DES FRUITS FRAIS ET SECS
Voici, pour compléter les données ci-dessns, la statistique générale des importations en France et
FUERTEVEXTLRA
FLMISTEHIE
exportations de France (C. S.) des fruits de table, Irais, secs, tapés on conservés, pour les années 1897 et 18^ (en milliers de kilog. et de francs) :
IMPORTATIONS EX KR.VXCE
D'AIirèrie
— /^!i" îrnnche
— 1 1 . jupe
j— An;;leterrel
— Indes anglaises
— Autriche-Hongrie
— Belgique
— Kgypte
— Espagne (avec Canaries
et Baléares) :
IruitS) j distiller
— urece ^ j distiller.
— Italie
— Portugal
— Roumanie
Quant. Valeurs
l.WJ.l
Quant. Valeurs
1. C'est par l'Angleterre que nous viennent presque tous les fruits, frais on conserves, des États-Unis et de l'Amérique Centrale. •
EXPORT.\TIO.NS DE KR.WCE
En Algérie
— Zone franche
— Tunisie
— Allemagne
— .\ngleierre
— (marrons et
châtaignes).
— -Australie et Océanie
— Indes anglaises.
— Canada
— -Autriche
— Belgique'
— Brésil
— Colombie
— Danemark
— Egypte
— États-Unis
— Guatemala
— Italie
— Mexique
— Norvfue
— Indes hollandaises
— République Ai^ntine..
— Russie
— Suéde
— Suisse
— Uruguay-
— Venezuela
Quant. Valeurs
Quant. Valeu
l.Ote.4
1. C'est par la Belgique que passent en grande partie nos exportations à destination de l'-VUemagne et de l'Euroiie Septentrionale.
FrClISINE. V. M.\T1ÈRES COLORANTES.
FUCUS. Genre de plantes marines, de la classe des Algues, qui fournissent par incinération de la potasse et de la soude en abondance. La médecine s'en sert, comme des autres algues, pour le traitement des maladies scrof uleuses, en raison de l'iode qu'elles contiennent.
FUERTEVKXTUR.V. Une des îles principales qui forment l'archipel des Canaries; la localité la plus importante est située sur le bord de la baie des Cabras, dont elle a pris le nom, Puerto de Cabras (iat. N. 28*29'; long. 0.16- 11' 54'). Excellents mouillages, qui en font un port fréquenté, en relations suivies avec ceux de Séville et de Barcelone. Produit des céréales, de la cochenille; on y trouve des car-
rières de plâtre, de la chaux, de la sonde. Grandes pêcheries. A. B.
FULMI-COTOX. V. Poudres.
FULMIX.VTE DE -MERCURE. (V. A.MORCES, CAP- SULES, C.VRTOUCHE, Dynamite, Explosifs.) Combinaison de protoxyde de mercure et d'acide fulminique, qui se décompose avec flamme et explosion, soit par le choc, soit par la chaleur à 188', soit même par le frottement entre deux plaques de bois ou entre le fer et le marbre eu le bois.
FUM.^GE. V. Conserves allmentaires.
FUM.VY. .\rdoisières. (V. .\rdoise.)
FUMETERRE. Plante annuelle de la famille des Fumariacées, dont tontes les parties ont une savenr amère, qui augmente par la dessiccation. Elle entre dans la confection de ce qu'on appelle le « suc d'herbes dépnratif », avec la chicorée, la bourrache et le cerfeuil. (V. Espèces médicinales.)
FUMIER. V. Engrais.
FUMISTERIE. IV. CHEMINÉES et Appareils de CHAUFFAGE). Le fumistc est celui qui installe les divers appareils de chauffage d'un édiflce ou d'une maison. Mais le maçon a dû précéder le fumiste pour préparer la maison, par des dispositions particulières, à recevoir ces appareils. C'est le maçon en effet qui ménage, dans l'épaisseur des mnrs, les tuyaux des cheminées futures et autres accessoires.
