‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 165 sur 1134 · PAILLE · texte numérisé non relu

PAILLE

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Ces chiffres représentent les prix à la ferme. Rendus dans les centres de consommation, ils sont majorés des frais de transport et de manipulation, auxquels s'ajoutent les frais de déchargement, les droits d'octroi et les bénéfices des intermédiaires.

Commerce ù Paris. — Le recensement de 18% donne, à Paris, une population active de 120 personnes du sexe masculin vivant uniquement du commerce des fourrages et de la paille, à laquelle il faut ajouter 1.392 personnes, négociants en grains, marchands grainetiers, courtiers en grains et leurs employés et charretiers. Ces chiffres ne comprennent ni les fournisseurs pour dépôts d'étalons, ni les fournisseurs de fourrages à l'armée, ni le personnel de ces deux spécialités.

La banlieue (Seine) de Paris, renferme de son côté une population active de 96 personnes du sexe masculin vivant uniquement de la vente des fourrages, sans compter 133 grainetiers et employés.

Dans les départements, les centres urbains, comme le Nord, ont un commerce de fourrages et de paille important (27o marchands et employés, 923 grainetiers et employés), qui devient très réduit dans les régions agricoles, la Haute-Marne, par exemple {9 marchands et employés, 61 grainetiers et employés). On peut évaluer la population française qui vit du seul commerce des fourrages (1896) àenviron 3.0OO personnes, sans compter près de 6.000 personnes vendant, en plus, tous les autres produits de graineterie. Lessalairesdes employés et charretiers sont les salaires moyens locaux.

Il a été introduit "en 1898 à Paris, en foin, sainfoin, luzerne, trèfle, regains et autres fourrages secs, 20.717.900 bottes de 5 kilog. et 35.541.173 bottes de paille d'avoine, de blé et de seigle, payant un droit d'octroi de 6fr. par 100 bottes de foin et assimilés, «t 2fr.40 par 100 bottes de paille. L'usage est de mettre 104 bottes pour 100.

La consommation de la paille a diminué, en 1898, de 483.913 bottes sur 1897, tandis que celle du foin a augmenté de 472.559. Cett* diminution est due à l'emploi, dans les écuries des Omnibus et des voitures de place, de la mousse de tourbe, substituée à la paille dans la litière des chevanx: il est entré à Paris, en 1898, près de 23 millions de kilog., de mousse de tourbe contre 8 millions 1/2 en 1897; elle paye à l'octroi Ofr.48 par 100 kilog.

On jugera des progrès de ce commerce en comparant les chiffres ci-dessus avec ceux de la consommation de Paris en 1857, qui fut de 7.679.344 bottes de foin, luzerne, regain, trèfle et sainfoin, et de 14.789.^9 bottes de paille de blé, seigle et avoine. En 1898, l'Assistance publique a payé les 100 bottes en moyenne: foin, 46fr. 26; paille de blé, 26fr.69; paille d'avoine, 22 fr. 24 ; regain de luzerne, 40 fr.03. Ces prix sont inférieurs, en moyenne, de deux unités aux cours moyens du marché de la Chapelle, qui est le marché régulateur pour la France entière. Le commerce du foin et de la paille se fait en bottes dont le poids varie avec les localités. Il est souvent de 10 kilog. en France, et généralement de 5 kilog. Afin de faciliter le transport, on se sert de presses spéciales. Les petites presses à bras compriment le foin à 185 kilog. le m. cube et font des bottes de 53 à 58 kilog. Les presses à vapeur donnent 250 à 450 kilog. parm.cube et les bottes atteignent 60 à 80 kilog. : on en fait au minimum 25 à l'heure. La pression réduit à environ un tiers le volume des fourrages, qui, dans cet état, se vendent en balles pour les administrations de transport et pour l'armée. Les transactions en gare se font généralement sur les fourrages pressés ; exceptionnellement, elles portent sur des fourrages en bottes ; mais Tirréguîarité dn bottelage écarte en grande partie la graineterie et les nourrisseurs de Paris, qui trouvent aux marchés de la Villette et de Montronge un conditionnement meilleur; et ce conditionnement est de telle importance, qu'ils ont avantage à y payer les fourrages près de 5 fr.de plus les 100 bottes. Commerce extérieur. — Les transactions de fourrages entre l'étranger et la France sont en progrès à l'importation. Voici les moyennes décennales (par tonnes et francs) pour le commerce spécial :

Quantités 19.126

Valeurs 2.100.341

Les chiffres des import.

été en 1897, par quintaux

Qaiitiii

Belgique 36.338

Algérie 31.123

Allemagne 23.312

[C. S.) des Fourrages ont

Qoiilui

Espagne 7.803

République Argent.. 6.720

Zone franche 4.966

.\ntres pays 3.059

An toUl : 175.386 quinUux, valant 2.616.230 fr.

Ces import, sont très variables, suivant les quantités que les besoins de la consommation nationale laissent disponibles en Russie, Norvège, .Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Italie, États-Unis, République Argentine et Algérie. L' .Allemagne, la Belgique et l'Italie fournissent les trois quarts de nos importations. En 1898, le total (C. S.) en a été de 163.007 quintaux pour 2.412.506 fr.

Nos export. (C. S.), de beaucoup pins importantes, se sont considérablement accrues pendant la dernière période décennale (en tonnes et francs) :

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