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Le minerai de fer est abondant, surtout en Lorraine, où l'industrie métallurgigue tend de plus en plus à se concentrer depuis vingt-cinq ans. Les groupes du Nord, d'Alais et sud-est, du Creusot et
Centre viennent en .seconde ligne. La production a augmenté de la manière suivante :
.\nnée«
Production (par milliers de tonnes)
Fonte Fer Acier
6° Industrie. — Les usines métallurgiques sont établies en général près des houillères on des minières de fer, des ports on des grandes villes : exemples : le Creusot, Lille, Saint-Ouen, Rouen, le Havre; les fabriques de produits chimiques obéissent aux mêmes influences : Paris, Lille, .Marseille, Alais, Varangeville. Les fabriques de machines agricoles se trouvent surtout dans les régions de riche culture, ainsi que la meunerie (et dans les ports). Les fabriques d'outillage pour l'industrie textile, dans le voisinage de» centres de tissage. Ces centres forment sept groupes principaux : celui de l'Est avec Belfort et toute la région des Vosges qui tisse surtout le coton ; celai du Nord avec Lille, Roubaix, Saint-Quentin, qni tisse le coton, le lin, la laine; celui de Normandie avec Rouen, Elbeuf, Fiers, etc., qui tisse le coton et la laine ; celui de Reims et Sedan, qui tisse la laine; celui de Lyon et Saint-Étienne, qui tisse la soie ; celui du Languedoc, qui tisse la soie ; celui du Centre avec Limoges, etc., qui tisse la laine. Beaucoup d'industries de luxe ont leur centre principal à Paris, qui est le grand foyer de l'activité industrielle et surtout de la petite industrie en France. D'une manière générale, dans toute la région du nord et du nord-ouest (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Seine-Inférieure, Eure, Seine-et-Oise, Seineet-Marne, Seine, Meuse, Ardennes, Marne) la grande industrie est développée ; elle l'est aussi dans la région du nord-est (Meurthe-et-Moselle, Vosges), dans la région du Rhône (Saône-et- Loire, Rhône, Loire, Isère, Ain, Ardèche, Gard, Bonches-du-Rhône) ; elle l'est, mais à un bien moindre degré, dans la région du sud-ouest (Haute-Garonne, Gironde) et quelqne peu dans le Bourbonnais et Nivernais.
7' Voies de communication. — Le système hydrographique de la France a de tout temps facilité les transports par eau. Les canaux construits depuis le XVII' siècle ont complété sous ce rapport l'œuvre de la nature. Il y a 8.832 kil. de cours d'eau, lacs ou étangs navigables (dont 6.630 ont été utilisés en 1897) et 4.930 kil. de canaux (dont 4.851 ont été utilisés). Sur ces 13.762 kil. utilisés, 11.617 sont exploités par l'État et 747 sont concédés; sur plus de 5.000 kil. peuvent naviguer des bateaux calant 1 m. 80. Le tonnage kilométrique, c'est-à-dire le nombre de tonnes multiplié par le nombre de kil. qu'elles ont parcourus, a été, en 1896, de 1.491 millions, dont 1.7^ sur les cours d'eau naturels et envion 2.460 sur les cananx. Cette navigation est en progrès, surtout depuis l'amélioration du mouillage et des écluses (loi du 5 août 1879) et la gratuité (loi de 1882). Le tonnage kilométrique était de 1.448 millions en 1870, de 2.007 en 1880, de 3.216 en 1890.
Les routes nationales avaient en 4895 une longueur de 38.115 kil.: les routes départementales, en 1894,.
FRANCE
FRANCE
30.826 kil. ; les chemins de graude communication 149.786 kil. ; les chemins d'intérêt commun 80.675 kil. ; les chemins vicinaux ordinaires à l'état de viabilité 265.736 kil. Les tramways avaient à la fin de l'année 1894 un développement total de 1.9o9 kil.; avec une recette brute totale de 50 millions; en 1895, 2.167 kil. et en 1896, 2.424.