Les ouvriers fumistes construisent les àtres, posent les rideaux de cheminée et les tuyaux, placent les grilles, ramonent, etc. Leurs principaux outils sont : le marteau-hachette (avec lequel ils taillent surtout la brique), la truelle, un petit râteau à main, une échelle et des cordes. Beaucoup d'ouvriers fumistes de Paris sont des Italiens. Un petit ouvrier fumiste, à Paris, gagne 4 fr. par jour pour commencer, mais peut progresser jusqu'à 8 fr., selon ses qualités.
Les conduites de fumée et tuyaux de cheminée se faisaient autrefois en plâtre pigeonne et en forme de coffre, .aujourd'hui, on les fait en briques ordinaires ou moulées ou en poteries, quelquefois en tôle on en fonte. .
L'établisst^ment des conduites de fumée dans l'épaisseur des murs mitoyens, interdit par les anciens règlements, a été toléré pourtant, car il est d'usage, lorsqu'un propriétaire mitoyen surélève un mur, qu'il coutinue les conduites engagées desservant les cheminées de son voisin ; an contraire, celles adossées sont continuées par l'antre propriétaire.
Les briques circulaires Gourlier, cintrées sur une ou plusieurs de leurs faces, et qui affectent diverses formes, sont très employées pour construire les tuyaux de cheminée. Les wagons, briques creuses à section carrée ou rectangulaire, sont encore plus répandus : ils sont posés lorsqu'on monte les murs et s'emboitent les uns dans les autres. Pour les tuyanx adossés aux murs, on fait usage de poteries de section cylindrique, carrée ou rectangulaire, appelées boisseaux, s'emboîtant aussi les unes dans les autres.
Les briques cintrées Gourlier, compris endnit intérieur, en mur de 0 m. 40 à 0 m. 50 d'épaisseur, valent de 10 à 11 fr. 50 le mètre linéaire. Les boisseaux rectangulaires de 0 m. 13 à 0 m. 30 valent 3 fr. 80 à 5 fr. 75 le m. linéaire, compris la pose. Les wagons en terre cuite de 4 à 6 cm. d'épaisseur valent de 0 fr. 80 à 1 fr. 10 la pièce ; il en faut 6 par mètre.
FUMIVORE, FUMIVORITÉ
FUMIVORE, FUMIVORITÉ
La construction des cheminées à Paris est actuellement réglée par l'ordonnance de police du 1" septembre 1897 et l'arrêté préfectoral du 2o novembre 1897, qui ont abrogé les dispositions antérieures indiquées à l'article Cheminée.
Désormais, l'établissement des foyers et des conduits de fumée dans les murs mitoyens et dans les murs séparatifs de deux maisons contiguës, ne pourra être autorisé que sous les conditions suivantes :
■1° Les languettes de contre-cœur au droit des foyers devront être en hriqties et avoir au minimum Om.22 d'épaisseur, sur une liauteur de 0in.8O et une largeur dépassant celle du foyer d'au moins 0 m. 22 de chaque côté ;
2° Les conduits de fumée devront être en briques aplat, droites ou cintrées et avoir an moins Om.lO d'épaisseur ;
3° Les murs mitoyens ou séparatifs ne pourront recevoir de poutres ni solives que lorsqu'ils seront entièrement pleins dans la partie verticale, au-dessous des scellements de ces solives ;
4° Les parties supérieures de ces murs constituant souche de clieminée porteront un couronnement en pierre devant servir de plate-forme et faisant saillie d'au moins Om.15 sur chaque face. Elles devront, en outre, être munies d'une main-courante en fer.
Il est permis d'établir des conduits de fumée dans l'inrieur des murs de refend sous la double condition :
1° Que ces murs auront une épaisseur de 0m.40, s'ils sont en moellons, ou de Om.37 s'ils sont en briqués, enduits compris;
2° Que les conduits de fumée seront en briques droites ou cintrées, ou en wagons de terre cuite.
(Pour plus de détails, voir l'ordonnance et l'arrêté de 1897.) Paul B.\rré.
FUMIVORE, FUMIVOUITÉ. Un appareil fumivore a pour but d'a-^surer la fumivorité d'un foyer, c'est-à-dire de détruire la fumée produite par la combustion. Cette fumée, très gênante, insupportable même s'il s'agit d'un foyer domestique dont la cheminée ne tire pas, est une cause reconnue d'insalubrité, quand il s'agit d'une agglomération de foyers industriels.
