F013TCHE0U
FOUTCHEOU
Quantités
Voici les chiffres pour 1897 (C. S.
Quintaux
Angleterre 947.846
Suisse 157.357
Allemagne 112.586
Belgique 58.269
Algérie 11.293
Valeurs 1.458.098 2.421.777 0.277.827
par quintaux :
Quintaux
Zone franche 9.680
Provisions de bord. 7.289
Espagne 7.008
Madagascar 5.813
Autres pays 13.874
Au total : 1.331.075 quintaux, valant 19.700.000 fr. Eu 1898, les export, se sont réparties comme suit (en kilog.) : Angleterre, 82.897.093; Allemagne, 6.887.142; Belgique, 6.938.9oo; Suisse, 17.225.807; Zone franche, 774.014, etc.; soit un total de 117.614.469 kilog., pour 17.171.711 fr. C. N.
Droits de douane. — Les fourrages sont frappés d'un droit d'entrée de Ofr. 75 T. G. et de Ofr. 50 T. M. par 100 kilog. bruts. La Douane comprend sous la dénomination de « fourrages» les herbes de pâturage, le trèfle, la luzerne, la spergule, le ray-grass, le foin, le sainfoin ou esparcette, le fenugrec, l'ajonc, les tiges de colza sans graines, les feuilles de maïs entières, celles de millet, de saule, de bouleau, de peuplier, etc., et, par assimilation, les feuilles de mûrier. En font partie également : les « hivernages », composés de luzerne et d'une faible partie de seigle en gerbes coupé avant maturité; les cosses de fèves et de pois et les fanes de carottes destinées à la nourriture du bétail; la paille (même nettoyée, blanchie ou teinte et coupée de longueur pour la confection des nattes et des tresses, et les pailles de céréales retenant encore leurs grains, desséchées et blanchies ou teintes, pour l'ornement des chapeaux) ; la balle florale des céréales moulues on non ; les germes de riz ne contenant pas de matière amylacée ; les carottes et navets fourragers (choux navets ou rutabagas).
La jarosse, le lupin sont taxés comme «Graines à ensemencer»; l'avoine et les féveroUes sèches, comme « Farineux alimentaires ».
FOURRURES. V. Peaux et Pelleteries.
FOUTCHLOU (Orthographe anglaise: Foochow). Capitale de la province du Fo-Kien. Elle s'élève au milieu d'une plaine sur la rive septentrionale du fleuve Min, à 12 kil. de l'île de la Pagode, où se trouve le mouillage des navires étrangers, et à 38 kil. de la mer. La colonie européenne est installée sur la rive droite du fleuve : les bureaux et les maisons de commerce avoisinent le fleuve et sont englobés au milieu du faubourg populeux de Nantaï. Le séjour en est peu agréable. Aussi les maisons d'habitation des Européens sont-elles presque toutes placées plus loin, étagées sur les flancs d'une petite colline qui est une vaste nécropole chinoise. Le faubourg de Nan-taï est relié au faubourg qui conduit à la ville chinoise proprement dite par deux ponts construits en granit. Ces deux ponts, dont le plus grand a 400 m. de long sur 4 de large, constituent le pont des Dix mille Ages, qui a près de 800 ans d'existence. Sur les piles, au nombre d'une quarantaine, reposent à plat d'énormes pierres, dont quelques-unes n'ont pas moins de 14 m. de longueur, qui forment la charpente du tablier.
Le climat de Foutchéou est doux et agréable pendant sept mois de rannée,mais de mai à fin septembre la chaleur y est très forte et fatigante. Aussi les étrangers que leurs affaires ne retiennent pas en ville, vont-ils passer l'été sur la colline de Kouliang, qui n'est éloignée que de 8 à 9 kil. Tout autour de la cité de Foutchéou la campagne est coupée par de nombreux arroyos creusés de main d'homme et amenant l'eau jusqu'aux rizières. La végétation est luxuriante.
