OO t. de portée. Tout bâtiment mesurant 90 m
,uenr sur 11 m. 50 de largeur et n'ayant pas plus de
u». iiO de tirant d'eau peut passer l'écluse d'entrée du
mal et stteindre Gand sansancun obstacle pendant toute
année. Des installations de superstructure et d'outillage
'it été créées sur les quais des bassins ; les navires
•Qvent décharger directement du pont sur wagons de
'lemins de fer, sur camiois, sur étages on dans les caves
;nlrepôts, sur quai ouvert ou sous hangar. Voici les
imensions des bassins :
Longueur
Largeur
Superficie
Mètres
Mètres
M..cnrrés
Bassin du Commerce.
— aux Bois
— duTolhnis...
.Vvant-porl
ir des quais est de 4.405 m. et celle des talus
t l.SOO m. La surface des hangars-abris est
.. carres. L'entrepôt à 4 étages a 2.560 m. c.
Gand en communication avec Londres, Goole, Uull, Leitb, Liverpool, Manchester et Newcastle.
Navigation intérieure. — Le mouvement fluvial à l'entrée des docks et de l'avant- port, qui était en 1880 de 2.312 bateaux et 221.441 t., a été en 1898 de 4.752 bateaux jaugeant 376.668 t.
En 1897, 2.069 bateaux jaugeant 166.151 t. sont entrés par le canal de Terneuzen et 2.434 bateaux jaugeant 201.801 t. sont sortis par cette voie. A l'entrée et à la sortie de la ville par les eanx intérieures, il y a en 10.660 bateaux jaugeant 1.466.099 t. Des services réguliers de navigation fluviale mettent Gand en rapports avec Bruges, Anvers, -Malines, Louvain, Bruxelles et Rotterdam.
Chemins de fer. — Par les lignes de l'Etat, le mouvement des voyageurs a été en 1896 de 1.165.908 arrivées et 1.079.006 départs. Par la ligne du pays de Waes (Anvers- Gand). 249.148 arrivées et 234.337 départs; G and-Eeclo- Bruges, 175.334 et 168.264 ; Gand-Terneuzen, 67.036 et 70.481, soit en tout, par toutes les lignes, 1.657.470 arrivées et 1.572.108 départs.
Le mouvement des marchandises pour les différentes lignes a été de 752.816 T. à l'entrée et 463.443 T. à la sortie.
Les recettes des chemins de fer vicinaux ont été en 1896 :
Voyageurs Marchandises
et basages et produits divers.
Fr. Fr.
Gand-Somergem 63.063,80 24.321 ,(«
Gand- Suffelaer 37.004,35 10.039,00
Gand-Wetteren-Hamme. 83.680,03 20.336,15
Locis Sth.\uss.
GAXTERIE DE PEAU. Cette industrie remonte an moyen âge. Millau parait en être le berceau. C'est surtout depuis le commencement de ce siècle que l'usage des gants s'est répandu. Depuis 30 ans, leur production a grandi dans une proportion inespérée.
Les peaux d'agneau et de chevreau sont à peu près les seules employées à la fabrication des gants. Tout ce qui est vendu sous le nom de gants de Suède,
GANTERIE DE PEAU
castor, chamois, Tyrol, daim, chien est fabriqué avec ces deux sortes de peaux. C'est en mégissant la peau qu'on la rend propre à la fabrication des gants glacés. Annonay pour les peaux de clievreau, Saint- Junien pour les peaux d'agneau, sont à juste titre les deux villes les plus renommées pour la mégisserie, Saint-Junien notamment, pour la mégisserie des peaux d'agneau, possède une usine unique au monde.
Pour le gant de Suède ou emploie la peau mégissée, que l'on retourne réellement de manière à mettre dessus le côté de la chair, qui a été lissé par un ponçage à la meule.
Pour le gant de castor, Tyrol, daim, les peaux sont soumises à une préparation différente, connue sous le nom de chamoisage : Millau et Niort ont la spécialité de ce travail.
Autrefois la coupe des gants n'était soumise à aucune règle fixe; on déterminait à peu près exactement la largeur du gant, mais l'usage seul fixait la longueur des doigts, de sorte que deux ouvriers différents ne donnaient pas les mêmes dimensions aux gants qui avaient la même pointure. De là l'impossibilité de se ganter avec précision.