En ce qui concerne les foyers domestiques, la plupart laissent beaucoup à désirer au point de vue de la fumivorité, surtout dans les villes de province, et encore plus dans les campagnes. Nos architectes et nos fumistes n'ont pas les notions nécessaires pour assurer notre bien-être de ce côté : chauffage et ventilation ne sont pas leur affaire.
En ce qui concerne les foyers industriels, le résutat n'est pas meilleur en France. Un très grand nombre d'installations laissent beaucoup à désirer; il y aurait grand avantage pour les usiniers à les remanier profondément pour les établir suivant les règles techniques. Les grilles, les carneaux, les cheminées, n'ayaut ni les formes, ni les dimensions voulues, non seulement produisent de la fumée qui nuit au voisinage, mais laissent échapper de l'oxyde de carbone.
En Angleterre, on se préoccupe, depuis le XVP siècle, d'obtenir des industriels qu'ils brûlent leur fumée; depuis 1853, date du Smoke miisance abatment Act, confirmé eu 1891 par un Act nouveau, des améliorations de plus en plus grandes ont été obtenues.
En France, nous avons d'abord les ordonnances de 1810, 1815, 1843, 1848, plus récemment l'ordonnance du préfet de police du H novembre 1854, encore en vigueur, puis une instruction du 27 avril 18o5, émanant du Conseil d'hygiène et de salubrité du département de la Seine. M. Combes, inspecteur général
des mines, rédacteur de cette instruction, y afiirme qu'il n'est aucun des procédés de fumivorité inventés qui n'ait été appliqué et n'ait donné des résultats satisfaisants. « Peut-être trouvera-t-on que c'est un peu trop s'avancer,» dit M. Hirsch, ingénieur en chef des ponts et chaussées, dans un rapport rédigé en 1897, dont nous parlerons tout spécialement plu» loin.
Un décret du 30 avril 1880 sur les chaudières à vapeur ne comporte, intentionnellement, aucuneprescription relative à la fumée, sous prétexte que les inconvénients de la fumée ne sont pas particuliers aux chaudières et sont des dommages de droit commun. Ce dernier décret de 1880 remet donc la question de la fumivorité aux mains des magistrats, lesquels sont obligés d'avoir recours le plus souvent aux experts.
Depuis Papin, à la fin du XVII ' siècle, jusqu'à nos jours, le nombre des inventeurs d'appareils fumivores n'a cessé de croître, et l'on peut dire, avec M. l'ingénieur Briill, que la variété des dispositifs est telle, que tout ce qui est proposé aujourd'hui a été autrefois mis en œuvre, et que le délaissement où sont tombés les appareils et les dispositifs autrefois appliqués ne paraît pas dû à leur inefficacité, mais bien plutôt à la complication qu'ils apportaient dans la construction du fourneau, à la difficulté et à la dépense de leur service, de leur surveillance et de leur entretien.
Que se passe-t-il dans un foyer industriel, à liouille, qu'on allume? Le charbon frais se met à fumer, se distille, puis la fumée diminue progressivement aa fur et à mesure que la houille se transforme en coke, et cette fumée revient quand on jette de la liouille fraîclie sur du coke incandescent. On voit donc que, pour brûler la fumée d'un foyer, les carbures d'hydrogène produits de la distillation et tous les gaz combustibles en général, le dangereux oxyde de carbone spécialement, il faut les brasser dans un excès d'air, chaud autant que possible, et les faire passer sur le combustible incandescent, afin qu'ils s'enflamment et utilisent leur pouvoir calorifique.
On peut concevoir, maintenant, les principes de construction d'un fumivore, et nous pouvons entrer un peu dans le détail de la question, en résumant en quelques lignes le récent rapport très complet de M. Hirsch, à propos du Concours de la Ville de Paris pour la suppression des fumées produites par les chaudières des machines à vapeur. Ce concours fut institué en juin 1894, par le Conseil municipal. Un crédit de 17.000 fr. fut voté, une Commission fut nommée, dont M. Hirsch devint le rapporteur; c'est en octobre 1897 que cette Commission termina ses travaux.