A quelques kil. au-dessus de Foutchéou, le fleuve- Min se divise en deux bras qui vont se rejoindre au mouillage de la Pagode. C'est là, étant donné lepeu de profondeur de la rivière,que doivent s'arrêter les bâtiments étrangers, sauf les chaloupes à vapeur d'un faible tirant d'eau, qui peuvent remonterjusqu'à Foutchéou même.
Tout près du mouillage do la Pagode se trouve le grand arsenal de Mamoï, créé par un lieutenant devaisseau de la marine française, M. Prosper Gicquel, qui, placé à la tête d'un corps franco-chinois envoyé pour combattre les rebelles Taï-Pings, s'était fait remarquer des hautes autorités chinoises par ses capacités,sa bravoure et son énergie. Au mois d'août 1884 cet arsenal fut bombardé par l'amiral Courbet, lor.s du fameux combat qui détruisit la flotte chinoise; mais il a été réparé depuis, et récemment le Gouvernement chinois a confié à une mission française le soin de le réorganiser sur de nouvelles bases.
Foutchéou compte plus de ijOO.OOO habitants, dont 10.000 Mandchous, descendants des conquérants qui y envoyèrent des garnisons il y a plus de deux siècles.. Ce port reçoit, en grande partie par des caboteurs chinois, des marchandises européennes achetées dans les entrepôts de Hong-Kong et de Shanghaï. Il exportedu thé, des bois de construction, des bambous, du papier, etc. L'export. du thé a sensiblement diminué dans ces dernières années, par suite de la concurrence très sérieuse des thés provenant des Indes, et aussi parce que les producteurs n'apportent pas à la culture et à la préparation tout le soin désirable.
Le tableau suivant donne, en milliers de taëls haïkouan (ou taël des douanes, valant 3fr. 73), la valeur du commerce pendant les cinq années récentes :
Import, étrangères
— indigènes. 1.519 Export 6.704
12.546 13.840 13.451 14.021 14.662 Les droits perçus par l'Administration des Douanes maritimes chinoises se sont élevés, pendant cescinq dernières années (en taëls) à :
1.680.788 1.767.852 1.681.903 1.526.455 1.457.864 Tableau des droits payés à Foutchéou par les deux pavillons anglais et allemand de 1893 à 1897 (en taëls haïkouan):
Droits d'entrée .années Anglais Allemands
Droits de sortie Anglais Allemands
Voici le total des mouvements d'entrée et de sortie pour
l'année 1897 :
Pavillons
VAPEURS
Nombre
Tonnes
Anglais
Allemand
Chinois
Suédois-Norvégi Autres
în
Totaux
Les voiliers, au nombre de 34 (12 anglais, 10 allemands, 8 chinois, 4 américains), ont porté à 631 le nombre total' des navires entrés et sortis, et à 641.800 T. le poids des marchandises embarquées et débarquées. Sur ce derniertotal, plus de la moitié, 334.000 T., sont attribuables aux. tea steamers (les transporteurs de thé), sous pavillont anglais, allemand ou autrichien, et 256.000 aux bateaux (anglais) faisant un service régulier entre Foutchéou et, Shanghaï ou Foutchéou et Hong-Kong.
Pendant les six mois de juin à novembre, tontes les-
FRAIS GKNKRAUX
FRAIS GLNÉKALX
malles allemaDdes et quelques malles anglaises font escale à Fontchéou en allant de Shanghai à Hong-Kong. Des 12.331.000 livres de thé chargées à Foutchéou en 1898, à destination des ports européens, les bateaux allemands ont pris i millions, les anglais le reste. 5.725.000 livres sont allées en .\nstralie et Nouvelle-Zélande.
Une fabrique d'allumettes existe depuis 1898 à Fou-Tchéon sons le nom de «Foochow Match and Timber Factory ». Elle a à soutenir principalement la concurrence japonaise, qui a fourni en 1897 près de 9 millions de grosses à la Chine et un peu pins de 11 millions en 1898, toutes du type dit «allumettes suédoises ». Les import, de produits chimiques nécessaires à cette fabrication se sont élevées, pour toute la Chine, de 174.500 taëls environ en 1897 à 209.000 en 1898.
