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GUADELOUPE

mètre, reposant sur un sol artificiel solide, en béton, sable damé, etc.

Les grues mobiles sont : soit des grues montées sur trucks roulant sur des voies et pouvant même s'atteler à des trains de petite vitesse, soit des treuils en l'air, ou ponts roulants, circulant sur des |)outres placées à la partie supérieure du bâtiment, et qui peuvent, elles-mêmes, rouler dans une direction perpendiculaire à celle du mouvement du treuil. Les treuils roulants ont un très grand avantage : celui de ne pas encombrer, puisqu'ils sont surélevés, et aussi celui d'aller chercher la charge en un point quelconque des ateliers, magasins, etc., où ils sont installés. En fait de grues mobiles, il faut citer encore les grues Nepveu, inventées il y a une cinquantaine d'années et qu'on trouve encore dans nombre de halles à marchandises de gares un peu importantes. La partie supérieure de ces grues s'accroche à un pont roulant ; le corps de la grue est équilibré par un contrepoids et repose sur le sol par l'intermédiaire d'un galet. La manœuvre de la grue TVepveu se fait d'en bas, tandis que dans le treuil .roulant elle se fait d'en liaut.

Tous les types de grues ou de treuils sont actionnés à bras, ou à vapeur, ou par la pressiou de l'eau, ou électriquement. Ce dernier mode est le plus généralement employé aujourd'hui pour les appareils qu'il serait difficile de manœuvrer à bras, et dont l'action est fréquente. Il a sur la vapeur l'avantage de l'absence de chaudière. Il a sur les systèmes hydrauliques l'avantage de ne pas nécessiter une canalisation toujours délicate à installer, étant xlonné la haute pression de ;jO à GO atmosphères à Jaquelle il faut comprimer l'eau, pression qui tend à faire éclater les tuyaux et à faire fuir les joints. De plus, en hiver, il est quelquefois difficile d'em- ,pêcher la gelée, si la canalisation n'est pas suffisamment enterrée et protégée contre le froid. On trouve encore cependant beaucoup de grues actionnées par la pression de l'eau ; dans les ports, notamment, où -elles ont remplacé avec beaucoup de succès les grues à vapeur, dangereuses à cause du feu. Mais, depuis la découverte du transport de force par l'électricité, la supériorité très grande des grues et treuils électriques .en impose l'emploi dans toute installation nouvelle.

La puissance des grues croît tous les jours, avec les besoins de l'industrie. Dans les usines sidérur- .giques en particulier, où les masses à enlever ont .un poids de plus en plus considérable, on atteint et dépasse liJO T. Ce sont les treuils roulants, mus -électriquement, qui sont employés dans ces cas.

On appelle aussi grues, grues hydrauliques, les colonnes d'alimentation en eau des tenders, que l'on voit dans certaines gares à côté des fosses à piquer le feu. Ces colonnes ont un bras tournant terminé par un manche en toile que l'on introduit dans un 4es paniers du tender, celui qui se trouve le plus rapproché de la grue. Un robinet à la portée du chauffeur permet de régler l'introduction de l'eau. Certaines grues portent un réservoir à la partie supérieure de la colonne montante. Arthur Rubin,

Ingénieur des Arts et Manufactures.

GRUE ÉLECTRIQUE. Grue manœuvrée par un «lectromoteur qui touruQ sous l'action d'un courant électrique produit par une machine dynamo génératrice placée à une distance quelconque de l'appaireil de levage. G. D.

GRUM£ (Bois en). Le « bois en grume » est le

bois coupé qui a encore son écorce. On s'en sert généralement pour faire des meubles rustiques, des bosquets, de petites contructions champêtres.

GKUYKUE (P'romages de). V. Fromages.

GU.vi) ALA JAR A. Ville située au centre du Mexique, à 460 kil. N.O. de Mexico, par 21" 9' lat. N. et 10o° 22' 30" long. 0. de Paris. Pop. : 9o.000 hab. Le climat est sain : températures extrêmes, de —a" à -f- 29°, il pleut de juin à octobre. Nombreuses industries : fabriques de vêtements, poteries, sellerie de luxe. Hôtel des monnaies. Terminus d'un chemin de fer venant de Mexico; une autre voie est projetée sur Colima et le Pacifique.

GUADKLOcrE. L'une des petites Antilles appartenant à la France. Elle se compose de deux îles séparées par un bras de mer étroit : à l'O. la Guadeloupe proprement dite ou Basse-Terre (46 kil. du i\. au S. et 23 kil. de l'E. à l'O.) et la Grande-Terre (34 kil. du N. au S.) Elles sont comprises entre 15" 57'— 16» 31' lat. N. et 63» 32' ~ 64» 9' long. 0. de Paris.

Voici la superficie et la population de la Guadeloupe et de ses dépendances:

Guadeloupe..^ rlT'^Ji"^-- '^ ( bran de-Terre. .

.Marie-Cialante

La bésirade

Les Saintes

Petite-Terre

Saint-Barthélémy

Saint-Martin (partie française)

Totau.x 1.8C8

Le nombre des immigrants, venant de Pondichéry et de Calcutta, était au 31 df'cembre 1897 de 15.399, dont 13.363 placés sous le régime de la protection administrative. Les naissances ont été, en 1897, de 4.031 et les décès de 3.845.

La colonie est administrée par un gouverneur assisté d'un conseil privé consultatif et d'un conseil général. Elle est représentée au Parlement par nu sénateur et deux députés. Les recettes se sont élevées, en 1897, à 6.973.000 fr. et les dépenses à 5.882.000 fr. La dette publique atteint un million de fr. La ville principale de la colonie, Pointe-à-Pitre, a 17.000 hab. et uu bon port.

Le climat n'est pas malsain en général ; les fièvres paludéennes ne sévissent que sur quelques points du pays. La température moyenne est de 26» ; les plus grandes chaleurs ont lieu de juin à septembre. L'humidité est constante; les forêts l'entretiennent. Les ouragans sont parfois très violents.

La Basse-Terre est montueuse et d'origine volcanique ; point culminant : 1.484 m. Elle possède de nombreux cours d'eau. Les hauteurs de la Grande- Terre dépassent rarement 100 m. Les côtes sont entourées de récifs de coraux.

Les principales cultures et productions ont été les suivantes :

lerficic

Population

kil. c.

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