Les chemins de fer datent en France de 1828. (Voy. Chemins de fer.)
Les chemins de fer d'intérêt général sont exploités par les grandes Compagnies, Nord, Est, Ouest, Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée, Midi, par l'État et par 18 petites Compagnies ou par des syndicats (quelques-uns des réseaux des petites Compagnies sont exploités par les grandes Compagnies). L'État exploite, outre son réseau, un certain nombre de lignes qui ne sont pas encore concédées. Les chemins industriels et divers, au nombre d'une quarantaine, appartiennent pour la plupart à des mines ou à des usines métallurgiques. Les chemins de fer d'intérêt local sont exploités (année 1895) par 70 Compagnies. Le tableau suivant donne, de dix en dix ans, les résultats généraux de la construction et de .l'exploitation :
Construction
Années Chemins de fer en exploitation Total général
d'int. gén. indust. d'int. local
en exploit, en constr.
ou à const.
Exploitation
des Chemins de fer d'intérêt général Années Voyageurs March. Produit kilom. p. milliers de fr.
p. millions P. V. ■, ___^^
p. millions
T. Recettes Dépenses Produit net
Dépenses de premier établissement
État au 31 déc. 1897
'Capital réalisé •
Chemins de fer d'int. gén. d'int. local Ensemble (millions de francs) en actions 1.336 96 1.632
en obligat. 11.770 131 11.901
Dépenses des Compagnies 11.108 Dépenses de l'État 4.480
Divers 205
Dépense totale 15.793
Dépense d'établissement en francs, par Ifilomètre : 429.728
La poste, le télégraphe et le téléphone transportent la pensée. Le progrès des services qu'ils rendent témoigne d'abord du progrès même de ces institutions, indirectement aussi du progrès de l'instruction et 4e la richesse. Voir le tableau ci-après.
8° Marine marchande et ports. — Le nombre total des bâtiments est à peu près stationnaire et le tonnage est môme en diminution. Mais il s'est pro-
Lettres (par millions)
Cartes postales , journaux, échantillons,imprimés, etc.(par millions)
Produit total (millions de fr.). . . .
Montant des mandats et bons de ])Oste(millions de francs)
Montant des effets de commerce recouvrés par la poste(millions de francs)
Dépêches (par millions)
Lignes ( millions de kilomètres)..
Montant des mandats télégr. de France pour l'étr.
et de 1 étr. pour France (par mill.
de fr.)
Téléphone ( produit en miUions de fr.)
duit deux changements importants : le tonnage des gros navires (800 tonneaux et plus) et celui des navires à vapeur ont à peu près quintuplé.
Années Nombre de Tonnage Sur le total des navires
navires (en milliers Navires de plus Navires à de tonnes) de 800 tonneaux vapeur
On distingue le cabotage et la navigation au long cours. Le cabotage, qui est la navigation d'un port de France à un autre port de France, se nomme petit cabotage lorsque les deux ports sont situés dans la même mer et grand cabotage quand ils sont situés l'un dans l'Océan et l'autre dans la Méditerranée. Il est réservé à la marine française.
Voici les résultats du cabotage :
Nombre de voyages accomplis
(Navires chargés et sur lest jusqu'en 1861 ; Navires chargés seulement depuis 1861)
PETIT CABOTAOR
GRAND CAllOTAOE
Océan
Méditerranée
de l'Océan à la Méditerr.
de la Médit, à l'Océan
Tonn.
Tonn.
Tonn.
Tonn.
Nav.
par milliers
Nav.
l)ar milliers
Nav.
par milliers
Nav.
par milliers
ii.œa
La navigation au long cours est celle qui se fait soit pour la grande pèche, soit avec les colonies françaises ou avec les pays étrangers.
FRANCE
Les ports qui occupaient les premiers rang^ en 18^ étaient :
Mouvement maritime commercial
• (exprimé en milliers de tonnes)
POKTS
par ordre