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GABON

FUS.VX OU FousAN. Principal port de Corée, à Textrémité S.-E. de cette presqu'île, sur le détroit de Corée et face au Japon, à env. lo heures de navigation de Nagasaki, par 3;3"6'6'' lat. N. et 126" 40' long. E. ; ouvert aux Japonais en 1876 et aux Européens en 1883, compte en 1897 env. 40.000 hab.,dont G.OOO Japonais, 77 Chinois et 2j occidentaux, 145 maisons de commerce japonaises et 22 chinoises. Chambre de commerce japonaise. (V. Corée.)

MOUVEMENT OOMMERCIAF,

yens yens

Import, de l'étranger i .937.000 2.706.244

— des ports indigènes. 198.673 416.773

Export 3.004.798 i).029.873

Recette des Douanes : en 1896 269.548 yens.

— — en 1897 428.461 —

XAVIG.^TION

Nav. Tonnes

Nav.

Tonnes

Vapeurs 331

Toiliers.

Jonques 527

FUSILS. V. Armes, Liège et Saint-Étienne.

FUSTKT. V. Matières colorantes, Su.mac.

FUT.viLLFS. Pour les matières premières, voy. Bois ; pour la fabrication, voy. Tonnellerie ; pour la contenance, voy. Barrique.

A la loi du 23 juin 18G6 sur les usages commerciaux, qui a fixé les règles à suivre à défaut de convention contraire, est annexé un tableau qui détermine, pour les vins, la contenance des futailles au minimum :

Futaille dite bordelaise 225 litres.

— pièce de Beaune 228 —

— raàconnaise 212 —

La loi de 1806 n'a rien réglé pour les cidres et poirés. Un amendement fixant à 14 hectolitres la contenance du tonneau de cidre ou de poiré, fut repoussé par le Corps législatif. Pour les huiles, la vente se fait aux 100 kilog. ; la tare est poids net; par exception, à Marseille, le vendeur conserve la futaille, sauf pour les huiles d'olive comestibles.

La contenance légale de la barrique bordelaise est, disons-nous, de 225 litres; par conséquent, celle du tonneau (4 barriques), de 900 litres; une tolérance de 2 °/„ est accordée sur cette contenance, quant à la futaille et non quant au liquide. En d'autres termes, le propriétaire qui livre le vin ne doit à son acheteur les frais dits « de grossissage » de la bar-

rique, que lorsque celle-ci contient moins de 220 litres, mais il doit le vin manquant entre 220 et 225 litres. Il ne doit que le liquide. La barrique de 220 à 225 litres est donc loyale et marchande et de contenance bordelaise.

Les dimensions de la barrique sont déterminées par une délibération de la Chambre de commerce de Bordeaux du 12 mai 1858 :

mètres

Longueur de la barrique 0,91

Circonférence extérieure à la tête... 1,90 Circonférence extérieure au bouge... 2,18

Longueur du peigne, au plus 0,07

Epaisseur de la fonçaille 0,016 à 118

Epaisseur des douves dans la partie

la plus faible au bouge 0,012 à 1 1 4

Les moyens déloyaux employés par les fraudeurs pour faire jauger faussement une barrique sont ceux qui suivent :

En fabriquant la barrique, on donne à celle-ci un bouge irrégulier, en accentuant le bouge à la douve de la bonde et aux deux contre-bondes ; en plaçant les douves les plus larges vis-à-vis la douve de la bonde et aux flancs ; en leur donnant moins de bouge qu'aux douves de la partie supérieure ; en creusant, au rognage de la barrique, plus profondément que les autres douves, celles qui doivent se trouver vis-à-vis la bonde ; en diminuant l'épaisseur de la douve qui porte le trou de bonde, à l'intérieur et autour de l'orifice. (Ce moyen s'emploie non seulement au moment de la fabrication de la barrique, mais encore après, lorsqu'elle est acbevée). Enfin, on laisse aux douves et aux fonds des épaisseurs de bois brut anormales, afin d'amoindrir la contenance de la barrique, et l'on rabote, au rognage, les douves du devant beaucoup plus que celles qui se placent vis-à-vis la bonde, ou doit appuyer la velte.

