposé. Le rendement de ces filtres varie de 2 à6 mètres cubes par 24 h. et par m. carré de surface filtrante.

Les filtres à sable, quand ils sont nettoyés d'une manière régulière, fournissent une eau limpide et dégrossie de ses impuretés physiques les plus importantes. Ils suffisent donc pour les usages industriels énumérés plus haut : par contre, ils sont impuissants à arrêter les germes ou microbes que les travaux de Pasteur et de son école ont décelés dans toutes les eaux, même les plus pures en apparence. Ils ont encore un inconvénient particulier dû à leur mode de fonctionnement : on sait en effet, depuis les expériences de Piefke sur les filtres à sable de Berlin, que les appareils ne donnent leur maximum d'effet que d'une manière intermittente : tant que la couche d'impuretés déposée sur le filtre n'atteint pas une certaine épaisseur, les matières en suspension ne sont pas complètement arrêtées ; quand au contraire elle devient trop épaisse, le débit baisse d'abord, puis, si le nettoyage n'est pas exécuté en temps opportun et S'il se produit un fort remous an à une alimentation trop abondante, on court le risque de voir ladite couche, qui a fait l'office du véritable filtre, se rompre, et le liquide entraîner les impuretés déposées.

Cet inconvénient se retrouve en principe dans tous les appareils généraux ou particuliers qui utilisent comme couches pénétrantes des matières pulvérulentes ou filamenteuses. Aussi la filtration centrale ou en masse, qui s'impose aux villes empruntant leur alimentation aux eaux d'origine fluviale ou lacustre, ne dispense-t-elle pas leurs habitants de

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