En 1835, Xavier Jouvin, par un système fort ingénieux de coupe et de mesures, est venu apporter la plus grande régularité dans la ganterie. Il a transformé entièrement la fabrication en y introduisant la coupe à l'emporte-pièce. De plus, il a classé les mains d'homme, de femme et d'enfant en diverses séries pour la longueur et la largeur, de manière à couper le gant avec la plus grande précision selon les dimensions de la main. Des échelles de proportion ont servi de base à un numérotage par lettres et par chiffres, qui est représenté par une collection de calibres de mains, de pouces, de fourchettes et d'enlevures. Cette invention tomba en 1850 dans le domaine public, et depuis elle s'est considérablement perfectionnée, tout en se simplifiant.
Disons en passant que des quantités de systèmes de fermeture ont été employés à diverses époques : le bouton ordinaire, nacre ou porcelaine, le bouton métal cousu ou rivé, les agrafes, lacets, œillets, tirettes, etc. Aucun n'a joui de la faveur du public comme le bouton-pression supprimant la boutonnière, inventé en 1886 par M. Raymond (de Grenoble) et appliqué depuis avec succès dans le monde entier.
La couture a été pendant très longtemps à peu près la seule chose laissant à désirer dans la ganterie. Ce n'est qu'en 1867, à l'Exposition de Paris, que la première machine à coudre les gants apparut. Depuis, des progrès énormes ont révolutionné l'industrie gantière.
La couture au petit peigne a été abandonnée et remplacée par la machine à coudre et à piquer au point de navette et au point de sellier.
Aujourd'hui, on fait des gants dans tous les pays du monde, mais la France a dans cette industrie une supériorité qui laisse loin derrière elle tous les autres pays. Elle le doit principalement h l'intelligence et au soin de ses fabricants et à l'habileté de ses ouvriers; on peut citer en France, comme principaux centres de production : Paris, Grenoble, Millau, Saint-Junien, Niort, Chaumont.
Paris fabrique les belles qualités en gants de toutes sortes ; les peaux mégissées qu'on y emploie sont fournies en grande partie par les mégisseries d' Annonay et de Saint-Junien : ses gants trouvent un débouché dans tous les pays de consommation.
— 303 — GANTERJE DE PEAU
Grenoble emploie généralement les peaux mégissées d'Annonay; on y fabrique des gants de chevreau de toutes qualités (glacé et Suède). Ils sont en majeure partie destinés à l'export. pour l'Angleterre et l'Amérique du Nord.
Millau produit les gants d'agneau de toutes qualités, les gants tannés. Grâce à une mégisserie spéciale, grâce aussi à l'excellence de ses ouvriers, la ganterie de Millau rivalise avantageusement avec les meilleures articles des autres centres de production. Ses débouchés sont très nombreux, tant à Paris que dans toute la France et dans l'Amérique du Nord, où plusieurs fabricants ont installé des comptoirs.
Saint-Junien produit des gants d'agneau de toute qualité qui se consomment en France.
Niort fabrique Te gant de castor ; le Tyrol, le daim et le chamois pour l'armée; Chaumont, le gant de chevreau de belle qualité, principalement destiné à l'export. ; enfin, dans toutes les grandes villes, quelques gantiers travaillent pour une partie de la consommation locale.
Les pays étrangers où la ganterie a quelque importance sont : en Angleterre : Londres, Worcester Leicester, Torrington ; en AutricJie : Vienne, Prague ; en Belgique: Bruxelles; en Italie : Turin, Milan, Naples ; en Russie: Saint-Pétersbourg, Moscou ; en Allemagne : Berlin, Postdam, Magdebourg, Breslau; aux États-Unis: Gloversville, Johnstown. Puis viennent le Luxembourg, le Portugal, l'Espagne, la Suède, qui possèdent quelques fabriques.
On peut évaluer à 100 millions de fr. l'importance de la production française en gants de peau, dont plus de la moitié est exportée principalement en Angleterre et aux États-Unis.
L'industrie de la ganterie occupe en France plus de 80.000 personnes. La France tient encore, nous l'avons déjà dit, le premier rang dans le commerce de la ganterie do peau; c'est à elle qu'on demande les gants de qualité supérieure et de fabrication soignée. Qui ne connaît le gant Jouvin, le gant Reynier, deux marques dont la réputation est universelle? Aussi les fabriques étrangères ne peuventelles lutter avec les fabriques françaises que sous la protection de droits excessifs. Certains pays ne parviennent à soutenir notre concurrence qu'en usurpant ouvertement les marques et les noms des fabricants français les plus renommés. Cet abus, contre lequel nous ne saurions trop protester, nous est d'autant plus nuisible que l'infériorité des produits étrangers ne peut que discréditer nos marques contrefaites.
L'export. des gants de peau français, qui était, de 1830 à 1840, de 200.000 kilog. en moyenne par année, a atteint 544.000 kilog. en 1896, chiffre auquel il faut ajouter la quantité assez considérable des gants qui sortent sans être déclarés en douane. A l'évaluation de 120 fr. le kilog. en moyenne, l'export. totale représente une valeur de plus de 70 million^.