Dans le commerce des vins, le «demi-mnid» ne représente pas une mesure fixe, mais indique seulement un certain genre de récipients de contenance variable, de forme commode, très usités pour le transport des vins, et pour lesquels les Compagnies de chemins de fer font même aux expéditeurs des conditions particulièrement favorables. Ce mot indique si peu une mesure, que les marchés se traitent non pas à tant le demi-muid, mais à tant l'hectolitre, la contenance du demi-muid étant loin de se trouver constante ^ J. Desclozeaux,

Avocat à la Cour 'de Paris, Rédacteur au Moniteur vinicole.

1. Pour éviter, dans les tonneaux en bois, les pertes par évaporation, en même temps que les altérations par action de l'air, comme piqûre, casse, tourne, etc., qui se produisent si souvent en cours de route (voy. Déchets de nouTu), on conseille le paraflfinage à l'intérieur. Des essais très concluants ont été faits en Italie.

Pour nettoyer les tonneaux, M . le docteur P. Petit, professenr à la Faculté des sciences de Xancy, recommande le goudronnage intérieur, de préférence au nettoyage à la vapeur ou à l'eau bouillante.

GABÈS. Centre tunisien formé d'un ensemble de bourgs qui prennent de plus en plus d'importance : 126.000 liab. Nombreuses plantations de palmiers, figuiers, amandiers, orangers, vignes, champsd'orge : le tout profitant de l'eau, qui coule en abondance. Le port est d'un accès dilhcile, les navires devant rester ■an large ; cependant on a construit un appontement ;

de plus on va réunir Gabès par voie ferrée au réseau tunisien. Dans le port il est perçu Ofr. 50 par T. de marchandise embarquée ou débarquée ; le mouvement a été en 1898 de 1.580 navires jaugeant 437.100 t., et portant 32.269 T. de marchandises, entrées et sorties réunies.

G.VBOX. V. Congo français.

GAIXERIE

GALAXGA

GAGE. V. Nantissement.

GAGES. V. Salaires.

G.vï.vc ou Gayac (Bois de). V. Bois bxotiqces o'ébénisterie.

GAÏ.vcol. Le gaïacol se retire des créosotes de hêtre par distillation. Il existe deux variétés commerciales de gaïacol :

1* Le gaïacol chimiquement pur on gdiacol synthétique, qui se présente sous forme de cristaux Insibles à 32°, incolores lorsqu'ils viennent d'être préparés, mais se colorant en roux à la lumière. Soluble dans GO parties d'eau, il est miscible à l'alcool absolu et à la glycérine anhydre;

2" Le gaïacol ordinaire, produit liquide d'odeur agréable, mais de saveur désagréable, est un produit inférieur ; il est soluble dans la glycérine officinale, et d'autant plus soluble qu'il contient plus de créosote. Ce dernier produit est souvent falsiflé avec de la créosote.

Le gaïacol cristallisé est le seul produit qui devrait être employé en thérapeutique. C'est un antiseptique puissant qui se prescrit à l'intérieur sous forme de solution huileuse ou de vin à la dose de t à 2 gr. Appliqué sous forme de solution huileuse ou directement sur la peau, le gaïacol cristallisé a une action antithermique très prononcée.

Lorsque le gaïacol ordinaire est falsiQé par de la «réosote, on peut rechercher cette sophistication à l'aide de la réaction suivante. On dissout une partie du composé suspect dans 10 parties d'alcool à 90*, puis on ajoute à 4 cm. cubes de cette solution, 10 cm. cubes d'acide sulfurique. La créosote donne lieu aune coloration brune ou vert grisâtre ;\e gaïacol à une coloration rose ou rouge pourpre. B. J.

GAILLAC. Chef lieu d'arr. du Tarn, situé sur la rive droite du Tarn, par 43° 54' lat. N. et 0° 26' 24' long. 0. de Paris, à 693 kil. de Paris et 19 kil. 0. d'Albi. Pop. : 7.527 hab. en 1896. Fabriques de toiles dites 0 tiels », scieries mécaniques, verrerie, distillerie, minoterie, briqueterie. Commerce de vins estimés, de blés et de fruits. Agence de la Société Générale. Station du chemin de fer d'Orléans sur la • ligne d'Aurillac à Toulouse.

