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EMPIERREMENT

très intense. En 1888, 23.981 personnes ont émigré : en 1891, 33.585 ; en 1892, 21.074 ; en 1893, 30.383; en 1894, 29.261 ; en 1895, 44.746, ce qui fait pour cette dernière année 8,70 émigrants par 100 hab. Les émigrants portugais se dirigent en grande majorité vers l'Afrique.

Il est, en dehors des pays européens que nous venons de citer, deux grands réservoirs de peuples, la Chiueet le Japon, qui envoient des émigrants en plusieurs points du globe. Aux îles Hawaï, par exemple, on acompte, en 1896, 24.407 Japonais contre 12.360 en 1890, et 21.616 Chinois en 1896 contre 15.301 en 1890. Les Chinois sont aussi en grand nombre, entre autres dans certaines régions de l'Asie russe et aux États-Unis, où l'on sait que des mesures ont été prises pour entraver leur venue.

II. Pays d'immigration. — Les États-Unis sont le pays du monde qui a le plus attiré les émigrants. On évalue à pins de 16.128.000 le nombre des immigrants d'Europe dans la grande République nordaméricaine de 1821 à 1895. De 1880 à 1890, l'immigration s'est élevée à 5.246.613 âmes ou à plus de ^ V. de l'immigration totale de 1820 à 1890. Avant 1870, les 3 4 des immigrants venaient de la Grande- Bretagne, de l'Allemagne, de la France, de la Scandinavie. En 1880, ces pays ne fournissaient pins que les 3/5 de l'immigration totale et seulement les 2 5 en 1896.Par contre, les pays du S. et de l'E. de l'Europe, r.\utriche- Hongrie, l'Italie, la Pologne et la Russie, qui, en 1869, fournissaient moins d'un centième de l'immigration totale aux États-Unis, en fournissaient nn dixième en 1880 et plus de la moitié en 1896. En 1898, on a compté 217.720 immigrants aux États-Unis, dont 38.021 provenant des îles anglaises, 17.072 d'Allemagne, 19.280 de Suède, Norvège et Danemark, 39.780 d'.Autriché-Hongrie, 58.60f3 Italiens, 29.801 Russes et 1.989 Français.

Les émigrants européens se sont dirigés aussi en grand nombre vers les pays de l'Amérique du Sud, notamment vers la République Argentine, le Brésil et l'Uruguay.

Pour la République Argentine, de 1857 à 1897, on acompte 1.032.702 immigrants italiens: 38.745 sont arrivés en 1897, 75.204 en 1896, 41.203 en 1895 et 37.699 en 1894; il y a en pour la même période 291. 064 Espagnols: dont"8.122 en 1894, 11.288 en 18^-et iSmi en 1896 : 153.371 Français, dont 2.107 en 1894, 2.448 en 1895, 3.486 en 1896 et 7.813 en 1897. Les antres pays sont moins richement représentés : on ne compteqûe32.223Anglais,27.366 Autrichiens, 25.019 Allemands, 23.686 Suisses et 18.566 Belges.

Au Brésil, l'immigration a subi en ces dernières années des variations assez profondes qu'explique la crise qu'a traversée ce pays. C'est ainsi qu'en 1891 il y a eu 216.659 immigrants, contre 86.213 en 189i, 123.926 en 1893, 63.294 en 1894 et 164.371 en 1895. Ces immigrants sont en majorité Italiens et Espagnols.

A côté de ces deux pays on peut citer encore l'Uruguay, où en 1873 le nombre des immigrants était de 243.391.

Pour les 5 années suivantes les arrivées et les départs ont donné les chiffres que voici :

Immigrants.. 9.5i3 11.873 9.138 10.505 9.140 Émigrants... 6.339 6.106 6..357 5.918 — Parmi les immigrants débarqués à Montevideo en 1897, 3.651 étaient Italiens, 2.552 Espagnols,

672 Brésiliens, 483 Français, 287 Allemands et 2£>

É.MISSIO\. (Valeurs mobilières.) Les valeurs mobilières sont offertes an public par voie d'émission, soit qu'elles soient mises en souscription publique dansdes conditions déterminées (gnichetsde banques on banquiers du Trésor, à des prix publiés à l'avance, à jour fixe), soit qu'elles soient vendues à la Bourse, à la suite d'une publication, d'un avis. On distingue les émissions publiques, les émissions par introduction, les émissions clandestines, faites sous le manteau. Pour tontes ces formes diverses, il faut de la publicité, mais la qualité de publicité varie : celle des émissions clandestines est faite dans certains organes spécialement destinés au petit public avide et crédule. Le législateur est intervenu pour réglementer les émissions, notamment en Allemagne par la loi de 1896 sur les Bourses. Un député de Lyon, M. Fleury-Ravarin, a élaboré un projet analogue, afin de fournir au public le moyen de se renseigner, grâce à une publicité obligatoire, sur la valeur intrinsèque des titres offerts. Toute émission devra comporter un prospectus détaillé, signé par les émetteurs et contenant les indications nécessaires pour que l'on puisse apprécier les valeurs des titres. Si le signataire responsable du prospectus a commis une faute grave, s'il a induit le public en erreur, il sera puni. Il nous semble que le droit commun, permettant des revendications civiles et des poursuites criminelles contre ceux qui ont lésé les tiers, est amplement suffisant. Les valeurs douteuses, pourvu que leur vente offre de gros bénéfices, trouveront toujours des patrons, an besoin des hommes de paille, pour signer les prospectus, même sons le régime de lois draconiennes spéciales : celles-ci écarteront les hommes respectables et compétents. On peut consulter sur cette question le rapport de M. jaer à la Chambre belge (23 novembre 1898), concernant le projet de loi sur les émissions publiques. A. Raffalovich.

E3LMEXTHAL. V. FROMAGES.

E.MPAILLAGE. V. Naturaliste.

E.MPEREUR-GUILLAUME (Canali. V. KiEL (Canal de).

EMPIERREMENT. L'empierrement des voies publiques est pratiqué à l'aide du porphyre de Voutré, de la meulière compacte, du caillou ou silex pyromaque: ces matériaux étant classés ici dans l'ordre de résistance.

L'empierrement des chaussées ou macadam est coûteux, produit la transformation des chaussées, pendant les grandes pluies, en véritables lacs de boue, et occasionne beaucoup de poussière en temps sec. Aussi, depuis 1861, Paris a-t-il vu transformer ses principales voies empierrées en chaussées mixtes comprenant une zone centrale d'empierrement et des revers pavés de chaque côté. Actuellement, la tendance est de substituer à ces systèmes le pavage en bois.

Les chaussées empierrées peuvent se constituer par une couche de cailloux de 0 m. 15, recouverte d'une autre couche de même épaisseur de meulière, quartz, porphyre, silex, etc. ; on répand ensuite du sable destiné à faire gangue, on arrose, puis l'on fait passer le rouleau compresseur jusqu'à prise complète. Le prix d'établissement est de 4 fr. 50 à 6 fr. par m. carré.

L'usure annuelle des voies empierrées varie de

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