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FILTRES

FINLANDE

T )nrir aux flltres domestiques, et parmi cenx-ci,

\ à paroi fixe, s'ils sont établis ralionDellement,

, seuls capables de fouruir à la consommation

uue eau privée de germes patbogènes. Les appareils

en porcelaine dont le prototype est la bougie Cham-

land (système Pasteur) et ceux en terre d'iufu-

s (bougie Berkefeld) répondant à ces désidé-

lUs n'avons jusqu'ici parlé que des filtres agissur les eaux d'une manière physique : il estné- I ire dans certaines industries d'opérer, en même ;is que la filtration, une épuration chimique : il -t ainsi pour le lavage des laines, les blanchis- . . .s, les usines d'apprêt, les savonneries, les fabriques de matières colorantes, etc., qui exigent des taux débarrassées à la fois des matières limoneuses les sels calcaires et magnésiens, des sels de etc. En général, ces traitements ne s'appliquent ux eaux industrielles, — les eaux qui nécessitent - opérations devant en principe être écartées de la catégorie de celles destinées à la boisson et aux usages domestiques*.

Un très grand nombre de liquides industriels (vins, huiles, jus, sucres, eaux vannes, etc.) sont égaleiment soumis à la filtration. Pour les premiers, d'une nature particulièrement délicate, on n'emploie guère que des poches on chausses très simples en étoffes : pour les autres, les appareils les plus usités sont les filtres-presses, composés d'une série de plateaux verticaux en fonte ou en bois présentant deux faces concaves garnies de cannelures et de toiles métalliques. Ils portent an centre un orifice circulaire dans lequel s'engagent des douilles de bronze dont l'ensemble forme un canal continu quand les plateaux sont serrés les uns contre les autres. On met entre les plateaux des tissus filtrants : le liquide, arrivant par le canal central, les traverse et descend par les cannelures jusqu'à des canaux collecteurs ménagés dans les plateaux.

i Ck)mme on le voit, la filtration constitue une opéiration d'un intérêt général pour l'alimentation humaine : elle touche également un nombre considérable d'industries, soit comme travail préparatoire jcxécuté sur les eaux qu'elles emploient, soit comme procédé adapté au traitement des liquides indusitriels en cours de fabrication.

I Au point de vue commercial, on peut dire qu'en |ce qui concerne les filtres domestiques, la France (n'importe pas de filtres en porcelaine proprement 'dits. Ils sont en effet d'invention française et d'une jfabrication supérieure : l'exportation est au contraire assez considérable aux Indes anglaises, aux États-

I 1. Voir, comme dernier travail pablié à ce sujet, le mémoire relatant les expériences considérables de MM. G. Sims Woodhead jet G. E. Cartwright Wood, British Médical, 1894, 1895 et 1898. j 2. On essaye cependant depuis quelque temps l'application de 1 ozone, produit électriquement, à la purification des eaux de ri\ière |d-s!inées à l'alimeniation urbaine : d'autre part, le procédé Ann, qui consiste dans le brassage des eaux par la tournure de

-; employé en grand par la Compagnie générale des eaux de

^ pour l'alimentation de la banlieue.

, Les Annales des Travau.r publics de Belgique (1899) décrivent un procédé de purification des eaux destinées à l'alimentation, au moyen du bioiyde de chlore. Ce composé gazeux est soluble dans l'eau, mais très instable, décomposable par la lumière, la chaleur et les matières organiques. Son pouvoir oxydant, supérieur même a celui de l'ozone, est tel que 3/10 de miUigr. de bioxyde de chlore suffisent a stérUiser 1 litre d'eau. On le prépare en décomposant le jchlorate de potasse par r.icide suUnrique à 64- à la température ordinaire. La dépense est presque nulle, l'opération n'altère pas le Igoùt des eaoï. elle augmente même la proportion de l'oxygène idissoos.

Unis et dans la République Argentine. Lecommerce des filtres à charbon est sans grande importance, tant à l'entrée qu'à la sortie. Quant aux filtres industriels, ces appareils n'étant pas dénommés dans les statistiques de doqanes, il n'est pas possible de fournir des chiffres certains sur le commerce auquel ils donnent lieu. G. Richou.