Les expériences furent faites à l'usine municipale de JaVel. Le combustible était la briquette d'Anzia, dont la qualité est régulière et un peu fumeuse. Lesdonnées recueillies dans cliaque expérience étaient : 1° intensité des fumées, appréciée à la vue et notée méthodiquement et chronométriquement ; 2° rendement en vapeur du combustible; 3° circonstances de la marclie ; 4° diverses mesures et constatations.
Préalablement, on avait expérimenté régulièrement l'effet des grilles ordinaires à barreaux de l'usine de Javel. Ensuite, on installa successivement les appareils fumivores acceptés pour les essais, qui se firent tous dans les mêmes conditions, sur uu programme unique.
FUMIVORE, FLMIVOUITK
KLSAI.N
Disons tout d'abord, avec M. Hirscli, qu'en em- [1 ployant le foyer ordinaire, nn appareil bien établi, '' dans de bonnes proportions, et conduit par des mains habiles et soigneuses, une grille ordinaire à barreaux piMit utiliser de façon fort satisfaisante le combustible consommé, pourvu qu'il ne soit pas fumeux.
Ceci est à retenir : bonnes proportions, conduite intelligente du feu, combustible aussi peu fumeux que possible, et, en fait, il est beaucoup de cas, notamment îi Paris, où l'on peut employer du coke. On peut donc déjà exiger tout cela des industriels; il leur en coûtera nn peu plus cber, mais enfin une fumivorité sudisante sera obtenue.
110 projets ont été présentés à la Commission, dont "G français, 19 anglais, 4 allemands, 3 américains. Ces projets comportaient les méthodes différentes suivantes : 1° chargement mécanique et cornliiistion méthodique ; 2° injection supplémentaire air froid on chaud ; 3° injection de vapeur avec on SUIS addition d'air ; 4" brassage des flammes ou imbnstion des fumées; o" gazogènes et chauffage ■ 11 gaz ; 6° combustion de charbon préalablement réduit en poussière ; 7" lavage des fumées; 8° systèmes divers.
Sur les 110 projets présentés, 30 seulement furent ttenus par la commission, après examen des desins. Puis, visite fut faite des installations de ces ij derniers concurrents, et, finalement, 10 seulement furent jugés dignes de concourir. 2 sur ces 10 n'acceptèrent pas le programme d'expériences rédigé par la Commission. Il n'y eut donc que 8 concurrents iidmis sur 110 qui se présentèrent.
Le tableau suivant donne le résumé des résultats obtenus. Il n'y eut pas de premier prix :
MM. Xationalité lijitatioa ii sjsièae tétaapHse
Donneley Proclor '.
Hawley .
Dniac .'. .
Hinslin .
Orvis . . .
allemand anglais aaerieaii français
STstèae à »rille spéeiij» Te Système spécial
2* prix.
1" mention.
Système par injection de vapeur et d'air 2* mention.
Farcot . . — SrstéBe i hxm 4e hméi Pas it réeoapeise.
Wtgnei. . . — [apioi 4o thrbei n peossièrf
A peu .près en même temps que ces expériene<^s faisaient en France, d'autres avaient lien en Allemagne, de 1892 à 1894, et 7 concurrents, dont M. Donneley, primé n» 1 à Paris, se présentèrent. M. l'ingénieur en chef Schneider, qui présida à ce concours, termina son rapport en disant que les travaux de sa Commission devaient être considérés sealement comme une contribution à l'étude de la fnmivorité ; on devait souhaiter que les recherches continuassent, car il reste beaucoup à faire à ce «njet : « mais, ajoutait-il, une partie des appareils ->ayés sont presque arrivés à atteindre le but ». " Ces observations si sages, si prudentes de •1. Schneider, dit M. Hirsch, peuvent s'appliquer ■lus y rien changer, aux résultats du concours français actuel. »
-Notre Commission technique a constaté qu'en France les appareils fumivores ne sont que de très rares exceptions et sont employés à peu près uniquement sur les locomotives. Ce sont, là, des systèmes a jets de vapeur dans les foyers, le brassage des gaz avec introduction d'air supplémentaire (Tenbrink uo tamment), et, depuis quelque temps, les écrans et hottes en métal rejetant sur le charbon incandescent 1 air introduit par la porte du foyer
En Angleterre, dit M. Hirsch, les choses paraissent plus avancées qu'en FraBce. Un assez grand nombre d'établissements, et quelques-uns fort importants, sont munis d'appareils fumivores; le système le plus employé paraît être le chargement mécanique sous diverses formes, par exemple cellesde: 1» Proctor, primé à Paris, pousseurs alternatifs et barreaux mobiles ; 2» Bennis, projection du charbon par des palettes à ressorts ; 3" Vicaris, barreaux mobiles'.