CAILLETTE, GAILLETERIE. On donne ce nom au charbon en gros morceaux, après triage. GAIXERIE. L'industrie de la gainerie a pour objet j la fabrication des gaines, écrins, fourreaux d'épées, I de sabres et de poignards, des boîtes, des portefenilles, etc. Elle utilise surtout le cuir mégis, le ; cuir factice, le cuir bouilli et le carton-cuir. L'outil ; principal de cette fabrication est un mandrin, le I pins ordinairement en bois de frêne, auquel on donne ; «xactement la forme de la cavité intérieure que doit remplir l'objet à protéger ou à garnie; le gainier possède donc tonte la série des mandrins correspondant aux formes courantes pour les divers objets à gaine. Pour les formes nouvelles ou spéciales, ils taillent eux-mêmes leur outil, qu'ils terminent à la lime, polissent à la pierre ponce et frottent enfin de poudre de savon ou de talc pour faciliter le travail et prévenir les adhérences de la matière employée, étoile, cuir, chagrin, galuchat, requin de Chine", etc. Les écrins, fourreaux, porte-feuilles, sont souvent ornés de dorures au fer.

Jusqu'à la Révolution, il fallut, pour devenir maître gainier, faire un apprentissage de six ans et exécuter le chef-d'œuvre, dont cependant les fils de

maîtres étaient exempts s'ils avaient accompli six ans d'apprentissage ailleurs que chez leur père.

Les gainiers faisaient autre chose que des gaines. Ils fabriquaient, par exemple, quantité de bonteilles et d'étuis en cuir bouilli. Ils gaufraient, poinçonnaient, doraient au petit fer, couvraient d'armoiries et d'emblèmes les objets de leur fabrication, auxquels ils donnaient les formes les plus variées : on leur doit un nombre incalculable d'oeuvres d'art.

Les salaires des gainiers sont à Paris de 7 fr. .'iO pour 10 heures de travail (1898); ceux des gainières, de 4 fr. Les salaires sont différents et variables pour certaines fabrications très courantes dont les gainiers et fabricants de fourreaux font une importante production : meubles en ébénisterie pour orfèvrerie et objets précieux, boîtes de ville et de voyage, marmottes pour courtiers, petits nécessaires pour dames, socles pour bronze, étalages de fantaisie garnis de velours ou de peluche, petits cadres, coffres à argenterie, sacs, étuis et boîtes pour instruments de musique, médaillers, etc. Certains fabricants ont une spécialité d'étuis souples avec fermoirs à boules en peau de daim, dont la coutellerie fait une grande consommation. D'autres fabriquent spécialement les étuis pour jumelles de théâtre et les écrins pour pendules de voyage. D'autres enfin ont la spécialité des gaines-étuis en maroquinerie, tandis qu'un petit nombre se limite aux coffres d'ébénisterie pour orfèvrerie, porcelaines, brosserie, bronzes, socles, etc.

La gainerie proprement dite (comprenant les garnisseurs de nécessaires et les garnisseurs d'étuis; occupe à Paris une population active totale (1896) de 1.429 personnes (1.127 du sexe masculin) réparties dans 222 établissements, dont 5 avec 21 à 50 ouvriers et employés et 12 de 10 à 20. On y comptait 139 ouvriers et ouvrières à façon ou petits patrons travaillant seuls, dont 34 femmes.

La banlieue de Paris possède 11 établissements occupant 108 personnes, dont 65 hommes : Seine-et- Oise, 12 garnisseurs-gainiers ; dans les autres départements, quelques ouvriers à façon vivent de réparations.

Les statistiques des Douanes classent les articles de gainerie dans la maroquinerie. C. X.

GaÏt.ax. Sorte de passementerie de fabrication bulgare.

GALAM (Beurre de). Appelé aussi beurre de Bambouc, de Bambara ou de Shea : il est extrait des graines du Bassia Parkii, plante qui croît dans l'intérieur de l'Afrique, à l'E. du Sénégal. Les forêts du Ségou et du Macina peuvent produire ces graines en quantité presque illimitée, et le beurre qu'on fabrique avec elles fait l'objet d'un commerce important dans le bas Niçer. G. Dcmoxt.

GALAXGA. (Syn. : Angl. : Galongal. — AUem. : Galgant. — Russe : Kalgant. — Ital. et Espagn. : Galanga.) Racine de deux plantes employées dans la droguerie : le Kampferia G. et le Maranta G., de la famille des Amomées et originaires des Indes Orientales, d'où elles ont été transportées aux Antilles et dans l'Amérique du Sud. Cette racine est un rhizome on tubercule arrondi ou allongé, féculent et aromatique, ayant une odeur et une saveur analogues à celles du gingembre, quoique moins prononcées. On l'emploie, sous le nom de grand G. ou de petit G. ou G. officinal, comme stimulant dans la médecine humaine et l'art vétérinaire.

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