FRAIS DE CONSTITUTION, DE PREMIER ÉTABLIS- SEMENT. (Comptabilité.) Ces comptes expriment des dépenses qu'on ne peut pas ou qu'on ne veut pas amortir dans l'Exercice qui les subit. On prétexte, pour les faire figurer au Bilan à titre d'actif, que les Frais de Constitution, par exemple, qui dans de certains cas atteignent de fortes sommes, sont des dépenses dont l'utilité se répartit sur toute la durée de la Société constituée. On se place au même point de vue en ce qui touche les Frais de preni ier établissement, tels que : agencements de locaax, publicité première, frais d'études, etc.
Nous pensons qu'en économie administrative bien entendue, il faut coûte que coûte débarrasser le plus rapidement possible les Bilans de ces actifs fictifs, dût-on, pour cela, ne donner ni intérêts, ni dividendes aux actionnaires. Les progrès incessants de l'industrie commandent cette conduite prudente, car à peine est-elle installée qu'une entreprise se voit obligée de renouveler tout ou partie de son outillage, et si son fonds de roulement est déjà épuisé par la répartition des bénéfices, cette entreprise ne pourra pas faire les renouvellements utiles, ou elle sera amenée, pour y parvenir, à des expédients financiers compromettant son équilibre et son crédit. Eugène Léactev.
FRAIS GÉNÉRAUX. (Comptabilité.) On entend par frais généraux les frais quelconques, qui doivent être supportés par l'ensemble des opérations d'un co mmerce ou d'une industrie. Les dépenses qui n'ont pas ce caractère de généralité ne doivent pas être comprises dans les frais généraux, mais appliquées directement à l'opération spéciale qui les a déterminées. Dans chaque entreprise on doit s'attacher à déterminer et à classer séparément les frais généraux que n'influence pas directement l'activité commerciale ou industrielle déployée, et ceux qui s'élèvent on qui s'abaissent en raison précisément de cette activité. Les premiers sont appelés « Frais généraux fixes », les seconds, « Frais généraux variables » ou proportionnels.
Les Frais généraux fixes pèsent sur les opérations dn commerçant ou de l'industriel : ils sont an péril en cas de crise persistante, par la raison que, quand le chiffre d'affaires décroît, le tantième des frais généraux fixes à répartir sur les opérations s'élève progressivement: tandis qu'au contraire les Frais généraux variables, élani proportionnels à l'activité déployée, ne sont pas une cause de péril. .\insi, une usine qui produit beaucoup dépense naturellement beaucoup en charbon, en entretien de machines, d'outillage, d'immeubles, en éclairage, etc. «t ses antres frais généraux variables augmentent
aussi en proportion de l'intensité de la prodaction.
Chez les commerçants simples échangistes, les frais généraux, étant occasionnés par la vente des marchandises, sont à proprement parler des Frais généraux de vente, qui comprennent, il est vrai, des frais généraux d'existence, puisque le commerçant s'attribue des appointements pour subvenir à ses besoins personnels et de ménage.
Chez les manufacturiers et les agricnltenrs, etc., les frais généraux, étant occasionnés soit par la production des matières premières, soit par leur transformation, sont appelés Frais généraux de production ou de fabrication. Mais les manufacturiers, les agriculteurs, etc., vendent leurs produits, soit en gros, en demi-gros et même en détail; et ils supportent, eux aussi, de ce lait, des Frais généraux de vente, qui viennent s'ajouter an prii de revient des productions ou des fabrications, et diminuer d'autant la marge existant entre ce prix de revient et le prix de vente. C'est ce qu'il faot s'attacher à comptabiliser avec précision, si l'on veut obtenir un prix de revient net, à placer devant le prix de vente net, ce qui permet, en dernière analyse, de déterminer exactement le bénéfice net on la perte nette, renseignement essentiel à la bonne direction des entreprises.
Voici une nomenclature des frais généraux fixes et des frais généraux variables :