En résumé, la ganterie de peau est une industrie tout à fait propre à la France, dont l'importance , grandit encore chaque année; par l'introduction de ! ses produits dans tous les pays connus, elle y favof» ! rise le commerce de tous les articles de mode et de : fantaisie. J. Lafon.
Président de la Chambre syndicale de la Ganterie. Commerce. — Nous donnons tout d'abord les moyennes ; décennales de 1867-76, 1877-86 el 1887-96, au C. S., en fr., ; pour les import., en kilog. et fr. pour les export. ;
GANTERIE DE PEAU
Exportations
GANTERIE DE TISSU
Valeurs
Importations Quant.
:iOI.C.M 2.-.i.806
ii.;.i2t; 2:19. :w5
4887-90 1 . Ii3.379 3(U).0iG
U sutistiqae douanière ne donne la qaanlité moyenne . Pimporl. qtie pour la période 1887-96, soit 59.873 dou- ■> de paires.
iir l'année 1898, nous relevons les chiffres qne voici,
r. S. (les quantités sont exprimées en douzaines de
•s à l'import., en kilog. nets à l'expert. ; les valeurs
'■'■ Qu.intitcs Valeurs
-mportalions 49.234 1.033.914
ixîortations 337.830 40.539.600
lis E. V. D. : à l'import., 21 fr. la douzaine de paires; ;. 1 ixport.. 120 fr. le kilog.
Nos principaux fournisseurs ont été, en 1898 : l'Anglet.Mpe (20.370 douzaines de paires), l'Italie (13.607), r.\lle- ,110 (12..)22).
s ,s principaux clients : r.\ngleterre (233.987 kilog.) et Ktats-Unis (91.471).
niaiies.— La Douane divise les gants de peau en denx iu,jses, au point de vue de la tarification : 1' les gants 4'agneau et de veau : 2° les gants de chevreau et de chevrette. Les droits portés au Tarif s'appliquent à la douzaine de paires. Les gants dits de « peau de chien » (peau 4e mouton du Cap) sont assimilés aux gants d'agneau, de même que ceux en peau de « mouton du Tyrol ».
1* Gants d'agneau ou de veau : simplement cousus, 1 fr. T. G.. 0 fr. 50 T. M. ; piqués, 1 fr. 50 T. G., 0 fr. 75 T. .M.— 2' Gants de chevreau ou de chevrette : simplement «ousus, 2 fr. T. G.. 1 fr. T. M.; piqués, 2 fr. 50 T. G., 1 fr. 25 T. M.
Les gants de peau avec adjonction de tissus ou de bonneterie sont imposés comme gants de peau selon l'espèce, s'ils sont fourrés en flanelle ou en bonneterie de coton: s'ils sont doublés intérieurement de bonneterie de soie ou 4e pelleterie, on de bonneterie de laine avec poignet ou manchette de laine, ou fourrés de laine ou de coton avec simple manchette en bonneterie d'astratan. Ils sont imjwsés comme ganterie de laine : s'ils ont une face en peau ■et une face en bonneterie de laine avec ou sans doublure «n coton ; s'ils sont en bonneterie de laine doublés de peau .sur les deux faces, poignet en bonneterie de laine: si, étant en bonneterie de laine, ils sont recouverts de peau jusqu'au poignet.
États-Unis. — L'import. des gants de peau, aux EtatsiUdIs, atteint un chiffre très considérable', dit presque •«lelnsivement au gant de dame, soit environ 33 millions de fr., en 1897. C'est surtout le gant [de peau glacé, à 4 boutons, qui est en faveur, dans la proportion de 95 '/,, les couleurs brun et cuir principalement. Le gant en peau •de mouton, dit de chamois blanc, est à peu près au même
1. Il résulte d'une communication publiée dans le littUetin men-
■ ''■f .îi> Il Chimbre de commerce française de New- York (no-
'i: ■ la fabrication de la ganterie de peau continue à faire
d • : .s aux États-Unis. Les fabricants, dans l'impos-
?; .ire aux demandes qui leur arrivent de tous côtés,
|u encore, en novembre, fournir que 80*,'. à peine des
vrables en juillet, août et septembre, acceptés depuis le
•»mcnt de l'année : la main-d'a?uvre féminine fait princi-
iemeul défaut, surtout pour la machine à piquer.