C'est surtout à rinitiative des industriels français qu'il faut faire appel pour que les choses avancent aussi chez nous. Arthur Rlbi.x.
Ingénieur des Arts et Manufactiires.
FUXCH.VL. Ville maritime de l'île de Madère, située sur la côte méridionale, par 32" 14' lat. N. et 16" 39' 30' long. 0. deGreenwich. Pop. : env. 20.000 habitants en 1898. C'est la résidence des autorités civiles et militaires de Madère et le siège d'une agence consulaire de France. Son agréable climat y attire un nombre considérable d'étrangers.
Escale des paquebots qui vont d'Angleterre, de France, d'Allemagne et de Portugal à la Côte occidentale d'Afrique, au Cap, an Brésil et à la République Argentine. Le port reçoit environ 700 nav. par an. Import, de houille, blé, bois, tissus et objets fabriqués. Export, de vins, fruits, bestiaux, sucre. Le mouvement commercial atteint près de 20 millions de fr. Pour les droits de port, voy. l'Enquête sur la marine marchande. Les seuls entrepôts existantsà Funchal sont les magasins de la douane. Les ventes se font par traités; les cas litigieux sont jugés par les tribunaux du pays. Ces jugements entraînent une grande perte de temps et des frais énormes.
Généralement, on importe à Madère des articlesdits de Paris ; seulement les Français ne se font guère représenter dans le pays; les Allemands, imitant ces articles, fournissent le marché des produits de leurs fabriques, après les avoir ornés d'étiquettes et marques des maisons françaises.
Le vin de Madère se vend sur place de 600 à 3.000 fr. la pipe (d'une contenance de 400 1.) ; le sucre, 1 fr. le kilog., les bœufs, de 2;i0 à 300 fr. par tète.
FUS.VIX. Le bois de fusain, qui ressemble au buis de France, sert notamment à faire un charbon très employé dans le dessin, grâce à l'avantage qu'il offre de s'effacer aisément, sans laisser aucune trace. (V. Bois.)
1. On s'occnpe beaucoup en Allemagne J'une Inrention qui promet de résoudre plus complètement qu'il ne l'a été jusqu'ici le problème de la consommation des charbons bitumcux, sciure d« bois et autres combustibles de qualité intérieure, sans fumée et dansdes conditions eitrêmes d'économie.
Le procédé consiste à envoyer de l'air chaud légèrement comprimé à travers des barreaux creux placés à la partie inférieure du foyer au-dessous de la grille supportant le combustible . on produit ainsi un brassage qui assure une combustion régulière et parfaite. Le système est en service depuis septembre 189S, dans les ateliers de MM. Reissner, Wahl et C'«, fabricants de draps à Guben et, depuis décembre, dans un grand hôtel de Berlin, utilisant deux chaudières et un moteur à vapeur pour actionner une dyn.".mo qui fournit le courant nécessaire à l'éclairage, aux ascenseurs, etc.
Il convient de placer la chambre a air, non en avant du foyer, mais à l'arriére, là oii la chaleur est le plus intense et d'injecter l'air chand dans le foyer en sens inverse du tirage, c'est-à-direvers l'avant. Les barreaux creux sont en fonte et résistent très bien, grâce à la projection du courant d'air froid.
A Guben, l'adoption du système a permis de briller dans l«sfoyers du lignite an lieu de houille silésienne, d'où une économiede 137 fr. 50 )>ar semaine, indépendamment de la suppression de la suie et de la fumée.
Des essais fait par M. Durr, directeur de la grande manufacture de chandières, i Dusseldorf, et par M. Tembreg, ingénieur en chef du Gouvernement suédois, auraient donné d'excellents résultats.
GABES