FiLTHEs A VIN. — La fiitratiou des vins est utile pour séparer du liquide les matières insolubles qu'il tient en suspension. Ces matières se composent de débris des cellules du raisin, des parties extractives de la grappe, des pellicules, de la pulpe du fruit, des ferments insolubles, des sels à l'état de petits cristaux. Le vin, dépouillé par la filtration des matières grossières, est un peu moins coloré, mais il est plus beau, plus vif, d'un goût plus fin, plus moelleux, plus délicat.

L'industrie de la fabrication des filtres à vin et à spiritueux a pris ces dernières années une grande importance. Les principaux centres sont, en France : Paris, Bordeaux, Lyon et quelques villes du Midi. On en construit aussi en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Italie.

Ce n'est que de nos jours qu'on a apporté à ces appareils si utiles de l'outillage vinicole les perfectionnements que la pratique et la science réclamaient. Au début, le filtre à vin s'est simplement composé d'un grand entonnoir en métal, dans lequel on a placé des sacs coniques en laine, en feutre, en coton écru, en finette, en fil écru peluché, etc. On a bientôt fait disparaître l'entonnoir, qui devenait inutile; on a modifié la forme des sacs, qui sont devenus des tubes fermés à la partie inférieure, pendant que la partie supérieure, restant ouverte, était adaptée et ligaturée au robinet par lequel le vin à filtrer arrivait. Sous ce tube d'étoffe, appelé « manche », ou ((Chausse», par suite de sa nouvelle disposition, on plaçait un récipient dans lequel le vin s'écoulait. Afin d'augmenter le travail, on a établi, sur le principe de la chausse, des supports en métal, percés de trous plus ou moins nombreux, correspondant à des arrivées de vin, et à chacun desquels on a attaché des manches, qui, toutes, fonctionnent en même temps. Enfin, on a organisé, au-dessus de ces appareils, des réservoirs qui contiennent le vin à filtrer et le répartissent dans les manches avec une certaine pression qui active l'opération.

D'autres filtres, à raquettes garnies d'étoffe, présentent une surface filtrante plus considérable encore. La grande préoccupation des inventeurs des nouveaux systèmes est de mettre, autant que possible, le vin à l'abri de l'air pendant le travail, afin d'éviter l'oxygénation des ferments qu'il peut contenir encore et, par suite, leur revivification, ce qui troublerait le liquide et pourrait altérer ses qualités. J. Desclozkacx.

FIXLAXDE.

SoM-MAiRE : I. Situation géographique et population. — II. Agriculture et élevage des bestiaux. — III. Industries. — IV. Commerce et voies de communication. — V. Régime politique, finances, banques, monnaies, poids et mesures, calendrier.

I. Situation géographique et population.— La Finlande i^FîH/OHd, Suomt, SuomenmoaJ occupe au N.-O. de la Russie d'Europe une sup. triangulaire de 373.604 kil. c, qui s'étend de 70* 6' 30' à 59* 48' 30' lat. N. et de 37» 10' à 50» 27' long. E. La Finlande est limitrophe, à l'O., delà Suède-Norvège,

FINLANDE

FINLANDE

.^u S. et à l'E., de la Russie d'Europe. La longueur de la frontière russe est de 1.496 kil., de la norvégienne, de 662 kil. c; de la suédoise, de 470 kil. iL'étendue des côtes (golfes de Bothnie et de Finlande) est de l.oOO kil. en ligne droite et de 5.000 kil., si l'on compte toutes leurs sinuosités. Le trait caractéristique du pays est la grande quantité des lacs (le Pays des Mille lacs), qui couvrent de 11 à 15 % de la sup. totale de la Finlande.

La pop. de la Finlande (composée de Finnois et Suédois) atteignait au commencement de l'année 1896 le chiffre de 2.520.437, dont 1.243.851 du sexe masculin. De ce nombre, 2.248.022 personnes habitaient les communes rurales et 272.415 les villes. La denrsité était de 7,6 par kil. c. de terre. Le nombre des ouvriers occupés dans les diverses industries était de 60.000.

II. Agriculture et élevage des bestiaux. — De 'la surface totale du pays, 3 "/„ sont occupés par des champs cultivés, 5 V„ par des prairies et des prés, 37,4 V„ par des bois et forêts. La Finlande est un pays agricole, de petite propriété par excellence. En 1895, le nombre des propriétaires fonciers était de 117.790, dont:

2.823 ayant plus de 100 hect. de terres labourables. 22.133 — de 23 à 100 — — —

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