‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 170 sur 1134 · T8 IM · texte numérisé non relu

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lia

in

Saint-Nazaire . .

Cette

Bavonne

La'RocheUe

Brest

Cherbourg

Les principaux services de paquebots sont : A Dunkerque pour Hull et Newcastle (Angleterre), Bith (Ecosse), Rotterdam (Pays-Bas), Saint-Pétersanrg (Russie), etc. — A Calais pour Douvres Lngleterre), traversée de 1 heure. — A Boulogne îur Folkestone (Angleterre). — A Dieppe pour New-

laven (Angleterre). — Au Havre pour divers ports

l'Angleterre et pour Xew-York. — A Cherbourg )nr Pool (Angleterre). — A Granville, pour Saint-

lélier (Jersey). — A Saint-Malo pour l'Angleterre. A Saint-Nazaire pour la Vera-Cruz (Antilles),

fort-de-France (Martinique), Panama, Cayenne, Calornie, Amérique centrale. — A Bordeaux pour

lambourg, Angleterre, Rio-de-Janeiro, le Rio de la

plata. — A Bavonne pour Santander.

9* Législation indiistrielle et commerciale. — Toir les articles Actes de commerce, Commer- IXT, Trav.\il des femmes et des enfants dans

ES MANUFACTURES, CtC.)

10° Crédit et Banque. — Dans la circulation monnaie métallique a pour auxiliaires les ins- ^nments de crédit qui la représentent et qui ont en lité un rôle pins considérable qu'elle, mais qui ^ont eux-mêmes toute leur valeur qu'autant qu'ils posent sur elle et peuvent facilement s'échanger ontre elle. Les effets de commerce, les transferts valeurs mobilières, les r? rem en f5 sur les livres compte des banquiers servent à cet usage. Toutes grandes villes ont des banquiers et des snccurles des grands établissements de crédit dont le je est à Paris. — Parmi les établissements les is importants de ce genre sont le Crédit foncier. Crédit lyonnais, le Comptoir d'escompte, la •^iété générale, la Banque d'escompte, etc. La banque dTTrance^âle privilège exclusif de l'émission des billets de banque. Ses principales opérations eoûsistent dans l'escompte et l'encaissement des efietsde commerce, dans les avances eur titres et lingots, dans la garde des dépôts de valeurs mobilières, dans les dépôts en compte courant et dans les virements. Ses billets et son encaisse lui fournissent les sommes qu'elle prête et dont la créance est représentée par son portefeuille et par ses avances; elle est débitrice, d'autre part, des dépôts qu'elle ceçoit. Voici, de dix en dix ans, les chiffres de l'escompte, de la circulation et de l'encaisse qui caractérisent l'activité de la Banque. (Voir, pour le reste, l'article Ba.nque de France.)

FRANCE

Millions d.> fraiir»

^nnées

Escompte des

Circulation des

Encaisse

effets de commerce billets de banque

métallique

et du Trésor

Moyenne de l'année

11* Monnaies, Poids

et Mesures. —

La loi da

7 germinal an XI (28 mars 1803) a constitué la monnaie française sur les principes établis par des lois antérieures (18 germinal an III, et 28 thermidor an III). Elle a été modifiée par la loi du 6 mai 1852 qui a constitué la monnaie de cuivre actuelle, par la loi du 25 mai 1864 qui a créé la monnaie divisionnaire d'argent actuellement en usage et par la loi du

5 août 1876 qui a suspendu la frappe des monnaie» d'argent. Le franc est l'unité de compte. Les pièces de cuivre sont de 1, 2, 5, et 10 centimes : elles pèsent 1 gramme par centime; le débiteur ne peut obliger son créancier a en recevoir pour une somme supérieure à 5 fr. dans chaque payement. Les pièces divisionnaires en argent, Ofr.25, Ofr.50, 1 fr. et 2 fr., sont frappées au titre de 835/1000 de fin : le débiteur ne peut en faire accepter à son créancier pour nnfr somme supérieure à 50 fr.. La pièce de 5 fr., frappée à 900/1000, a plein pouvoir libératoire. Les monnaie» d'or, qui sont frappées au titre de 900/ 1000 et dont la frappe est entièrement libre, se composent principalement de pièces de 10 et de 20 fr.: il y a aussi des pièces de 5, de 50 et de 100 fr. La pièce de 20 fr. pèse

6 gr. 45 et contient 5 gr. 85 d'or fin. Depuis la première République il a été frappé 5.324 millions 1/2 en argent et 8.871 millions en or. On évalue approximativement à 8 milliards la valeur totale des monnaies circulant en France. La France est unie par une convention monétaire (la première convention date du 23 décembre 18fô) avec la Belgique, la Suisse, l'Italie et la Grèce.

Le système des poids et mesures de la France est fondé sur le mètre et les divisions sont établies d'après le calcul décimal. Le mètre, adopté comme représentant la 10.000.000' partie du quart du méridien terrestre, d'après un calcul qui a été fait vers la fin du XVIII' siècle et qui a été rectifié par des calculs plus récents, est en réalité une longueur conforme au type déposé au Conservatoire des Arts et Métiers on aux Archives. Le mètre se subdivise en décimètres, centimètres, millimètres. Le kilomètre, unité de mesure itinéraire, vaut 1.000 mètres. La marine continue à se servir du mille marin (1/60 de degré du méridien), qui vaut 1.852 mètres.

Les principales unités de surface sont le mètre carré, l'are (= 100 mètres carrés), l'hectare (=^10.000 mètres carrés), mesure ordinal re des superficies agricoles, le kilomètre carré {= 100 hectares). — Les unités de capacité ou de volume sont le litre (= I décimètre cube), l'hectolitre { = 100 litres), le mètre cube on stère ( = 10 hectolitres). L'unité fondamentale de poids est le gramme (^ le poids d'un centimètre cube d'eau distillée, à son maximum de densité, soit 4" centigrades) ; les autres unités employées sont le kilogramme (=1.000 gr.), le quintal (=100kilog.), la tonne (= 10 qx).

12" Commerce intérieur. — Il est impossible de calculer le montant du commerce intérieur, qui comprend tous les échanges faits entre personnes résidant en France et qui formerait, si on avait les éléments du calcul, des centaines de milliards. On peut se faire une idée vague de l'importance relative des places de commerce par les opérations de la Banque de France et de ses succursales :

Montant total des opérations en 1891

FRA>CE

Paris (Banq. centrale)?. 401

Lyon 8(>8

Marseille 6!)!)

Bordeaux (J49

Lille 455

Le Havre 3Gi

Roul)aix-T()urcoing.. . 320

Nantes 217

Bouen 1!)8

Val(!iicieniies 17'.t

Toulouse 170

Nancy 136

Reims., 150

Saint-Etienne 130

Angers 108

Dijon 109

Saint-Quentin 100

Amiens 93

Montpellier 92

Angoulême 92

13" Comm"roe extérieur. — Le commerce extérieur de la France qui, autant qu'on en peut juger d'après des documents très imparfaits, paraît avoir plus que doublé depuis l'avènement de Louis XV jusqu'en 1789, était d'environ 1 milliard de livres tournois à cette dernière époque. Il diminua beaucoup pendant la période révolutionnaire ; il se releva sons le premier Empire jusqu'à 930 millions en 1806, mais retomba jusqu'à o80 millions en 1814, sous l'influence du blocus continental. Sous la Restauj ration il reprit son essor et atteignit 1.120 millions en 182G. Depuis 1827 la statistique annuelle du commerce extérieur a été régulièrement publiée. En

voici les résultats (Tableau n" 1) : ^

Tadlk.vu n* 1

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