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ÉLÉMENT DE PILE. Mot synonyme de couple voltaïque. Un élément se compose d'un vase contenant deux corps hétérogènes et le liquide excitateur destinés à produire l'électricité par les réactions chimiques qui s'exercent entre ces corps. Une pile est composée d'un ou plusieurs éléments. G. D.

ÉLEVAGE. On désigne sous le nom à'élevage l'opération qui consiste à produire de jeunes animaux domestiques. Cette production doit être, en apparence, commune à toutes les régions agricoles de la France, car il paraît, au premier abord, indispensable d'avoir en même temps des animaux de tous les âges, depuis le jeune veau ou le poulain qui vient de naître jusqu'au bœuf prêt à être livré à la boucherie on an cheval adulte servant aux travaux des champs.

C'est là en réalité une hypothèse gratuite. Nos agriculteurs ont fort bien compris les avantages, voire la nécessité de la division du travail. Dans certaines régions de la France, on se borne à faire naître des animaux de l'espèce bovine ou chevaline. On les conserve seulement jusqu'à l'âge d'un an ou de 18 mois tout au plus ; puis on les vend à d'autres agriculteurs qui habitent une autre région et conservent ces animaux jusqu'à l'âge adulte, en les utilisant dans les exploitations rurales. Il arrive même parfois que les animaux âgés de 3 ou 4 ans sont vendus une seconde fois et terminent leur carrière fort loin du pays où ils sont nés.

Ainsi les jeunes veaux limonsins sont généralement produits dans les départements de la Haute- Vienne ou de la Corrèze. A l'âge de 10 à 1£ mois, on les vend aux agriculteurs de la Dordogne, et c'est dans ce département que l'on trouve la plupart des bœufs limousins.

Les bœufs nivernais, nés et élevés dans les départements de la Nièvre, de l'Allier ou du Cher, sont vendus vers 4 ans aux cultivateurs du nord de la ftance ; ils travaillent et sont engraissés dans cette région, puis abattus 18 mois ou 2 ans plus tard comme animaux de boucherie.

Ces migrations sont rendues nécessaires par les différences qui s'observent de région à région entre les systèmes de culture résultant eux-mêmes de la nature très diverse des sols. On produira presque

exclnsivementdesjennes bovidés dans nne région de pâturages : mais ces animaux, en âge de travailler, seront avantageusement nourris et utilisés dans une région voisine, où la surface des terres arables est considérable et exige l'entretien de nombreux animaux de trait. Tout en fournissant de la force, les bouvillons se développent, leur valeur augmente et cette augmentation de valeur réduit, en définitive, le prix de leur nourriture et le coût de production du travail mécanique qu'on leur demande.

Ce que nous disons ici des bovidés est vrai pour les représentants des races ovines et chevalines.

Au point de vue commercial, les achats et les ventes d'animaux jeunes représentent, dans notre pays, des sommes énormes. Non seulement, en effet, tout animal de ferme finit ses jours à l'abattoir (au moins pour les bovidés, ovidés et suidés), mais les migrations successives dont nous avons parlé supposent de nombreuses transactions.

Les progrès accomplis depuis 30 à 40 ans dai» la production des animaux de l'espèce bovine et ovine ont eu pour conséquence la diminution de l'âge moyen. Toutes les bêtes de boucherie sont abattues aujourd'hui beaucoup plus tôt qu'autrefois, parce qu'elles sont plus précoces. Leur développement complet est plus rapide. Il en résulte que le nombre des animaux peut décroître sans que la production en viande diminue.

Ce phénomène est surtout remarquable en ce qui touche les ovidés. On a souvent signalé la diminution de nos troupeaux de moutons. Le fait est incontestable et peut être rattaché à diverses transformations agricoles. Mais il faut noter, en particulier, que l'on abat aujourd'hui les moutons à 4 ans. Il suffit donc de posséder 400 tètes de bétail pour vendre chaque année 100 animaux. Quand ces derniers, moins/) récoce^, n'étaient abattus normalement qu'à 5 ou 6 ans, il fallait entretenir un troupeau de 500 ou 600 tètes ponr livrer à la boucherie 100 bêtes chaque année.

Il est, en outre, démontré que le poids individuel des moutons a augmenté.

Pour ces deux raisons nous produisons en ce moment nne plus grande quantité de viande avec des effectifs réduits.

Les mêmes faits s'observent en ce qui touche les animaux de l'espèce bovine.

On donne parfois au mot élevage un sens très étendu, et on qualifie ainsi d'une façon générale la production animale dans son ensemble, quel qne soit l'âge des sujets.

Nous renvoyons le lecteur au mot Production

AGRICOLE. D. ZOLLA.

ÉLÉVATEUR. (Commerce, ÉcoN. pout.) V. Magasins GÉNÉRAUX.

ELISAWETPOL. Ville de Russie, dans le Caucase, chef-lieu du gouvernement de même nom, situé sur la rivière Gangeatchaï. Distance de Saint-Pétersbourg, 2.816 verstes', de Tiflis, 181 verstes et de la station du chemin de fer Transcaucasien « Elisawetpol», D verstes. Pop. en 1897: 33.022 hab. La principale occupation des habitants est l'horticulture, la viticulture et la sériciculture; la production annuelle des vins est de 300.000 vedros*. Les industries d'Elisawetpol sont peu importantes; la valeur de la production des fabriques et usines ne dépasse

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