Le gant le plus en vogue est le amocha d, fait avec une peau que
* Américains savent seuls préparer parfaitement. Le prix des
ini de umocha» en i>oils (récolte nouvelle) est de 74 à 75 cents
l'ioce. au Ueu de 34 à 40 cenU en 1888 ; on prévoit qu'elles attein-
; 'ni 90 cents à 1 dollar en 1900, la production étant limitée à
million de peaux environ, sans possibilité actuelle d'augmenta-
. n, et la fabrication européenne absorbant depuis denx ans un
art de cette production.
(■'est sans doute à la raréfaction du <• mocha » qne le gant de
Suéde, qui s'en rapproche le plus, doit un retour de faveur, après
)i abandon presque complet en ces dernières années.
On parle de la prochaine constitution d'un trust de la ganterie,
lis lequel entreraient 14 des plus iinporUnts fabricants, au capital
15.000.000 de dollar?. Celte Société prétendrait iwuvoir faire,
:ci peu concurrence aux fabricants européens jusque sur les mar-
-hrs de Paris, de Londres et de Berlin.
prix qu'en Europe, environ 4 dol. la douzaine : on le fabrique surtout à Gloversville (État de -New-York). I>e T. d . (Dingley) est d'ailleurs moins défavorable à l'import. des gants de dames (qui ne payent que 3 dol., 2 dol. 25 et 1 dol. 75 la douzaine, tandis qiie les gants d'hommes payent 4 dol.). Un importe aux États-L'nis des quantités considérables de gants allemands, cousus à liroxelles.
Il y a une consommation assez importante de gants de soirée, mais ce n'est rien auprès de la consommation du gant commun, c Toute femme, d'après nu dicton américain, s'empresse d'acheter, dès qu'elle le peut, les trois objets suivants: une paire de bottines, un corset et une paire de gants. »
Il existe à New-York une vaste fabrique de gants, qoî emploie une fermeture ingénieuse, constituée par une espèce de lacet contournant de petits crochets semblables à des boutons. Cet établissement emploie, pendant la saison, jusqu'à 600 femmes et jeunes Dlles, travaillant de 8 heures 1/2 du matin à 5 heures 1/2 du soir. En dehors de la saison, les ouvrières travaillent tour à tour trois on quatre jours par semaine. Leur salaire moyen hebdomadaire est de 7 dol. pour une journée de 8 à 9 heures. Le travail étant payé à la pièce, certaines ne gagnent que de 3.50 à 4 dol., tandis qne les plus habiles se font jusqu'à 12 dol.
GANTERIE DE TISSU. Nous devons an gant de tissu les plus anciens vestiges, pour notre époque, de l'art du tricot. Selon Hermbst^dt, en effet, le pape Innocent IV fut enseveli en 1254 avec des gants tricotés en soie. Far quelles transformations successives le gant tricoté, réservé à ses débuts aux princes de l'Église, aux grands de la terre, aux nobles dames, est-il devenu un banal objet d'babillement, «ans mains » de tous, à la portée de toutes les bourses, nous ne le chercherons pas ; nous constaterons seulement, en passant, la grande concurrence que loi fît, à partir du XVI' siècle, le gant de peau, et nous arriverons de suite aux conditions actuelles de l'industrie de la ganterie de tissu en France.
Sur ce point, il nous est malheureusement facile de nous prononcer, en termes aussi laconiques que précis : la situation à ce jour est franchement précaire. Mais avant de produire les causes d'un tel état de choses, il convient tout au moins d'en faire la justification. Nous trouvons celle-ci écrite en toutes lettres dans les tableaux de nos import, et de nos export, de l'article.
Le tarif douanier en vigueur depuis 1892 a réservé en effet à la ganterie de tissu, considérée comme une branche de la bonneterie, un cadre et des chiffres spéciaux. Nous ferons figurer toutefois, dans le tableau que nous donnons ci-dessous de l'importation, les deux chapitres : Ganterie et Tissus en pièces, ces derniers étant pour leur quasi-totalité tirés d'Allemagne par nos fabricants, qui manquent dn matériel convenable pour les produire et qui les utilisent, en quasi-totalité aussi, pour la fabrication d'articles destinés à la consommation française. II n'en sera pas de même à l'exportation, où nous ne prendrons que les chiffres de la ganterie proprement dite, les seuls qui se rapportent à l'industrie de la ganterie de tissu. Sous bénéfice de c^itte observation, nous donnons ci-dessons les chiffres de la statistique douanière de 1892 à 1897 :
Ganterie Tissus en pièvcs Total
Coton 1892 26.394 Kgr. 23.196Kgr. 49.590 Kgr.
Laine 1892.
Soie 1892., 1893., 1895., 189G., 1897.,
GANTERIE DE TISSU — 308
Ganterie Tissus en pièces Total 7.953 Kgr. 14.008 Kgr. 21.961 Kgr.
GANTERIE DE TISSU